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Insolite

Village à vendre au plus offrant

Mis à jour le 18.05.2012 3 Commentaires

Courbefy, dans la Haute-Vienne, en France, saura lundi si oui ou non il a trouvé un nouveau propriétaire.


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Des acquéreurs du monde entier, pour certains fortunés, sont attendus lundi aux enchères d'un hameau abandonné de la Haute-Vienne, Courbefy, comptant 21 bâtisses, après une première vente avortée faute d'acheteur qui a cependant déclenché un intérêt médiatique international.

«C'est un véritable conte de fées pour la commune», souffle le maire-adjoint de Saint-Nicolas-Courbefy (Haute-Vienne), Bernard Guilhem, interviewé par «CNN, SkyNews et des tas de journalistes», et qui dit avoir «du mal à dormir» dans l'attente du jour des enchères, lundi à 14 heures au Tribunal de grande instance de Limoges.

L'élu de la commune de 150 habitants espère avant tout que le nouvel acquéreur «quel qu'il soit» génère de l'emploi et de l'activité pour les deux communes associées, avec Bussière-Galant (1300 habitants), dont dépend Courbefy.

Il raconte comment il se «lamentait» de voir «cet endroit historique classé» du Parc régional Périgord-Limousin, «où de nombreuses personnes alentours ont des souvenirs de bals ou de jeux pour enfants», dépérir et être pillé depuis que l'activité hôtelière de l'ancien propriétaire a périclité en 2008.

Transformé en village-vacances

Ce sont les parents de Bernard Guilhem qui ont vendu au début des années 60 cet ensemble de maisons en pierre qui culmine sur un des derniers contreforts du Massif central, à 557 mètres d'altitude, pour offrir une vue à 360 degrés et plus de 100 kilomètres à la ronde.

Les propriétaires successifs ont construit des logements supplémentaires pour transformer l'ancien hameau en village-vacance pour enfants avec piscine, court de tennis et écuries.

Le dernier d'entre-eux avait racheté l'ensemble en 2003 plus de 700'000 euros (840'000) pour le transformer en hôtel-restaurant mais avait vu rapidement ses dettes s'accumuler pour avoisiner aujourd'hui les 650.000 euros.

«La société immobilière n'a pas remboursé ses échéances au Crédit Agricole qui lui a laissé un délai pour qu'il procède lui-même la vente», explique le défenseur des intérêts de la banque, Me Paul Gérardin, spécialisé en droit commercial.

Pas trouvé d'acheteur

Demandant au départ 1,2 million d'euros, puis 700'000 euros, l'ancien hôtelier n'a pas trouvé d'acheteur et, devant le risque de délabrement des installations qui n'étaient plus habitées depuis 2008, le bien a été saisi sur ordre de la banque puis mis aux enchères publiques le 20 février, sans trouver acquéreur.

Aujourd'hui à Courbefy, des cohortes de curieux viennent se promener dans les allées envahies d'herbes et pénètrent dans les bâtisses ouvertes aux vents mais relativement bien conservées.

Dans l'attente de connaître les candidats au rachat, Bernard Guilhem, qui s'est «transformé depuis trois semaines en agent immobilier» tente de tempérer ses espoirs, disant ne pas vouloir «trop rêver, tellement certains m'ont fait rêver».

Il raconte des visites d'investisseurs «en jet privé» venus examiner personnellement les installations de Courbefy, certains lui demandant même la possibilité de construction d'un héliport.

Profils variés des intéressés

Les profils des intéressés étaient des plus variés: Français, Belges, émissaires de sociétés nord-américaine, moyen-orientale ou asiatique, groupes de jeunes, mais aussi des retraités rêvant de faire revivre le village, porteurs de projets de réinsertion pour personnes handicapées ou encore de reprise de l'activité hôtelière.

Le groupe Endemol s'est également renseigné pour que Courbefy serve de base à un jeu de télé-réalité...

«L'originalité n'est pas qu'un hameau en entier soit à vendre, cela se retrouve également dans d'autres départements ruraux, estime Me Gérardin, mais qu'il n'y ait qu'un seul propriétaire car cela simplifie la transaction» dit-il.

Pour Bernard Guilhem, après les nombreux interlocuteurs rencontrés selon lui «visiblement intéressés», les enchères «devraient être belles», se réjouit-il salivant par avance de voir Courbefy «revivre et générer des emplois dans notre territoire rural». (afp/Newsnet)

Créé: 18.05.2012, 09h27

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3 Commentaires

Kebab Republik

18.05.2012, 10:03 Heures
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Dans quelques mois c'est un autre village qui sera à vendre: la France. Répondre


Caramelle Aubeursalé

18.05.2012, 13:12 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Et si, pour une fois, on favorisait la valeur du projet et non la plus grosse enchère? L'éthique contre le fric. Le fric, toujours le fric.. J'aimerais mieux savoir ce village revivre au cours des années grâce à des jeunes en centre de réinsertion, que transformé en château-fort moche par un émir du Koweit ou par un oligarque russe, qui ne passerait que 15 jours par an sur place. Répondre



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