Belgique
Vague indépendantiste en Flandre
Mis à jour le 15.10.2012 2 Commentaires
Articles en relation
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Partager & Commenter
Après le dépouillement de la quasi-totalité des bureaux à Anvers (nord), la liste Nouvelle alliance flamande (N-VA) était créditée de 37,7% des voix, et 23 sièges sur 55, contre 28,6% et 17 sièges à celle du maire sortant, le socialiste Patrick Janssens.
"C'est un dimanche jaune et noir!", les couleurs de la Flandre et de son parti, s'est exclamé devant ses partisans Bart De Wever, en parlant de jour "historique".
"Les Flamands doivent pouvoir gérer (la Flandre) comme ils l'entendent. Je fais un appel à Elio Di Rupo et aux politiciens francophones: prenez vos responsabilités et préparez avec nous la réforme confédérale", a lancé le leader populiste.
"De cette manière, on pourra jeter les bases d'une véritable solidarité dans ce pays", a-t-il dit.
Refus de Elio Di Rupo
Récusant fermement toute interprétation nationale de ces élections, Elio Di Rupo a refusé de répondre à l'appel de Bart De Wever. "Je reconnais le succès de la N-VA", le parti indépendantiste flamand, a-t-il dit, ajoutant aussitôt qu'il n'y avait "pas de relation entre les élections locales et les élections fédérales", qui doivent avoir lieu en juin 2014.
Défendant "un gouvernement de réformes" institutionnelles et économiques, le Premier ministre s'est dit "convaincu que les citoyens en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie vont reconnaître ce travail".
Il reste que le succès de Bart De Wever à Anvers est amplifié par la percée de son parti dans l'ensemble de la Flandre, avec des scores entre 20 et 30%, signe d'un enracinement local de bon augure pour la N-VA dans la perspective des élections législatives, qui seront décisives pour l'avenir du pays.
"C'est dramatique, mais c'était prévisible", a réagi le président des Fédéralistes démocrates francophones (FDF, opposition), Olivier Maingain. "C'est pour Elio Di Rupo un échec personnel, qui prouve que le gouvernement actuel n'a pas réussi à calmer les appétits des nationalistes flamands", a-t-il ajouté.
Siphonner les voix d'extrême droite
Depuis la fin, en décembre 2011, de la plus longue crise politique de l'histoire de la Belgique, une large coalition de six partis (trois flamands et trois francophones) de gauche, du centre et de droite, gouverne le pays au niveau fédéral.
Le long blocage politique de près d'un an et demi avait été largement le fait de la N-VA, qui, bien que devenue la première force politique de la Flandre avec plus de 28% des voix, avait préféré rester dans l'opposition face aux formations traditionnelles.
Bart De Wever, bientôt 42 ans, s'est imposé de manière fulgurante après son apparition sur la scène politique il y a seulement sept ans. Il a su faire fructifier cette position en Flandre en jouant "l'outsider seul contre tous", selon le politologue Dave Sinardet.
A Anvers, il est aussi parvenu à siphonner les voix du parti d'extrême droite Vlaams Belang, qui chute sous les 10% contre plus de 33% il y a six ans.
Dans son dernier discours de campagne, Bart De Wever avait exhorté les Flamands à "envoyer un message clair" au gouvernement: "Nous en avons assez! Assez d'être pris pour des vaches à lait. Nous n'en pouvons plus de l'immobilisme fédéral. Nous n'acceptons plus la mauvaise gestion économique".
En Wallonie, la région francophone du sud du pays, le Parti socialiste garde sa prééminence, en dépit de l'impact des mesures d'austérité du gouvernement. Il conserve notamment les villes de Charleroi et de Liège.
La capitale, Bruxelles, est composée de 19 communes différentes, avec des réalités politiques et des coalitions très variées. (ats/Newsnet)
Créé: 14.10.2012, 22h51
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
2 Commentaires
Résumons : en Wallonnie, qui vit au dessus de ses moyens on veut continuer à vivre avec le voisin de Flandres, de façon à se faire entretenir par lui. Ca s'appelle du socialisme (ils sont d'ailleurs au pouvoir là). En Flandres, on en a marre d'entretenir les autres qui plus est dispendieux et donc on veut quitter le système. Les nationalistes s'engouffrent dans la brèche. Classique! Répondre
Tout va bien: les Wallons veulent s'enfermer en France, tant pis pour eux, et les Framands veulent l'indépendance pour une meilleure gestion de leur pays. Et la Savoie engluée dans le système français? à quand ce type d'élection? Il faudrait que les Savoyards enlèvent leurs oeuillères françaises, soient moins soumis et possedent la même fierté que les Catalans. La Savoie pourrait enfin redécoller Répondre
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























