Environnement
Bonn accueille une conférence climatique ardue
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 15.05.2012
L'avis du CEO d'Unilever
Franz Perrez.
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«Ce sont deux semaines importantes car, avec celle prévue en septembre, elles précèdent la prochaine réunion de la Conférence des parties. Ce sont trois semaines qu’il faut absolument mettre à profit pour avancer et envisager un pas en avant, en décembre à Doha.»
Et à ce stade, l’ambassadeur suisse pour l’environnement n’est pas d’un optimisme débordant. A Durban, en décembre dernier, les négociateurs avaient décroché le principe d’une feuille de route visant la signature d’un accord climatique international en 2015.
Mais le risque de retour en arrière sur l’acquis de Durban est bien réel. «Nous craignons notamment que l’organe qui doit s’occuper de l’après 2012 ne soit pas capable de se concentrer sur les questions ouvertes. Et qu’on doive rediscuter de sujets pour lesquelles une solution a déjà été trouvée. La crainte, c’est de ne pas avoir suffisamment de temps pour traiter des questions encore à résoudre »
Les doutes du Suisse portent notamment sur l’après 2020. «Il faudra voir si les pays émergents et en développement sont prêts à engager une discussion constructive pour le régime post 2020», observe Franz Perrez, un brin dubitatif.
Engagements pris
A Durban, Suisses et Européens avaient accepté de nouveaux engagements contraignants dans le cadre du protocole de Kyoto.
En échange, ils avaient obtenu que les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre (non soumis aux contraintes du Protocole de Kyoto) acceptent le principe d'un nouvel accord global. Un accord qui, cette fois, imposerait des objectifs de réduction pour tous les pays.
«Nous devons préserver les acquis de Durban, et aller de l'avant», a plaidé la commissaire européenne en charge du Climat Connie Hedegaard avant la conférence.
Phase de réflexion
Mais si le programme est chargé, «les attentes sont faibles», a confié à l’AFP Wendel Trio, directeur de l'ONG Climate Action Network Europe.
Selon lui, «des pays comme les Etats-Unis et l'Inde préfèrent s'en tenir à du brainstorming et ne pas s'engager dans la moindre négociation» sur la feuille de route pour 2015.
L'émissaire américain sur le climat, Todd Stern, a récemment souligné qu'il existait «un accord assez large pour que cette année soit consacrée à une sorte de phase de réflexion».
A ce jeu, les plus optimistes tablent sur l'adoption d'une feuille de route clairement balisée en fin d'année lors de la prochaine grande conférence, au Qatar.
(Newsnet)
Créé: 15.05.2012, 07h32
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