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Présidentielle française

Hollande souhaite renégocier sur la fiscalité avec la Suisse

Mis à jour le 15.03.2012 63 Commentaires

Le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande a dit jeudi soir vouloir renégocier sur la fiscalité avec la Suisse, la Belgique et le Luxembourg. Il veut taxer les exilés fiscaux français dans ces pays.

François Hollande, invité de l'émission «Des paroles et des actes».

François Hollande, invité de l'émission «Des paroles et des actes».
Image: AFP

Le candidat socialiste à l'Elysée a expliqué que la différence entre sa proposition et celle de Nicolas Sarkozy était que le président-candidat visait «uniquement» les «revenus du capital».

«Il ne veut pas faire payer l'impôt sur la fortune aux expatriés en Suisse ou en Belgique», a-t-il affirmé sur la chaîne de télévision France 2 lors de l'émission «Des paroles et des actes», laissant entendre qu'ils devraient payer l'ISF s'il était lui-même élu.

Nicolas Sarkozy a proposé lundi la création d'»un impôt lié à la nationalité» afin de cibler les exilés fiscaux. Cet impôt serait appliqué aux revenus du capital des exilés fiscaux, les forçant à s'acquitter auprès du fisc français de la différence entre l'impôt payé à l'étranger et ce qu'ils auraient eu à verser en France.

Accusation

Cette mesure passerait pas la renégociation de conventions fiscales, en priorité «ce où il y a beaucoup d'exilés fiscaux», avait ajouté l'entourage du président-candidat.

Interrogé sur cette mesure, François Hollande a souligné que le gouvernement sortant avait rejeté une telle proposition avancée par le Parti socialiste au Parlement. «Le candidat (Sarkozy) vient reprendre une proposition, la nôtre», a-t-il également estimé.

Il a dit vouloir l'élargir à l'ensemble du «patrimoine qui s'est délocalisé en Suisse ou en Belgique».

Selon lui, «renégocier toutes les conventions fiscales» conclues par la France, soit plus d'une centaine, prendrait «dix ans».

Mesure récemment

«Il vaut mieux se concentrer sur trois, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg», a-t-il proposé. «Ma proposition, c'est de renégocier les conventions avec ces trois pays», a-t-il aussi ajouté. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait récemment écarté le scénario d'un accord Rubik ou de tout accord spécifique avec la Suisse.

Répliquant aux accusations de flottement dans ses mesures annoncées pour la taxation des hauts revenus, le candidat PS a annoncé son intention de «rétablir», s'il est élu à l'Elysée, le «plafonnement» des impôts directs nationaux à 85% des revenus d'un contribuable.

Mais il a affirmé que ce «plafond» n'avait «rien à voir» avec le bouclier fiscal supprimé l'an dernier, dit «plafond Rocard», ni avec l'introduction promise d'une tranche d'impôt à 75 % pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an. «Il n'y aura pas de modulation, il n'y aura pas de plafonnement» de l'impôt à 75%, a assuré François Hollande.

Souhait évoqué par Hollande

Il a repoussé l'idée de «sanctuariser» les objectifs de réduction de déficits en France, lui préférant une adaptation en fonction des intérêts du pays.

Il s'était engagé jusqu'ici à réduire le déficit public de la France à 4,5 % du Produit intérieur brut (PIB) fin 2012, 3 % fin 2013 et à atteindre l'équilibre à l'horizon 2017.

Taxé de mollesse par le camp du président-candidat sur l'immigration, il a annoncé la création s'il était élu le 6 mai, d'»une brigade spécialisée de lutte contre les filières clandestines» d'immigration et «les passeurs».

Critique

Mais surtout, il a promis que chaque année, le Parlement aurait à fixer des quotas d'immigration économique.

Il a relancé l'offensive contre le candidat UMP tombé selon lui «dans l'excès» et «la vulgarité», se posant de son côté en «rassembleur» qui veut faire primer «la morale et la cohésion».

Son tassement dans les sondages, dont deux le donnent cette semaine devancé ou à égalité avec Nicolas Sarkozy au premier tour? «Je n'ai jamais pensé que ce serait facile», a-t-il répondu.

François Hollande a également relativisé la poussée de Jean-Luc Mélenchon dans les enquêtes d'opinion soulignant qu'il avait «une fonction tribunicienne, au meilleur sens du terme» et qu'il avait tout de même «plutôt plus de chances» que lui d'accéder à l'Elysée. (afp/Newsnet)

Créé: 15.03.2012, 21h59

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63 Commentaires

Tom Bill

15.03.2012, 22:38 Heures
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Pourquoi nous vante-on le Hollande qui en tant que président du conseil général de Corrèze depuis 2008 a ruiné sa Corrèze ? sa gestion est calamiteuse, rien que des déficits et une augementation de personnel de 60% on peut s'imaginer ce que cela préfigure pour la France, la cata ! la trésorerie est négative sur deux années, la dette a explosé quelle horreur ! Répondre


Hans Müller

16.03.2012, 09:51 Heures
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La Suisse est un pays démocratique indépendant:Nous n'avons pas à aller chercher non ordres à Berlin-Nos ancêtres se sont battus pour ne pas obéir à Berlin et nous avons le Devoir sacré de ne pas les trahir-Notre principale faiblesse est le mariage incestueux entre banque systémique et banque qui opère à l’Étranger-Avant de renégocier,il faut scinder ces banques->régler définitivement ce problème Répondre



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