Présidentielle
La candidature du démocrate russe Iavlinski invalidée?
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La candidature à la présidentielle russe du fondateur du parti démocrate Iabloko, Grigori Iavlinski, pourrait être rejetée, un trop grand nombre de signatures de soutien ayant été invalidées, selon les agences russes, citant la Commission électorale.
La législation russe prévoit qu'un candidat n'ayant pas le soutien d'un parti représenté au Parlement doit fournir les parrainages de deux millions d'électeurs.
La Commission électorale vérifie ensuite un échantillon de 200.000 signatures, dont un minimum de 95% doit être authentifié. Or, dans le cas de Grigori Iavlinski, "le nombre de signatures faussées ou invalidées est de 23,07%", a indiqué un représentant de la Commission, Nikolaï Konkine, cité par Itar-Tass.
L'un des principaux problèmes, selon cette source, est que le camp de Grigori Iavlinski a fourni des photocopies de pétitions et non des originaux. Le responsable a expliqué qu'un deuxième échantillon de 200.000 signatures allait être vérifié. Selon l'agence Ria Novosti, ces vérifications devraient s'achever au plus tard jeudi.
Grigori Iavlinski, qui a prévu une conférence de presse ce lundi, a réagi sur son compte Twitter en prévenant qu'il luttera pour l'enregistrement de sa candidature. "Nous allons nous battre", a-t-il écrit.
L'actuel dirigeant de Iabloko, Sergueï Mitrokhine, a estimé sur le site du parti que la participation de Grigori Iavlinski au scrutin dépendait uniquement du Premier ministre et candidat à la présidentielle, Vladimir Poutine.
"L'authenticité des signatures n'est pas le sujet. Cette question sera réglée personnellement par Poutine", a-t-il jugé.
A l'inverse, la candidature du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov pourrait être approuvée dans les jours à venir par la Commission électorale, étant donné qu'après vérification de ses parrainages, "le nombre de signatures faussées ou invalidées est de 4,38%", a expliqué Nikolaï Konkine.
Des analystes et des détracteurs du régime russe le soupçonnent d'être soutenu en sous-main par le pouvoir, qui chercherait ainsi à canaliser une partie du mécontentement déclenché par les législatives du 4 décembre.
Premier ministre depuis près de quatre ans, Vladimir Poutine veut revenir après la présidentielle de mars au Kremlin, qu'il avait dû quitter après deux mandats consécutifs (2000-2008).
Il reste le grand favori du scrutin du 4 mars, malgré un mouvement de défiance sans précédent depuis son arrivée au sommet de l'Etat en 2000.
alf/neo/pm (afp/Newsnet)
Créé: 23.01.2012, 12h39
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