«Je veux juste récupérer le corps de mon frère»

Paix des mortsLe soldat israélien Oron Shaul aurait été tué en 2014 mais le Hamas refuse de rendre le corps. Sa famille s’est adressée à l’ONU.

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«Les démarches engagées à Genève le sont à titre humanitaire», prévient le diplomate israélien Yoel Mester qui accompagne Aviram Shaul, le frère d’un soldat israélien tombé dans une embuscade du Hamas il y a trois ans. Le 20 juillet 2014, le blindé à bord duquel circule Oron Shaul est détruit dans une attaque lancée depuis un quartier de Gaza-est. Six corps sans vie sont extraits des restes du véhicule. Il manque celui d’Oron Shaul. L’armée annonce aux parents que leur fils de 20 ans a bien été tué mais que sa dépouille est introuvable. Pour la famille du jeune garçon c’est le début du cauchemar.

Le Hamas qui prétend détenir le corps exige la libération de prisonniers. Le gouvernement refusant de céder au chantage, le groupe armé laisse entendre finalement, que le soldat n’est pas mort. Commence alors une guerre des nerfs dont Herzl Shaul, le père d’Oron Shaul, atteint d’un cancer, ne se remettra pas.

En 2016, le jour de l’anniversaire du soldat, le Hamas met en ligne un montage vidéo. On y découvre un homme qui s’agite, entravé sur une chaise, alors qu’on amène devant lui un gâteau d’anniversaire. Son visage n’apparaît pas. La vidéo s’achève avec l’entrée en scène de Benjamin Netanyahou grimé en clown. «Ne pas savoir ce qui est arrivé à quelqu’un que vous aimez. Imaginez la douleur que cela doit causer. Les familles ont le droit de savoir la vérité», a tweeté le président du CICR, Peter Maurer, à l’issue d’un entretien avec la famille.

A Genève, Aviram Shaul a également eu un entretien avec un représentant du Haut-commissariat aux droits de l’homme. «Mon frère était un homme de paix et de dialogue. Il aidait beaucoup à la maison parce que notre père était malade. Il était dispensé de service actif et n’appartenait pas à une unité d’élite. Il avait juste décidé de rejoindre ses camarades pour faire son devoir parce qu’il estimait que nous étions menacés», explique Aviram Shaul.

Si elles soutiennent la démarche engagée à Genève, les autorités israéliennes veillent à se tenir en retrait pour éviter toute politisation ou surenchère. La situation de détresse de la famille d’Oron Shaul est celle de n’importe quelle famille dans le monde qui serait confrontée à une situation identique, considèrent le CICR et l’ONU.

(TDG)

Créé: 31.01.2017, 18h16

Aviram Shaul, le frère d’un soldat israélien tombé dans une embuscade du Hamas il y a trois ans

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