Massacre en Haute-Savoie
Une équipe franco-britannique chargée d'accélérer l'enquête
Articles en relation
- Vers la création d'une équipe unique d'enquêteurs
- Un litige de plusieurs millions entre le défunt et son frère
- Un compte en Suisse pourrait être le motif de la tuerie
- La fillette de sept ans a vu un seul tueur
Mots-clés
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Partager & Commenter
Une équipe d'enquête franco-britannique a été mis en place sous l'égide de l'agence européenne de coopération judiciaire Eurojust. L'équipe, dirigée par les deux juges d'instruction français en charge de l'affaire, sera composée de magistrats et policiers britanniques et de gendarmes français.
Depuis le début de l'enquête de Chevaline, plusieurs commissions rogatoires internationales adressées par les juges d'instruction français ont été refusées par le ministère de l'Intérieur britannique (Home office) car elles n'étaient pas suffisamment motivées au vu du droit pénal anglais.
Dans le cadre de l'équipe commune d'enquête (ECE), les commissions rogatoires internationales deviendront inutiles. Le travail d'enquête se fera «comme si on était dans un seul pays, d'enquêteur à enquêteur ou de juge à enquêteur», a indiqué Eric Maillaud, procureur de la République d'Annecy.
Créées par une convention européenne du 29 mai 2000, les ECE permettent d'échanger des renseignements, de mener des opérations d'investigations conjointes et de coordonner l'exercice des poursuites pénales.
Accès l'intégralité des du dossier
En outre, «les enquêteurs des deux pays auront accès à l'intégralité du dossier comme s'il n'y avait plus de frontière», a ajouté le procureur. Pour l'heure, une centaine d'enquêteurs travaillent à temps plein sur cette affaire en France et au Royaume-Uni.
«C'est une enquête qui risque de durer énormément de temps. Bien souvent, les enquêteurs ont une conviction dans les premières heures de l'enquête. Là, on ne sait pas où on va», prévient Eric Maillaud. «On n'a pas l'ombre d'un nom dans le collimateur», précise-t-il.
Des milliers de documents doivent être épluchés, en particulier ceux recueillis lors de la perquisition de la maison des principales victimes de la tuerie, les al-Hilli, à Claygate près de Londres.
Les policiers du comté de Surrey ont ouvert un coffre, percé des plafonds, défoncé des planchers, éventré des sièges de voiture, opéré de multiples relevés d'empreintes et emporté une impressionnante quantité de documents et d'objets.
Par ailleurs, une maison en ruines acquise en Gironde dans les années 1990 par Saad al-Hilli a fait l'objet de vérifications de routine. «On est entré dans un travail de fourmi. On épluche tout: qui était la personne, quelle était sa vie, avait-elle des ennemis?», explique Eric Maillaud. «Cela revient à reconstituer la biographie des victimes pour trouver un mobile, ce qui représente des mois et des mois de travail», ajoute-t-il.
Vidéos et données téléphoniques à examiner
Parmi le «monceau d'informations à examiner», Eric Maillaud cite notamment des données téléphoniques, des images de vidéosurveillance, et de «nombreux supports informatiques».
Saad al-Hilli, 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, ont été tués par balles à Chevaline, près d'Annecy, le 5 septembre, de même qu'un cycliste français apparemment victime collatérale. Les deux fillettes du couple ont survécu à la fusillade, mais la plus âgée a été grièvement blessée.
La piste du litige familial entre Saad al-Hilli et son frère Zaid, à propos de l'héritage de leur père, continue à être étudiée parmi d'autres. Ce différend porterait sur plusieurs millions d'euros, en argent, en biens et en immeubles, selon une source proche de l'enquête.
Les autres axes d'enquête sont le métier de Saad al-Hilli, qui a travaillé pour une société leader mondial des micro-satellites, et son pays d'origine, l'Irak. Mais «aucune piste n'est fermée, y compris celle d'un tireur fou», assure Eric Maillaud. (afp/Newsnet)
Créé: 21.09.2012, 18h03
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























