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Crise de la dette

La Grèce attend lundi un miracle de la zone euro

Mis à jour le 19.02.2012 3 Commentaires

Comment empêcher la Grèce de sombre ? Ses partenaires au sein de la zone euro se réunissent lundi. Objectif : trouver une solution pour éviter sa mise en faillite dans un mois. Les modalités de l’aide sont encore floues.

Le sort de la Grèce ne laisse personne indifférent. Ici une manifestation dans les rues de à Marseille le 18 février 2012.

Le sort de la Grèce ne laisse personne indifférent. Ici une manifestation dans les rues de à Marseille le 18 février 2012.
Image: AFP

Nouvelles manifestations

Dimanche. Des centaines de personnes commençaient à se rassembler dimanche dans le centre d’Athènes à l’appel des syndicats contre les mesures d’austérité prises par la Grèce pour sécuriser un deuxième plan d’aide de la zone euro destiné à lui empêcher de faire faillite dans un mois.

Inacceptable. Le syndicat du privé GSEE et celui de la fonction publique Adedy entendent "lutter contre l’austérité" et protester contre "les exigences inacceptables" des bailleurs de fonds qui "violent les droits du travail et des conventions collectives".

Salaire. Mesure phare du programme adopté, un abaissement de 22% du salaire minimum.

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Plusieurs dirigeants européens ont affiché leur confiance ces derniers jours dans la possibilité de débloquer la situation lundi au cours d’une réunion des ministres des Finances de l’union monétaire à Bruxelles.

A l’issue d’une conversation téléphonique vendredi entre la chancelière allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement italien Mario Monti et le Premier ministre grec Lucas Papademos, tous trois se sont montrés "confiants dans le fait qu’un accord sur la Grèce puisse être conclu lundi à l’Eurogroupe".

Signes de méfiance

"Nous sommes de plus en plus près d’avoir une base solide pour prendre une décision lundi", a déclaré de son côté le porte-parole du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, qui avait pourtant multiplié les signes de méfiance vis-à-vis d’Athènes ces derniers temps.

Le président français Nicolas Sarkozy a lui aussi "exprimé sa confiance qu’un accord sur un nouveau programme grec soit conclu dans les tous prochains jours, ouvrant la voie à une réduction substantielle de la dette grecque".

Deux volets

L’aide sur la table comporte deux volets interdépendants: un effacement par les créanciers privés d’Athènes de 100 milliards d’euros de dette grecque, et un nouveau plan de sauvetage de 130 milliards d’euros de la part de ses créanciers publics.

Toute la question est maintenant de savoir quelle sera la portée de l’accord qui devrait sortir de la réunion de lundi.

Le feu vert à l’effacement partiel de la dette privée, déjà largement bouclé, semble en bonne voie, et ne peut de toute façon plus attendre: s’il n’est pas mis sur les rails dans les tout prochains jours, il ne sera pas conclu avant l’échéance du 20 mars, date-couperet à laquelle la Grèce devra rembourser 14,5 milliards d’euros de dette, faute de quoi elle sera en défaut de paiement.

Incertitudes

C’est sur le volet de l’aide publique que les incertitudes sont les plus nombreuses. Pour le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, il serait "sage, judicieux et recommandable qu’on se mette d’accord sur les contours" de ce programme lundi.

Certains au sein de la zone euro sont partisans de scinder l’enveloppe, en ne libérant qu’une petite partie de l’aide dans un premier temps, et d’attendre le résultat des élections grecques et les engagements du nouveau gouvernement avant de poursuivre ou non les versements.

La France préfère que l’accord porte sur l’ensemble de l’aide, sachant que les différentes tranches seront de toute façon déboursées en fonction des réformes réalisées par Athènes.

Sous tutelle

Car la zone euro a multiplié les conditions en échange de son assistance, tant et si bien que la Grèce se retrouve quasiment sous la tutelle de ses partenaires.

Ainsi, toute une liste de réformes contenues dans le "mémorandum" convenu avec ses créanciers devront être lancées préalablement au versement d’une première tranche d’aide, ce qui signifie qu’elles devront être votées d’ici fin février ou début mars.

Et la zone euro met aussi la dernière main à la création, réclamée par la France et l’Allemagne, d’un compte bloqué sur lequel sera versée une partie des fonds prêtés à la Grèce afin qu’ils servent en priorité au remboursement de la dette publique.

Quelles modalités de surveillance ?

Cette mesure, qui semble avoir été admise par Athènes, présente un certain nombre de difficultés techniques et il faut notamment décider des modalités de surveillance du mécanisme.

C’est ce à quoi s’emploient de hauts responsables du Trésor des 17, réunis ce dimanche à Bruxelles.

L’autre problème restant à arbitrer concerne le montant exact de l’aide publique: selon une source diplomatique, des besoins à hauteur de 5,5 milliards d’euros supplémentaires ont déjà été identifiés, car la situation de la Grèce s’est dégradée depuis octobre, lorsque la somme de 130 milliards d’euros avait été fixée.

Et il faudra sans doute aller encore plus loin, car à ce stade, les mesures envisagées sont loin de permettre de ramener le taux d’endettement public de la Grèce à 120% du PIB en 2020, comme prévu au départ.

Pas la fin du feuilleton grec

La Banque centrale européenne a commencé à échanger des obligations grecques achetées en-dessous de leur valeur nominale sur le marché secondaire.

Elle entend redistribuer les plus-value réalisées aux Etats de la zone euro, pour que ceux-ci puissent en faire profiter la Grèce, là encore selon des modalités qui n’ont pas encore été fixées.

L’idée de réduire les taux d’intérêt sur les prêts déjà accordés à Athènes est aussi sur la table, mais rapporterait relativement peu, selon une source européenne.

Quant au Fonds monétaire international, il envisagerait de contribuer par un prêt de 13 milliards d’euros au nouveau plan de sauvetage, selon le Wall Street Journal.

Une chose est sûre, quelle que soit l’issue de la réunion de lundi, ce ne sera pas la fin du feuilleton grec, car beaucoup va dépendre désormais de la volonté politique d’Athènes à mettre en oeuvre sa part du contrat.

Créé: 19.02.2012, 11h36

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3 Commentaires

Once Mokedenou

19.02.2012, 12:51 Heures
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Le texte est faux, sur la pancarte. Il dvrait y être indiqué : " nous sommes tous des blaireaux"! Répondre


mais tout à fait

19.02.2012, 14:00 Heures
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Les carottes sont cuites, depuis bien longtemps et pas que pour la Grèce. Que la populace là-bas comme ici continue à refuser la réduction des dépenses de l'état et le seul aboutissement sera la ruine de tous. Un grand merci à tous les imbéciles qui depuis 40 ans ne votent que pour les politiciens qui dépensent le plus au lieu de voter pour ceux qui sont des gestionnaires raisonnables. Répondre




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