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Présidentielle française

Sarkozy s'en prend violemment à Hollande

Mis à jour le 20.02.2012 7 Commentaires

Le président Nicolas Sarkozy a poursuivi dimanche son matraquage contre son rival François Hollande. Il s'est aussi attaché à peaufiner une image de candidat du «peuple».

«Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple», a lancé Nicolas Sarkozy à Marseille.

«Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple», a lancé Nicolas Sarkozy à Marseille.
Image: AFP

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Devant quelque 10'000 sympathisants brandissant des drapeaux tricolores dans une vaste salle d'un parc de Marseille, le candidat de la droite a commencé par dire qu'il était «venu parler de la France».

«Jeune, j'ai aimé la France, beaucoup dans ma famille venaient de loin», a déclaré le président d'origine hongroise du côté de son père et des juifs de Salonique par sa mère. Il a ensuite retrouvé un ton nettement plus agressif contre son adversaire socialiste, donné vainqueur dans les sondages à deux mois du premier tour.

«Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple», a-t-il lancé, défendant ainsi le référendum auquel il veut recourir notamment sur «le contentieux de l'immigration» et «la formation des chômeurs».

Il a expliqué à une salle conquise s'adresser à ceux qui pensent que se «tourner vers le peuple, c'est du populisme, parce qu'au fond d'eux-mêmes ils trouvent que le peuple n'est pas assez raisonnable, pas assez intelligent pour qu'on lui demande son avis.»

Fouquet's

Dès jeudi à Annecy, lors de son premier meeting, Nicolas Sarkozy s'était présenté en défenseur du «peuple» face à «l'entre-soi des élites», s'attirant des railleries de l'opposition, qui n'avait pas manqué de rappeler l'image d'un président fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's, restaurant chic des Champs-Elysées, ou adoptant comme première grande réforme un «bouclier fiscal» protecteur «pour les riches».

Sans le nommer, le chef de l’État s'en est pris violemment à François Hollande. Il l'a accusé à nouveau de ne pas «dire la vérité», d'être libéral ou socialiste au gré des circonstances, de faire «semblant d'être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris».

Lundi dans des propos au journal britannique The Guardian, François Hollande avait tenté de tempérer les craintes de la finance à son égard, affirmant que la gauche au pouvoir en France avait libéralisé l'économie, alors qu'il avait désigné, quelques jours auparavant, le «monde de la finance» comme son «seul adversaire».

François Hollande a réagi dimanche en accusant Nicolas Sarkozy de faire «campagne avec violence, avec agressivité», tout en relevant que le président sortant avait tenté de justifier son bilan sans faire aucune «proposition nouvelle».

Garant d'un État protecteur

A Marseille, ville cosmopolite et terre d'immigration, fortement touchée par un chômage galopant, Nicolas Sarkozy a une fois encore dramatisé la situation, affirmant que la France touchée par la crise de 2008 avait «échappé à une catastrophe». «Ceux qui «font comme si rien de grave ne s'était passé depuis trois ans mentent aux Français.»

«Toutes les banques du monde ont failli disparaître (...), vos emplois étaient menacés. Nous avons réussi à empêcher cette catastrophe», s'est-il félicité, se posant en garant d'un État protecteur pour les Français face aux dérives de la finance.

Il a réaffirmé l'ancrage à droite de sa campagne, défendant les valeurs identitaires de la France et agitant le spectre d'une dérive communautariste pour justifier son opposition au vote des étrangers (hors UE) aux élections locales - alors qu'il y était favorable il y a quelques années.

Il visait une fois encore François Hollande, favorable au vote des étrangers non communautaires aux scrutins locaux.

Proportionnelle

Enfin, il s'est prononcé pour l'introduction «à la marge» d'une dose de proportionnelle pour les élections législatives, jugeant que le mode de scrutin actuel, majoritaire à deux tours, tenait à l'écart de «grands courants de notre vie politique», en allusion à l'extrême droite.

Sans surprise, la gauche a tiré à boulets rouges contre le discours du président sortant. Patrick Menucci, élu socialiste de Marseille, l'a même qualifié de «plus populiste jamais prononcé» par un président.

Quant à Carla Bruni, qui assistait à son premier meeting, elle a glissé à la presse qu'elle avait trouvé son mari «très émouvant et merveilleux».

(ats/afp/Newsnet)

Créé: 20.02.2012, 00h01

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7 Commentaires

Ce Clean

20.02.2012, 00:47 Heures
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«Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple». Ca va être difficile pour le président des riches de prouver qu'il en est capable, alors qu'il a ciré les pompes de l'oligarchie financière française et de la caste de l'UMP pendant toute la durée de son quinquennat. Il n'a décidément plus aucune crédibilité. Répondre


Ce Clean

20.02.2012, 09:19 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation

Sarkozy continue désespérément à confondre "démagogie" et "démocratie", "gesticulation" et "action", "fourberie" et "honnêteté"! Répondre




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