Justice
L’affaire du Carlton, une histoire de notables
Par Jean-Claude Meier. Mis à jour le 21.02.2012 2 Commentaires
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Trois juges d'instruction lillois enquêtent depuis des mois sur l’affaire de proxénétisme liée à l'Hôtel Carlton de Lille. Qui en sont les protagonistes? Qui a été mis en examen et pour quel chef d'accusation?
En février 2011, la PJ de Lille met sur écoute téléphonique trois dirigeants de l'Hôtel Carlton de cette ville du Nord de la France. On les soupçonne d'avoir proposé les services de prostituées au sein de leur établissement. Ces trois dirigeants du Carlton sont: Francis Henrion, manager, Hervé Franchois, propriétaire, et René Kojfer, chargé des relations publiques.
Les mises en examen commencent
Dès mars 2011, le Parquet de Lille ouvre une information judiciaire pour proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment. Les mises en examen commencent. René Kojfer n'y échappe pas. C'est lui qui a déclenché l'affaire. Agé de 69 ans, c'est un ami de 35 ans de "Dodo la Saumure", un tenancier de maisons closes mis en examen et écroué en Belgique.
C'est via ce dernier que René Kojfer fournissait à certains clients du Carlton des chambres « agrémentées » de prostituées. Figure de la nuit lilloise, Kojfer entretenait des relations étroites avec les hauts gradés de la police du Nord.
A ce stade de l’enquête apparaît alors le nom du commissaire Jean-Christophe Lagarde qui ne tarde pas à être lui aussi mis en examen pour proxénétisme aggravé. Patron de la Sûreté de Lille, Lagarde est soupçonné d'avoir participé à des «parties fines» et à des soirées tarifées à Paris et à Washington.
Ces «parties fines» étaient notamment financées par David Roquet, entrepreneur en bâtiments et travaux publics, et Fabrice Paszkowski, homme d'affaires bien connu dans la région. Tous deux ont été mis en examen.
Déplacements à Washington
Roquet et Paszkowski confirment sur procès verbal l'existence de déplacements aux Etats-Unis avec de jeunes escort girls pour rendre visite à Dominique Strauss-Kahn. Parmi les participants figure le commissaire Lagarde. Des SMS échangés entre DSK et Paszkowski ont été retrouvés qui accréditent cette thèse.
A deux reprises, Dominique Strauss-Kahn a demandé à être entendu afin de faire cesser ces «insinuations malveillantes et ce lynchage médiatique».
Convoqué ce mardi 21 février, l'ancien directeur du FMI se retrouve placé en garde à vue pour complicité de proxénétisme et recel d'abus de biens sociaux.
Que risque DSK?
En France, le fait d'avoir recours aux services d'une prostituée n’est pas considéré par la loi comme répréhensible. En revanche, la complicité de proxénétisme constitue un délit, caractérisé par le fait de ne pas dénoncer l'existence d'un réseau de prostitution.
Par ailleurs, bénéficier de services tarifés financés illégalement par des entreprises constitue un recel d'abus de biens sociaux. Il s’agira donc pour la justice de déterminer si Dominique Strauss-Kahn savait que les femmes qui lui étaient présentées par ses deux amis entrepreneurs étaient des prostituées et s'il connaissait l'origine frauduleuse des fonds qui finançaient ses «parties fines».
Selon la loi française, le recel d'abus de biens sociaux peut être puni d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison et 375’000 euros d'amende. Le proxénétisme constitue quant à lui une infraction pénale passible de 7 ans de prison et 150'000 euros d'amende. (Newsnet)
Créé: 21.02.2012, 11h03
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2 Commentaires
Il sera blanchie par les copin de la REPUBIQUE Fransncaise pas de lois pour les copin .AJOUR'DHUI c'est une petite mise en scenne, demain il sera blanchie LE COPIN. Répondre
Cela me paraît une chasse aux sorcières. Le "plus vieux métier du monde" a toujours existé dans les grands hôtels du monde entier, je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de faire un exemple avec le Carlton de Lille. Je n'ai jamais dénoncé aucun hôtel malgré la présence visible de ces "demoiselles" au bar notamment, serais-je passible d'une peine de prison? Répondre


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