France
Mélenchon tacle les 100 jours «creux» de Hollande
Mis à jour le 19.08.2012 5 Commentaires
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Les 100 jours «ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque rien», affirme Jean-Luc Mélenchon dans un entretien au «Journal du dimanche», ajoutant: «quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication des commissions, j'en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir».
Selon lui, «Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l'a dilué dans les sables des plages du Var (sud de la France). Comme si l'élection s'était résumée à une question de personnes: un normal à la place d'un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral !», lance l'ex-candidat du Front de gauche.
«Après dix ans, la gauche revient au pouvoir et tout ce qu'il y aurait d'urgent à faire, ce serait un collectif budgétaire et une loi sur le harcèlement sexuel? Nos députés ont voté le collectif: c'est un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy. Mais ce n'est pas assez pour faire le ménage», estime-t- il.
«Capitulation»
En particulier, il qualifie de «faute» le fait qu'Arnaud Montebourg n'ait pas fait voter à la session de juillet «la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires».
Pour lui, il y a eu «capitulation» du chef de l'Etat lors de la négociation du volet croissance, en juin, du traité budgétaire européen: «Hollande est un social-libéral comme ceux qui ont déjà conduit aux désastres grec, espagnol et portugais», affirme-t-il.
Sur les Roms expulsés de leurs campements de fortune, il raille l'action du gouvernement: «quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de gauche? C'est le degré zéro de l'imagination! La répression ou le statu quo: est-ce la seule alternative? Ce n'est pas acceptable. Là aussi, il y a des mesures urgentes à prendre: ouvrir l'accès au marché du travail, par exemple».
(ats/Newsnet)
Créé: 19.08.2012, 17h13
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5 Commentaires
Hollande, ce sont les Pays-Bas, "creux" il faut pas exagérer, c'est plat, mais ça on le savait, la surprise ce fut l'élection. Son équipe, heu, c'est la Moullande, Melanchon, la troisième roue du char. La France est mal barrée pour le gros temps, les US, allié et leurs Lobby's se frottent les mains. Répondre
«Hollande est un social-libéral comme ceux qui ont déjà conduit aux désastres grec, espagnol et portugais», FALLAIT IL VRAIMENT 100 jours pour se rendre compte de cela ???? Ne fallait il pas plutôt réfléchir avant et avoir une élection ciblée sur la politique et non sur l'homme à "abattre" !! Répondre





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