Présidentielle française
Les sondeurs font blocage aux médias suisses
Par Laureline Duvillard. Mis à jour le 18.04.2012 50 Commentaires
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Quatre sondeurs concernés
Les premières estimations sont communiquées par les instituts de sondages un peu avant 19 heures aux médias auxquels ils sont associés pour les soirées électorales.
Quatre instituts fourniront dimanche des estimations des résultats du 1er tour:
- TNS Sofres, associé à TF1, LCI et RTL;
- Ipsos, avec France Télévisions, Radio France et Le Monde);
- CSA, avec BFMTV, RMC, i-TELE, Canal+ et 20 minutes;
- Harris Interactive, avec Viadeo et M6. (afp)
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Le premier tour de la présidentielle française s’approche et la polémique prend de l'ampleur. Publiera ou publiera pas les premières estimations de résultats avant 20 heures?
Telle est désormais la question, surtout pour les médias en dehors de l'Hexagone – en particulier belges et suisses pour des questions de langue – qui peuvent se permettre de contourner le fameux embargo correspondant à l’heure de fermeture des derniers bureaux de vote dans les grandes villes. Alors, et alors seulement, les Français auront officiellement le droit de connaître les résultats du scrutin.
Le code électoral français interdit de publier des sondages du vendredi minuit au dimanche de l'élection à 20 heures, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu'à 75'000 euros (90'000 francs). Les médias étrangers en revanche estiment avoir le droit de le contourner. Dans ce contexte, pour éviter les rumeurs avant l’heure fatidique, plusieurs instituts de sondages à la source des premières estimations ont donc choisi de se taire.
Eviter les fuites
«Les médias étrangers peuvent s’affranchir des règles et publier de manière totalement scandaleuse des estimations qui ne sont pas officiellement validées. Certains ont déjà clairement annoncé qu’ils contourneraient l’embargo. Ils contreviendront à la loi, c’est leur choix», s’énerve Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France.
Pour ne prendre aucun risque et éviter les fuites, l’institut de sondages ne diffusera pas d’estimations de vote avant 20 heures. Pour Ipsos, la loi c’est la loi, et il faut la respecter, même si elle peut apparaître désuète. «Savoir si cette loi est encore légitime à l’heure actuelle est un autre débat. Dans tous les cas, les médias ne doivent pas publier des informations au nom du fait qu’elle est illégitime», remarque le directeur général.
«La loi est cohérente»
Les autres instituts de sondage français qui effectuent des estimations de vote ont d’ailleurs aussi choisi de verrouiller l’information. CSA tout comme TNS-Sofres respecteront l’embargo total jusqu’à 20 heures.
«Pour notre part, nous ne faisons pas d’estimations pour le premier tour, mais le principe de la loi me paraît tout à fait cohérent et je pense qu’il ne faut pas donner d’estimations avant que les gens aient fini de voter, même si l’influence serait peut-être minime. Sans compter qu’avec des estimations publiées jusqu’au vendredi soir, les électeurs ont déjà une bonne idée des rapports de force entre les candidats» note Eric Bonnet, directeur d’études à l’institut d’études de marché et d’opinion BVA.
Et les médias sociaux, dans tout ça?
Si les instituts de sondages défendent la loi et optent pour le silence jusqu’à 20 heures, les abonnés de Facebook et Twitter risquent de leur griller la politesse. «La loi respecte une certaine logique, mais il est vrai que cela devient compliqué de la gérer, même si, on a vu en 2007 que les fuites restaient très confidentielles», relève Adélaïde Zulfikarpasic, directrice du département opinion de l’institut LH2.
Depuis 2007, l’utilisation des médias sociaux a pourtant fortement augmenté. D’ailleurs, le ministère de l’Intérieur affirme dans Le Monde que «les réseaux sociaux seront surveillés», les dimanches 22 avril et 6 mai (second tour) entre 18 heures et 20 heures.
Comme le souligne le quotidien français, en 2012, «Facebook rassemble 23 millions de comptes en France et Twitter 3 millions d’abonnés»; alors qu'en 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen a accédé au second tour, les réseaux sociaux n'existaient pas.
Autant de risques de fuite. Même si, pour Adélaïde Zulfikarpasic, les électeurs français ne vont pas passer leur dimanche à scruter le web. «Il ne faut pas oublier que selon les sondages menés, il y a un problème de désintérêt des Français vis-à-vis de la campagne présidentielle, qui s’est détournée à leur avis des vraies questions politiques», conclut-elle. Pour paraphraser le chanteur du groupe Mickey 3D, encore une fois, c’est réellement à 20 heures que la France aura peur. (Newsnet)
Créé: 18.04.2012, 06h50
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50 Commentaires
De toute façon , tout est joué d'avance , bonnet blanc ou blanc bonnet ,comme toujours ump ou ps , pas de grande surprise , c'est un peu comme les démocrates et les républicains aux usa !c'est ça la démocratie puisque ont vous le dit ! Répondre
Nous savons déjà qu'un menteur sera élu, qu'importe les sondages. Répondre
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