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Présidentielle française

La France se réveille avec un nouveau président

Mis à jour le 07.05.2012 7 Commentaires

Il est devenu dimanche le premier président socialiste en France depuis 17 ans. Le gagnant l’a interprété comme une volonté d’en finir avec l’austérité en Europe.

1/36 Toute l'équipe de campagne a salué les partisans du candidat socialiste.
Image: AFP

   

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Après l'élection de François Hollande, nos responsables politiques réagissent à chaud. Tour d'horizon de notre échiquier politique face à son nouvel interlocuteur.

résulats définitifs

François Hollande a remporté l’élection présidentielle avec 51,62% des voix contre 48,38% pour Nicolas Sarkozy, selon les résultats définitifs pour la France entière publiés lundi par le ministère de l’Intérieur.

Le candidat socialiste a recueilli 18’000’438 voix et le président sortant, 16’869’371, soit une différence de 1’131’067 voix.

La participation a été de 80,34%, soit un peu plus de 37 millions de votants, et l’abstention de 19,66%, soit un peu plus de neuf millions.

Les bulletins blancs ou nuls ont représenté 5,80% des votants et 4,66% des inscrits, soit plus de 2,1 millions de personnes. Ces résultats sont soumis à la validation du Conseil constitutionnel avant leur proclamation.
(ats)

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François Hollande, 57 ans, a été élu avec 51,67% des voix contre 48,33% au président sortant, selon des résultats officiels quasi- définitifs du ministère de l’Intérieur. «Les Français en ce 6 mai viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République», a-t-il lancé devant ses partisans à Tulle (centre), son fief, promettant d’être le «président de tous».

«L’Europe nous regarde. Au moment où le résultat a été proclamé, je suis sûr que dans bien des pays européens, ça a été un soulagement, un espoir, l’idée qu’enfin l’austérité ne pouvait plus être une fatalité», a ajouté François Hollande.

Le président élu est revenu sur ce thème devant des dizaines de milliers de supporters en liesse place de la Bastille à Paris: «Dans toutes les capitales, au-delà des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat, il y a des peuples qui grâce à nous espèrent, regardent vers nous et veulent en terminer avec l’austérité».

Première visite en Allemagne

François Hollande a indiqué que sa première visite à l’étranger serait réservée à la chancelière allemande Angela Merkel. Son camp a annoncé qu’il s’était entretenu avec elle dès dimanche soir, de même qu’avec d’autres dirigeants mondiaux, dont le Premier ministre britannique David Cameron, qui l’a félicité au téléphone.

Le président américain Barack Obama a aussi félicité le nouveau chef d’Etat français et l’a invité à une rencontre bilatérale à la Maison Blanche avant les sommets du G8 et de l’Otan prévus dans deux semaines aux Etats-Unis.

François Hollande avait été snobé pendant la campagne par les dirigeants conservateurs européens, en particulier l’Allemande Angela Merkel, qui a soutenu Nicolas Sarkozy et longtemps rejeté sa demande d’une politique de croissance économique au niveau européen.

Pour le socialiste, il faut renégocier le pacte de discipline budgétaire, destiné à juguler la crise de l’euro, et lui adjoindre un volet pour la croissance. Barroso: «générer une croissance durable» «Nous devons maintenant sceller un pacte de croissance pour plus de compétitivité», a dit dès dimanche soir le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle, faisant ainsi un pas dans la direction de M. Hollande.

«Nous avons clairement un objectif commun: relancer l’économie européenne pour générer une croissance durable», a abondé José Barroso, président de la Commission européenne. Austérité rejetée

Nicolas Sarkozy est le dernier en date des dirigeants européens balayés par la crise économique après ceux de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie. Dans plusieurs de ces pays, les politiques d’austérité provoquent des manifestations de rejet, comme en témoigne la percée des partis anti-européens aux élections dimanche en Grèce.

Nicolas Sarkozy a très rapidement concédé la défaite. Il a indiqué qu’il se mettait en retrait de la vie politique, mais laissé planer un doute sur cette prise de distance.

Bataille des législatives

Le camp de François Hollande a appelé les Français à «confirmer, amplifier» la victoire du camp socialiste lors du scrutin législatif de 10 et 17 juin, alors que la droite a mis en garde contre une concentration excessive du pouvoir.

Si les responsables socialistes gardaient une certaine retenue, le peuple de gauche était en liesse dans les rues de France, et singulièrement place de la Bastille, à Paris, symbole des conquêtes politiques socialistes.

La partie ne sera pas simple pour François Hollande, parti en campagne en outsider total il y a un an. Outre sa priorité de renégocier le traité européen, il entend retrouver l’équilibre budgétaire en 2017, taxer les plus riches, lutter contre le chômage en créant des emplois notamment pour les jeunes.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, qui a obtenu 17,9% des voix au premier tour et n’avait pas donné de consigne de vote, a exhorté ses partisans à construire «une opposition qui tranche idéologiquement et surtout qui soit digne de confiance», estimant que François Hollande décevrait «vite». (ats/afp/reuters/Newsnet)

Créé: 07.05.2012, 06h25

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7 Commentaires

Ce Clean

07.05.2012, 10:29 Heures
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Enfin un homme normal à la présidence française. Son prédécesseur, en se limitant à brasser de l'air et jeter de l'huile sur le feu, n'a fait que protéger l'axe franco-allemand au détriment des autres pays de l'UE qui sont aujourd'hui en récession. Il ne sera pas facile pour le nouveau président de réparer les nombreux dégâts causés par Sarkoléon et sa troupe de lieutenants formatés et muselés. Répondre


Jean Rigole

07.05.2012, 11:58 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

A partir de tout de suite il ne pourra plus mettre tous les torts sur Sarkozy. Eh oui quand les principaux points du programme sont: 1. Toutsaufsarko et 2. Fairepayerlesriches le réveil va être dur dur ..... M'enfin les Français se sont laisser berner ils l'ont élu - maintenant on va rigoler! Répondre



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