La Une | Vendredi 24 mai 2013 | Dernière mise à jour 08:02
Naufrage du Concordia

Francesco Schettino: «Je ne crois pas avoir commis un crime»

Mis à jour le 11.07.2012 3 Commentaires

Dans un interview à une chaîne de télévision diffusée tard mardi soir, le commandant du Concordia, Francesco Schettino, a demandé pardon tout en se disant lui aussi victime de la tragédie qui a fait 32 morts en janvier.

Schettino avait été écroué au lendemain du drame puis assigné ensuite à résidence sans pouvoir parler à quiconque jusqu'à mardi soir à l'exception de ses avocats et de ses proches.

Schettino avait été écroué au lendemain du drame puis assigné ensuite à résidence sans pouvoir parler à quiconque jusqu'à mardi soir à l'exception de ses avocats et de ses proches.
Image: ARCHIVES/AFP

Galerie Photos

Le Costa Concordia, deux jours après son naufrage

Le Costa Concordia, deux jours après son naufrage
Le paquebot de croisière s'est échoué vendredi soir près de l'île de Giglio, en Italie après avoir été éventré par un rocher.

Articles en relation

Partager & Commenter

Le commandant du paquebot Costa Concordia, qui avait fait naufrage au large de la Toscane en janvier, a demandé pardon dans une interview à une chaîne de télévision diffusée tard mardi soir, tout en se disant lui aussi victime de cette tragédie qui a fait 32 morts.

"Il est normal que je demande pardon à tous et que je sente le poids des 32 victimes sur ma conscience", a affirmé Francesco Schettino à une journaliste de la chaîne privée Canale 5.

Le naufrage a été "un incident banal, où la fatalité s'est engouffré dans l'interaction entre les êtres humains. Il y a eu, je crois, un malentendu, et précisément à cause de cela les gens éprouvent de la colère", a-t-il expliqué.

«Victime de tout ce système»

"C'est comme si tous les cerveaux, y compris les instruments de bord, avaient court-circuité", a-t-il estimé, se présentant comme une "victime de tout ce système".

"Un incident en mer est différent d'un crime. Je ne crois pas avoir commis un crime", s'est justifié le commandant, accusé d'avoir provoqué le naufrage en effectuant une sorte de parade trop près des côtes mais aussi d'avoir quitté le navire alors que l'évacuation des 4200 passagers et membres de l'équipage était encore en cours.

La justice italienne a décidé début juillet d'alléger l'assignation à résidence prononcée en janvier contre le commandant.

Poursuivi pour homicides multiples par imprudence, naufrage, abandon du navire et pour avoir omis de révéler aux autorités maritimes italiennes la gravité de l'accident, Schettino avait été écroué au lendemain du drame puis assigné ensuite à résidence sans pouvoir parler à quiconque à l'exception de ses avocats et de ses proches.

"Je veux que la vérité sorte au grand jour, quelle qu'elle soit", a affirmé le commandant.

Interview grassement payée?

Selon certains médias italiens, Francesco Schettino aurait reçu 50'000 euros pour son interview, une information démentie par Canale 5 mais qui n'a pas manqué de faire polémique.

En outre, Francesco Verusio, procureur du parquet de Grosseto en charge de l'enquête, s'est dit "déconcerté et embarrassé" par les "mensonges racontés" par Schettino.

"Il connaît bien la vérité car les actes judiciaires, déposés par le juge des enquêtes préliminaires, sont également entre ses mains. Témoignages, enregistrements de tout ce qui s'est produit dans la salle de commande, tout démontre quelles étaient ses responsabilités", a déclaré le magistrat cité par le quotidien La Stampa.

"Et puis, il faut le rappeler, au lendemain de son arrestation il avait dit j'ai fait une connerie et maintenant il se présente comme le commandant parfait. C'est à ne pas y croire", s'est-il indigné.

Le Costa Concordia transportait 4229 personnes, dont 3200 touristes de 60 nationalités (en plus d'un équipage d'un millier de membres), lorsqu'il a heurté un rocher près de l'île du Giglio.

Neuf personnes au total sont poursuivies dans cette affaire, dont Schettino, son second, quatre autre membres de l'équipage et trois membres du personnel à terre, dont Manfred Ursprunger, un vice-président exécutif de Costa Crociere, propriétaire du Concordia, et Roberto Ferrarini, chef de l'unité de crise de la compagnie. (afp/Newsnet)

Créé: 11.07.2012, 11h31

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

3 Commentaires

Pierre Chevallier

11.07.2012, 11:38 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

50'000 euros l'interview...les victimes du naufrage apprécieront... Répondre


Christiane Bianchini Décaillet

11.07.2012, 15:47 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

omment peut-on se faire payer 50000.-€ pour cet interview? Ce Monsieur devrait se faire oublier! Répondre



Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Sondage

Le franc suisse au plus bas depuis 18 mois: une bonne chose?




Sondage

Suppl. partenaire

Le monde des saveurs

Visitez notre monde des saveurs et découvrez les saveurs de ce monde !

Horoscope

Accédez à l'horoscope

Applications mobile

La Tribune de Genève partout, avec vous

Météo

Consultez la météo

Programme TV

Accédez au programme TV

Cinéma

Sorties et bandes-annonces