Trump veut «annihiler» les djihadistes

Moyen-OrientL'administration américaine voudrait limiter au maximum le nombre de combattants étrangers de l'EI rentrant dans leur pays.

«En résumé, notre intention est que les combattants étrangers ne s'échappent pas», ou au moins que le nombre de ceux qui parviennent à fuir «soit très réduit», a déclaré Jim Mattis, le chef du Pentagone. (Photo d'archives)

«En résumé, notre intention est que les combattants étrangers ne s'échappent pas», ou au moins que le nombre de ceux qui parviennent à fuir «soit très réduit», a déclaré Jim Mattis, le chef du Pentagone. (Photo d'archives) Image: AFP

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L'administration Trump a ordonné une «campagne d'annihilation» des djihadistes en Irak et Syrie, pour limiter au maximum le nombre de combattants étrangers rentrant au pays, a indiqué vendredi le secrétaire américain la Défense Jim Mattis.

Cette «campagne d'annihilation» signifie notamment que les forces de la coalition désormais «encerclent» les positions de l'EI avant de les attaquer, pour que les djihadistes ne puissent pas fuir et se regrouper ailleurs, a expliqué le ministre de la Défense lors d'une conférence de presse au Pentagone.

«En résumé, notre intention est que les combattants étrangers ne s'échappent pas», ou au moins que le nombre de ceux qui parviennent à fuir «soit très réduit», a déclaré M. Mattis. «Les combattants étrangers sont une menace stratégique s'ils reviennent à Tunis, à Kuala Lumpur, à Paris, à Detroit ou ailleurs», a-t-il souligné.

Cette décision tactique d'encercler avant d'attaquer est l'une des deux initiatives prises par Donald Trump suite au plan d'accélération de la campagne contre l'EI qui lui a été remis fin février par le Pentagone, a indiqué le secrétaire à la Défense.

Tirer sur les fuyards

Selon Jim Mattis, l'autre décision du président Trump a été de déléguer beaucoup plus les décisions aux chefs militaires commandant les opérations, pour raccourcir les délais de décision.

L'administration Obama était accusée de faire du «micro-management» des opérations militaires, exerçant un contrôle sur des décisions opérationnelles que les militaires estimaient être de leur ressort.

La coalition contre l'EI a montré récemment qu'elle n'hésitait pas à tirer sur des djihadistes en fuite. La semaine dernière, elle a ainsi bombardé des combattants de l'EI qui venaient de remettre la ville et le barrage de Tabqa aux forces soutenues par la coalition menée par les Etats-Unis, les Forces démocratiques syriennes (FDS).

Ces djihadistes avaient obtenu des FDS de pouvoir s'enfuir après avoir remis leurs armes lourdes et démantelé leurs pièges explosifs. Mais la coalition internationale a bombardé ceux qui n'avaient pas pris la précaution de s'entourer de civils dans leur fuite. Ils «n'avaient pas noué d'accord avec nous» mais seulement avec les FDS, avait alors justifié un porte-parole de la coalition.

L'EI en recul

Selon Jim Mattis, l'EI a perdu 55% du territoire qu'il détenait en Irak et Syrie, et quatre millions de personnes ont été libérées de son joug. Sur une note séparée, le chef d'état-major inter-armées américain Joe Dunford a salué le bon fonctionnement de l'accord américano-russe pour éviter les incidents entre les forces des deux pays en Syrie.

«Je pense que les Russes tentent avec autant d'enthousiasme que nous» d'éviter les incidents, a-t-il dit. Il a laissé entendre que les Etats-Unis avaient fait des propositions à Moscou pour approfondir les échanges d'informations, sans donner de détails.

Le général Dunford vient d'être reconduit à son poste de plus haut gradé de l'armée américaine pour deux ans, a indiqué par ailleurs le Pentagone. (afp/nxp)

Créé: 20.05.2017, 00h57

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