Syrie
Alep, toujours sous le feu de l'armée syrienne
Mis à jour le 29.07.2012 1 Commentaire
Procès d'un espion syrien en Allemagne
Un Syrien sera jugé pour l’espionnage d’opposants au régime de Bachar al-Assad en Allemagne, a indiqué le Parquet fédéral dimanche. Il a ainsi confirmé une information de l’hebdomadaire «Der Spiegel» indiquant que ce trentenaire, arrêté en février, était soupçonné de 35 cas d’espionnages.
L’homme travaillait depuis 2008 comme employé civil à l’ambassade syrienne à Berlin. Selon les enquêteurs, il livrait régulièrement des informations à un officier supérieur sur des opposants au régime de Damas, des associations ou des fondations basés en Allemagne.
Toujours selon l’hebdomadaire allemand, des proches de ces opposants ont été arrêtés en Syrie à la suite de la livraison de certaines de ces informations. Outre cet homme, un deuxième agent, un Germano-libanais âgé à l’époque de 47 ans, avait été arrêté en février.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, avait ensuite annoncé l’expulsion de quatre employés de l’ambassade de Syrie à Berlin, toujours dans le cadre de cette affaire. La police judiciaire allemande avait perquisitionné les domiciles des deux suspects et de six autres personnes soupçonnées d’avoir participé à ce réseau de surveillance des opposants.
Les combats à Alep
Galerie Photos
Articles en relation
- Déluge de feu sur le quartier rebelle à Alep
- Alep se prépare à un assaut décisif de l'armée
- Plusieurs quartiers d'Alep mitraillés par des hélicoptères
Partager & Commenter
Mots-clés
Les hélicoptères et l’artillerie de l’armée syrienne ont poursuivi dimanche le bombardement des positions rebelles à Alep, dont les forces de Bachar al-Assad veulent reprendre le contrôle. Ces combats suscitent l’inquiétude de la communauté internationale qui redoute un massacre dans la grande ville du nord de la Syrie.
Après une pause dans les combats samedi après-midi, des affrontements ont repris dimanche dans la deuxième ville du pays située à 355 km au nord de Damas. Les rebelles retranchés dans plusieurs quartiers disaient résister aux assauts de l’armée appuyée par des hélicoptères.
Des chars ont tenté de nouveau d’attaquer le quartier de Salaheddine, bastion rebelle, mais ont été repoussés par l’Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils armés, a déclaré Abou Hicham al-Halabi, un militant joint via Skype.
Un autre militant, Abou Alaa, a indiqué que les combats se concentraient autour de Salaheddine. Mais «des affrontements avaient aussi lieu à Bab al-Nasr et Bab al-Hadid», proches de la vieille ville d’Alep, classée au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.
Armes lourdes requises
Le chef du conseil militaire rebelle d’Alep a appelé l’Occident à instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus du nord de la Syrie. Il a accusé le régime de préparer «un massacre» dans cette ville.
Le Conseil national syrien (CNS), principale instance politique de l’opposition, a pour sa part réclamé des armes lourdes à la communauté internationale afin de «se défendre contre la machine à tuer» lancée par le régime de Damas contre les insurgés.
Le CNS a par ailleurs annoncé des discussions dans les prochaines semaines sur la constitution d’un gouvernement de transition. Un gouvernement qui pourrait compter des membres de l’équipe actuelle d’Assad, «ceux qui n’ont pas de sang sur les mains et qui ne sont pas corrompus».
Transition politique, une «illusion»
En visite à Téhéran, l’un des rares alliés de Damas, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a assuré que les rebelles seraient «sans aucun doute vaincus» par l’armée syrienne.
«Aujourd’hui, la Syrie est plus forte (...). En moins d’une semaine, ils (les rebelles) ont été vaincus à Damas. Ils se sont alors rendus à Alep, mais je peux vous assurer que, là aussi, ils vont échouer», a ajouté M. Moualem. Le ministre a aussi accusé «le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie et les pays étrangers» de soutenir les insurgés en leur fournissant des armes.
L’Iran, principal allié régional de Damas, a estimé qu’une transition politique planifiée en Syrie n’était qu’»une illusion».
«Penser naïvement et faussement qu’en cas de vide du pouvoir en Syrie (...), un autre gouvernement pourrait arriver au pouvoir, je crois que ce n’est qu’un rêve», a déclaré Ali Akbar Salehi, le ministre iranien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Téhéran avec son homologue syrien.
Inquiétudes internationales
Les dénonciations et les inquiétudes fusent de toutes parts. Le médiateur international pour la Syrie Kofi Annan s’est dit inquiet face à «la concentration de troupes et d’armes lourdes autour d’Alep». Dans un communiqué publié samedi soir, il a appelé les belligérants à travailler à une solution politique du conflit qui ensanglante le pays depuis seize mois.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elarabi, a dénoncé les «crimes de guerre» commis en Syrie, «notamment à Alep». Il a affirmé que les responsables auraient à rendre des comptes devant la justice internationale , rapporte l’agence de presse égyptienne Mena.
D’après l’OSDH, il y a eu samedi 26 morts à Alep et 190 en tout dans le pays. Des affrontements ont aussi été signalés samedi à Deraa, le berceau de la révolte dans le sud du pays, à Homs, dans le centre, et à Hama, ville où un soulèvement islamiste au début des années 1980 avait été écrasé dans le sang par le président Hafez al- Assad, le père de Bachar. (afp/Newsnet)
Créé: 29.07.2012, 13h03
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
1 Commentaire
C'est honteux, inondez n'importe quel pays avec des armes de guerre, rajoutez y quelques brigades internationales extrémistes et le cocktail de la guerre civil est prêt. Dites moi un peu qui est responsable de ce massacre et dans quel but ? Qu'on aime ou pas Bachar El Assad est une autre question et justifie en aucun cas la destruction d'un pays avec sa population. Répondre






Veuilliez attendre s'il vous plaît 


























