«Première dame»
Valérie Trierweiler occupe l’esprit des chefs du protocole
Par Jean-Claude Meier. Mis à jour le 09.05.2012 3 Commentaires
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A peine son compagnon François Hollande élu nouveau président des Français, Valérie Trierweiler a laissé entendre sur son compte twitter que les projecteurs médiatiques braqués sur sa personne ne l’enthousiasment guère. «Merci à mes consoeurs, confrères, de respecter notre vie et nos voisins. Merci de ne pas camper devant notre domicile. Merci de le comprendre», a-t-elle laissé entendre. Pas sûr du tout qu'elle soit réellement entendue.
S'il ne fait guère de doutes que les rédactions des magazines français, du type de celui pour lequel elle collaborait (Paris-Match) relateront, du moins dans un premier temps, ses moindres faits et gestes, le monde diplomatique s'interroge, pour sa part, sur la manière d'intégrer Valérie Trierweiler au protocole.
Chargé de ce dernier, le Quai d'Orsay devra assez vite établir la façon de faire figurer son nom sur les listes de la délégation française et autres bristols d'invitations entre les grands de ce monde, ainsi que le souligne Le Figaro.
La tâche est pour l'instant compliquée par le fait que la compagne de François Hollande, désignée habituellement sous l'appellation pratique mais non officielle de «Première dame de France» n'a pas encore fait connaître son choix. Et nul ne sait encore maintenant au Ministère des Affaires étrangères, dont le futur locataire issu du nouveau gouvernement ne sera désigné que la semaine prochaine, si Valérie Trierweiler envisage de participer aux déplacements qui attendent François dès son entrée en fonctions.
Toujours est-il que le Sommet du G8, qui se tiendra à Camp David (Etats-Unis) est fixé à l’agenda à la date du 18 mai, avant l'ouverture du Sommet de l'OTAN à Chicago.
Les temps changent
En matière de protocole, la libération des moeurs a fortement contribué à un assouplissement, particulièrement dans les pays anglo-saxons et dans le Nord de l'Europe. Certaines frasques intervenues au sein de plusieurs familles royales ont contribué à détendre l'atmosphère et simplifier la donne.
Le Royaume-Uni et d'autres monarchies acceptent aujourd'hui le statut non-marital. Les nombreux divorces intervenus dans les Cours européennes ont contribué à inciter ces dernières à ne pas être plus royalistes que le roi...
Comme le relève l'enquête du Figaro, «les Anglo-Saxons ont désormais un terme générique "spouse" (faux ami à traduire par "conjoint") pour nommer les accompagnateurs(trices) des chefs de délégation, qu'ils soient époux légitimes, concubins hétéro ou homosexuels. Bien que l'évolution des mœurs torture encore parfois les méninges des chancelleries, le pragmatisme l'emporte souvent».
Si le protocole s'est largement assoupli en Occident, certaines parties du monde sont encore très pointilleuses sur l'étiquette. C'est le cas de plusieurs pays musulmans qui refusent les honneurs protocolaires à des couples non-mariés. Le Vatican ne dit pas le contraire, là où une audience auprès du pape a toutes les chances d'être refusée à la compagne d'un chef d'Etat non-mariée ou divorcée. De même, par exemple au Japon, où la maison impériale est très à cheval sur les convenances.
Priorité à la bonne réputation
Mais ce qui compte le plus en matière d'accréditation parmi les grands de ce monde, c'est avant tout la réputation. A cet égard, il est de notoriété publique que l’organisation d’une réception d'un chef de gouvernement atypique, comme l'ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi, peut engendrer passablement de sueurs froides dans certaines chancelleries ou ambassades.
Pour ce qui est de la France en particulier, ce sont les visites d'Etat qui donnent le plus de fil à retordre. C'est là en tous cas à ces occasions que les fastes de la République se déploient avec le plus de pompe.
Interrogé par l'hebdomadaire Elle à propos d'un sujet qui risque de tarauder l’esprit des Français au fil du Quinquennat qui s'ouvre, à savoir un éventuel mariage, François Hollande avait donné la réponse suivante au magazine féminin alors qu'il n'était encore que candidat: «Ce n'est pas une chose qu'on fait sous prétexte qu'on devient président de la République. La décision nous appartient». (Newsnet)
Créé: 09.05.2012, 16h20
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3 Commentaires
Dans le monde occidental nous aurons des chefs d'état avec concubin(e) puis d'autres pacsés avec un partenaire du même sexe. Mais si on accepte celà alors on ne doit pas porter de jugement non plus sur un chef d'état qui aurait des escorts, ce serait hypocrite.Mais que va-t-il se passer avec les relations d'un dirigeant pacsé avec des pays de cultures plus traditionnelles (90% du monde)? Répondre
cela revient à Faites ce que je dis.... la marquise de pompadour avait son rang à la cour,,, mais on n'est plus à la cour , jusqu'à présent les épouses légitimes de nos présidents savaient rester humbles ,car c'est pour un Président que le peuple vote et non pour ses compagnes qui plus est illégitimes¨ Répondre
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