Honduras
L'incendie de la prison serait accidentel
Articles en relation
Le rapport "préliminaire dont nous disposons" évoque "un accident (...) il écarte totalement qu'il y ait eu un geste criminel ou un court-circuit" électrique comme mentionné ces derniers jours pour expliquer l'origine du sinistre meurtrier dans la ferme pénitentiaire de Comayagua, a déclaré à l'AFP le ministre de la Sécurité Pompeyo Bonilla.
Les autorités attendent toujours les résultats d'une enquête menée par des experts américains.
Selon le ministre, l'incendie a pu se déclarer alors que des détenus "fumaient sur un matelas inflammable" ce qui aurait pu "provoquer la première flamme, mettre le feu à l'endroit, surpeuplé", et se propager rapidement.
Cigarette tombée du matelas
Le procureur général du Honduras, Luis Rubi, a affirmé à des radios locales que cette hypothèse était "celle qui prédomine pour le moment, selon les nombreuses déclarations de témoins".
"Mais on ne sait pas encore quel prisonnier fumait et s'est endormi. La cigarette serait tombée sur le matelas qui s'est enflammé et a causé la tragédie", a-t-il poursuivi.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Melvin Duarte, a ajouté que Luis Rubi avait reçu un rapport préliminaire de l'agence américaine de contrôle de l'alcool, des armes et des explosifs (ATF), qui conclut qu'"il n'y a pas eu de court-circuit ou de geste criminel".
Un rapport définitif de l'ATF était attendu mardi par les autorités.
Des proches des victimes ont assuré pour leur part avoir vu des perforations dues à des tirs de coups de feu sur les corps de détenus et certains ont affirmé que les gardiens avaient dispersé de l'essence pour provoquer l'incendie et faciliter une évasion pour laquelle ils auraient été payés.
277 autopsies
Luis Rubi a nié catégoriquement que des morts aient été causées par des armes à feu après que 277 autopsies ont été pratiquées à ce jour.
Lundi soir, désespérés par la lenteur du processus d'identification des victimes et de la remise des corps, des proches des détenus décédés avaient forcé un cordon policier autour de la morgue de Tegucigalpa pour s'approcher de sacs mortuaires entreposés dans la rue et en ouvrir certains.
Le président Porfirio Lobo devrait rendre visite aux familles de victimes, réunies dans la capitale, pour les informer sur les procédés d'identification et évoquer d'éventuelles indemnisations.
Dans la soirée du 14 février, un incendie a ravagé une partie des bâtiments de la ferme pénitentiaire surpeuplée de Comayagua, dans le centre du pays, prenant au piège les détenus. Au total, 359 d'entre eux sont morts dans l'incendie ou des suites de leurs blessures, ce qui constitue l'une des pires tragédies de ce type dans le monde. (Newsnet)
Créé: 21.02.2012, 21h43
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît 



