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Sommet de l'UE

Le Conseil européen jette les bases d'un Pacte de croissance

Mis à jour le 24.05.2012 1 Commentaire

Les dirigeants européens ont accepté l'idée d'une relance par la croissance. Ils ne se sont en revanche pas mis d'accord sur la question des euro-obligations pour mutualiser la dette, Berlin faisant bagarre.

Le gauche à droite, Mario Monti, Angela Merkel et François Hollande. A l'arrière-plan Elio Di Rupo.

Le gauche à droite, Mario Monti, Angela Merkel et François Hollande. A l'arrière-plan Elio Di Rupo.

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Les Européens ont réaffirmé, à l’issue d’un sommet informel à Bruxelles, vouloir garder la Grèce au sein de la zone euro. Mais ils commencent malgré tout à réfléchir aux mesures à prendre si une sortie d’Athènes devenait inéluctable.

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François Hollande, Angela Merkel et leurs partenaires ont posé mercredi soir les jalons d'une relance par la croissance de l'Union européenne.

Mais ils n'ont pas tranché sur la question controversée des euro-obligations pour mutualiser la dette, que Berlin juge inopérantes.

Le dîner a duré plus de cinq heures pour les participants à ce conseil informel à 27. C'était le premier du genre pour le nouveau président français, déterminé à imposer le thème de la croissance sur la scène européenne sur fond de crise en Grèce - que les dirigeants de l'UE veulent voir conserver l'euro.

La réunion visait à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin. Il «devrait, si le travail est fait en ce sens, préparer un Pacte de croissance qui pourrait être un pas supplémentaire à ce qui s'est jusqu'à présent construit», a dit le président français lors d'une conférence de presse.

Opposition allemande sur les «eurobonds»

Pour permettre au débat d'avancer, François Hollande a mis une sourdine à son exigence d'une renégociation du traité de discipline budgétaire, qui suscitait l'opposition de Berlin. Il a indiqué qu'il pourrait y renoncer s'il obtient satisfaction sur la croissance dans un texte séparé, tout en s'engageant à redresser les finances publiques françaises.

François Hollande s'est aussi heurté comme prévu à l'opposition allemande sur les «eurobonds». «Les euro-obligations ne contribuent pas à relancer la croissance», a affirmé Angela Merkel dès son arrivée. Le chef de l'Etat a dit respecter ce point de vue tout en espérant une évolution d'ici fin juin.

«Il y a de la part de l'Allemagne l'idée que les eurobonds, si je veux donner la version la plus optimiste, ne peuvent être qu'un point d'aboutissement alors que nous considérons que ça devrait être un point de départ», a-t-il expliqué.

Le sujet des euro-obligations touche une corde sensible en Allemagne, où l'on ne veut pas offrir une assurance tout risque à des pays comme la Grèce, qui pourraient alors emprunter à des taux très bas, ce qui allégerait la pression pour mener à biens les réformes.

D'autres pays, comme les Pays-Bas et la Finlande, sont du même avis mais François Hollande est soutenu par d'autres partenaires européens, comme l'Italie et la Commission.

L'élection de François Hollande le 6 mai et le retour des inquiétudes sur le front de la crise de la dette, notamment en Grèce, ont cependant fait évoluer les esprits en Europe. L'accent est désormais mis sur la stimulation de la croissance.

Plusieurs initiatives susceptibles de relancer la croissance à moyen terme, qui font partie des revendications de François Hollande, font d'ores et déjà consensus.

Il est question de mobilisation en faveur des PME des 80 milliards d'euros de fonds structurels européens non utilisés, de lancement d'euro-obligations pour financer des grands projets d'infrastructures et d'une augmentation des capacités de prêt de la Banque européenne d'investissement (BEI).

Nouvelle étape

Les dirigeants européens ont invité cette dernière à réfléchir à une augmentation de capital en vue d'un effort sur la croissance, a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Il a également fait état d'un accord à 27 sur le principe d'un renforcement de l'union économique.

Il a indiqué qu'il présentera en juin un rapport sur les principales étapes en vue de l'»approfondissement de l'Union monétaire». Les participants au sommet sont tombés d'accord pour dire «qu'il fallait passer une nouvelle étape de l'Union économique et monétaire, renforcer le consensus pour que l'UE soit plus en phase avec l'Union monétaire», a déclaré M. Van Rompuy.

(ats/Newsnet)

Créé: 24.05.2012, 06h36

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1 Commentaire

Jacques Joray

24.05.2012, 08:04 Heures
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Relance par la croissance, oui mais comment ? Répondre



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