La Une | Mercredi 22 mai 2013 | Dernière mise à jour 21:48
Environnement

Bonn accueille une conférence climatique ardue

Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 15.05.2012

Les négociateurs de 170 pays sont réunis jusqu’au 25 mai à Bonn. Deux semaines pour tenter de maintenir, ce qui n'est pas gagné, le processus de négociations climatiques sur les rails. Avant Doha en décembre.

La crainte, c’est de ne pas avoir suffisamment de temps pour traiter des questions encore à résoudre, indique Franz Perrez, l'Ambassadeur suisse pour l'environnement.

La crainte, c’est de ne pas avoir suffisamment de temps pour traiter des questions encore à résoudre, indique Franz Perrez, l'Ambassadeur suisse pour l'environnement.

L'avis du CEO d'Unilever

Franz Perrez.

Liens

Articles en relation

Partager & Commenter

«Ce sont deux semaines importantes car, avec celle prévue en septembre, elles précèdent la prochaine réunion de la Conférence des parties. Ce sont trois semaines qu’il faut absolument mettre à profit pour avancer et envisager un pas en avant, en décembre à Doha.»

Et à ce stade, l’ambassadeur suisse pour l’environnement n’est pas d’un optimisme débordant. A Durban, en décembre dernier, les négociateurs avaient décroché le principe d’une feuille de route visant la signature d’un accord climatique international en 2015.

Mais le risque de retour en arrière sur l’acquis de Durban est bien réel. «Nous craignons notamment que l’organe qui doit s’occuper de l’après 2012 ne soit pas capable de se concentrer sur les questions ouvertes. Et qu’on doive rediscuter de sujets pour lesquelles une solution a déjà été trouvée. La crainte, c’est de ne pas avoir suffisamment de temps pour traiter des questions encore à résoudre »

Les doutes du Suisse portent notamment sur l’après 2020. «Il faudra voir si les pays émergents et en développement sont prêts à engager une discussion constructive pour le régime post 2020», observe Franz Perrez, un brin dubitatif.

Engagements pris

A Durban, Suisses et Européens avaient accepté de nouveaux engagements contraignants dans le cadre du protocole de Kyoto.

En échange, ils avaient obtenu que les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre (non soumis aux contraintes du Protocole de Kyoto) acceptent le principe d'un nouvel accord global. Un accord qui, cette fois, imposerait des objectifs de réduction pour tous les pays.

«Nous devons préserver les acquis de Durban, et aller de l'avant», a plaidé la commissaire européenne en charge du Climat Connie Hedegaard avant la conférence.

Phase de réflexion

Mais si le programme est chargé, «les attentes sont faibles», a confié à l’AFP Wendel Trio, directeur de l'ONG Climate Action Network Europe.

Selon lui, «des pays comme les Etats-Unis et l'Inde préfèrent s'en tenir à du brainstorming et ne pas s'engager dans la moindre négociation» sur la feuille de route pour 2015.

L'émissaire américain sur le climat, Todd Stern, a récemment souligné qu'il existait «un accord assez large pour que cette année soit consacrée à une sorte de phase de réflexion».

A ce jeu, les plus optimistes tablent sur l'adoption d'une feuille de route clairement balisée en fin d'année lors de la prochaine grande conférence, au Qatar.

(Newsnet)

Créé: 15.05.2012, 07h32

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment