Prague
Les partis pirates sous un drapeau commun
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Les délégués du Parti pirate international (PPI) d'une vingtaine de pays, dont la Suisse, discutent d'un programme commun pour les prochaines élections européennes mais aussi d'une approche commune contre l'accord international sur la contrefaçon (Acta).
«La conférence de Prague doit être un premier pas pour lancer une campagne commune avant les élections européennes de 2014», a déclaré le vice-président du Parti pirate tchèque, Mikulas Ferjencik.
Quelque 200 délégués sont présents à la conférence du PPI, une organisation regroupant les Partis pirates du monde entier dont le premier fut le Piratpartiet suédois fondé en 2006.
Accès libre et égal à la culture
Prônant un accès libre et égal pour tous à la culture, la connaissance et l'information et appelant à une réforme profonde du droit d'auteur, le mouvement compte actuellement deux députés européens, les Suédois Amelia Andersdotter, présente à Prague, et Christian Engström.
«Il y a de nombreuses questions d'intégration importantes que nous devons discuter ici au niveau des Etats membres, non seulement dans la perspective des élections européennes, mais en général», a déclaré Mme Andersdotter.
Plusieurs ateliers sont organisés dans le cadre de la conférence de Prague qui se termine dimanche, afin de structurer une perspective européenne 2014 et organiser une campagne commune.
«Faire une politique crédible»
«Le mouvement pirate dans sa globalité vise à acquérir des sièges que ce soit au niveau communal, régional, gouvernemental et forcément aussi au niveau européen», a de son côté dit Pascal Gloor, vice-président du Parti pirate suisse.
Selon lui, il existe aujourd'hui une «jeunesse qui ne croit plus en la politique, qui ne croit plus dans ces politiciens en costard- cravate qui racontent un bla-bla après l'autre». «Le mouvement pirate est là pour combler cela, pour montrer qu'on peut faire une politique crédible», a affirmé le Bernois.
La conférence se penche également sur une approche commune face à l'Acta et la directive européenne sur la conservation des données (Data Retention Directive). «Nous ne sommes pas ici pour dicter aux gens mais pour leur dire: 'attention, l'accord Acta menace la liberté d'information mais aussi la liberté d'expression'», a dit M. Magnin.
Négocié entre l'UE, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Singapour, la Corée du Sud, le Maroc, le Mexique et la Suisse, l'Acta vise à lutter contre la contrefaçon au sens large jusqu'au téléchargement illégal sur l'internet. Les détracteurs de l'accord redoutent qu'il ne limite les libertés sur internet. (ats/Newsnet)
Créé: 14.04.2012, 19h04
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La rédaction
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