Présidentielle française
Sarkozy et Hollande s'empoignent déjà sur les débats
Mis à jour le 23.04.2012 10 Commentaires
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Résultats définitifs connus
François Hollande, avec 28,63% des voix, et Nicolas Sarkozy, 27,18%, sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle le 6 mai, selon les résultats définitifs du premier tour publiés lundi par le ministère de l’Intérieur.
D’après ces résultats, le candidat socialiste a totalisé plus de 10 millions de voix, 10.273.475, contre 9.754.324 pour le président sortant.
Marine Le Pen (FN) a recueilli 17,90% des suffrages, avec 6.421.808 voix.
Jean-Luc Mélenchon (FG), 3.985.088 voix, est à 11,10%. François Bayrou (Modem) est derrière, avec 9,13% des suffrages et 3.275.390 voix.
Tous les autres candidats sont en dessous de la barre des 3%.
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"M. Hollande ne doit pas fuir", a lancé Nicolas Sarkozy, arrivé derrière le député de Corrèze au premier tour présidentiel. "Lorsqu’il débattait tranquillement entre camarades socialistes (pour la primaire), il proposait trois débats", a ajouté le candidat UMP.
"Maintenant, a-t-il poursuivi, il s’agit de débattre devant les Français, projet contre projet, personnalité contre personnalité, expérience contre expérience. Les Français ont le droit de savoir".
L'UMP monte au front
Plusieurs ténors de la majorité gouvernementale sont montés au créneau dans la matinée pour dénoncer la position des socialistes. "C’est Tartuffe fait roi", s’est indigné dans un communiqué le ministre UMP et élu de Haute-Loire, Laurent Wauquiez. "Hollande refuse de faire trois débats de transparence devant les Français. Quel mépris à l’égard des électeurs! Les Français le demandent, l’attendent et y ont droit", a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et son collègue du Travail, Xavier Bertrand, se sont étonnés que les socialistes s’en tiennent à un seul débat, alors que la primaire socialiste, pour désigner leur candidat à la présidentielle, avait donné lieu à trois rencontres de ce type.
«Un caprice»
"C’était un caprice de faire trois débats dans la primaire (socialiste) entre eux?", s’est interrogé Xavier Bertrand sur Europe 1. Le ministre a estimé qu’un premier débat pourrait porter sur "tous les problèmes économiques et sociaux", le deuxième sur les "sujets de société", comme le droit des étrangers non communautaires à voter aux élections locales, comme le propose François Hollande. A ce sujet, Xavier Bertrand s’est déclaré "persuadé que la France n’en voulait pas".
Le troisième débat porterait sur les questions internationales, car "la France n’est pas une île", a dit enfin le ministre. "François Hollande a un peu peur du débat" et donc il "le refuse", a dénoncé le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, sur RTL "Il y a de très, très nombreux sujets sur lesquels François Hollande s’est caché, a dissimulé le fond de sa pensée. Le masque doit tomber", a lancé devant la presse le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé.
"Les Français, a-t-il ajouté, doivent choisir celui qui est capable de préserver l’indépendance de la France et notre souveraineté face aux grands enjeux qui s’annoncent".
Les socialistes restent fermes
Mais chez les socialistes, on restait fermes lundi, soulignant, comme l’avait déjà fait dimanche soir François Hollande, qu’un seul débat suffisait. Un "seul (débat) suffit" pour montrer les "différences entre Nicolas Sarkozy qui ne peut pas rassembler, parce qu’il a divisé les Français pendant cinq ans, et François Hollande, qui peut rassembler", a déclaré Manuel Valls sur France Inter.
"Pourquoi céder au caprice de Nicolas Sarkozy? A-t-il proposé en 2007 plusieurs débats à Ségolène Royal? Non. Il proposait combien de débats la semaine dernière? Deux. Aujourd’hui trois. Et pourquoi pas quatre ou cinq ?", s’est agacé le directeur de communication de François Hollande.
"Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy a raté l’écrit que François Hollande doit lui offrir deux oraux de rattrapage", avait ironisé dans la nuit de dimanche à lundi le député PS des Landes, Henri Emmanuelli. (afp/Newsnet)
Créé: 23.04.2012, 12h50
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10 Commentaires
Consternant pour ne pas dire choquant le commentaire figurant sous les deux photos imprimées à la une du quotidien TG. "Nicolas Sarkozy donne l'impression de pressentir sa défaite au moment de glisser...". "DONNE L'IMPRESSION DE PRESSENTIR...", quelle objectivité désarmante ! Le journalisme verse décidément dans la subjectivité outrancière et l'émotionnel, la démocratie est réelleement malade... Répondre
La moindre des choses est bien que les Français (et leurs voisins) puissent faire le point, clairement, posément, hors meetings, infos continues, slogans, sur deux projets différents. Trois, deux? En tout cas, pas un seul débat marathon où candidats et téléspectateurs "zapperont" sur, par exemple, la politique étrangère. Sarkozy a raison de demander ces débats, Hollande aurait tort de se dérober.. Répondre
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