Présidentielle française
Si elle est élue, Marine Le Pen sortira la France de l'euro
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La présidente du Font national, Marine Le Pen a réaffirmé mercredi que si elle était élue présidente de la République, la France sortirait de l'euro «de toute façon», même si les négociations sur ce point échouaient avec ses partenaires européens.
Interrogée par France Inter après les déclarations de son père la veille affirmant que le pays sortirait de l'euro «si c'est l'intérêt de la France», la candidate a affirmé que son projet ne prônait pas une sortie unilatérale.
«Ce n'est pas ce que j'ai dit», a-t-elle déclaré, indiquant que ce mouvement devait être «organisé avec nos partenaires européens, si l'euro existe encore» dans quelques mois.«Mais il y aura un accord européen» car selon 0elle «il y a un certain nombre de pays européens» qui sont pour la sortie de l'euro, «par exemple le peuple allemand, très majoritairement».
S'il devait ne pas y avoir d'accord, «de toute façon», la France abandonnerait l'euro comme monnaie unique, car «l'euro n'est pas viable» et va imploser, a-t-elle soutenu.«Je suis frappée de voir que la classe politique et la classe médiatique n'ont pas conscience du cataclysme qui est en train de se préparer», a ensuite expliqué la présidente du Front national, lors d'une table-ronde avec trois économistes favorables à la sortie de l'euro.
Marine Le Pen avait réuni ces trois économistes, Jean-Jacques Rosa (professeur émérite à Sciences-Po Paris), Norman Palma (maître de conférences à la Sorbonne) et Gérard Lafay (professeur émérite à Paris-II), pour «démontrer que (sa) position est partagée par des économistes de renom».
Lors de son intervention, Jean-Jacques Rosa a défendu la sortie de l'euro «pour retrouver la maîtrise du taux de change» et pouvoir faciliter la bonne santé des exportations.Il n'a cependant pas nié qu'en cas de retour à un franc dévalué, «si l'euro existe toujours, les dettes (extérieures de la France) exprimées en euro seront majorées». Cet accroissement du niveau de la dette est l'une des principales critiques qui est faite à l'encontre du projet de Marine Le Pen.
Pour éviter ce risque, Jean-Jacques Rosa a prôné une dévaluation de l'euro, à l'initiative de la Banque centrale européenne (BCE), et avant le retour au franc, afin de diminuer à l'avance la valeur de ces dettes extérieures.
Mardi, sur le plateau de l'émission Preuves par 3 sur la chaîne Public Sénat le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, avait également concédé qu'«il y aura un problème, oui», vis-à-vis des prêteurs de la France.Mais selon lui, «ça ne sera pas la première fois que les dévaluations toucheront les prêteurs» et «nous sommes prêts, nous, en tous cas, à sauver les Français en priorité».«Et si on n'en trouve pas (de nouveaux prêteurs), on les prendra chez nous. On appellera les Français à cotiser à leur propre relèvement», avait-il conclu. (afp/Newsnet)
Créé: 25.01.2012, 19h30
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