Grande-Bretagne
James Murdoch met David Cameron sur le gril
Articles en relation
- Des têtes tombent dans l'enquête sur des pots de vin
- James Murdoch n'est plus président de BSkyB
- James Murdoch démissionne de News International
- Murdoch lance son «Sun on Sunday»
- Dix-neuf victimes, dont Jude Law, indemnisées par le groupe Murdoch
Partager & Commenter
Mots-clés
"C’était dans le cadre d’une petite discussion avant un dîner" le 23 décembre 2010, a expliqué James Murdoch, devant une commission indépendante sur les pratiques de la presse qui l’a questionné mardi sur les liens entre la famille Murdoch et les politiques.
David Cameron avait affirmé l’an dernier "n’avoir eu aucune conversation inappropriée", en réponse à une question au Parlement pour savoir s’il avait discuté de BSkyB avec James Murdoch lors de ce dîner.
Downing Street ne commente pas
Mardi, un porte-parole de Downing Street a refusé de commenter les déclarations de James Murdoch, estimant que ce dernier s’était exprimé dans le cadre d’une "enquête publique" qui "doit poursuivre son cours".
Le groupe Murdoch, News Corp., qui possède déjà 39,1% de BSkyB, avait fait en 2010 une offre de près de 10 milliards d’euros pour bénéficier de la totalité des formidables profits générés par le bouquet satellitaire britannique. Mais il avait dû renoncer à ce rachat en juillet 2011, en pleine affaire des écoutes téléphoniques au News of the World, un tabloïd britannique appartenant à son empire de presse.
James Murdoch a par ailleurs reconnu mardi avoir rencontré à douze reprises David Cameron lorsque ce dernier était chef de l’opposition, à savoir avant la victoire des conservateurs aux législatives de mai 2010.
Dossier très sensible
Il a aussi nié que le tabloïd The Sun, appartenant à News Corp. et plus gros tirage de la presse britannique, ait soutenu les conservateurs pendant la campagne électorale en vue de faire avancer le projet de rachat de BSkyB. Ce dossier était très sensible, ses détracteurs craignant qu’il ne menace le pluralisme des médias au Royaume-Uni.
James Murdoch, 39 ans, s’exprimait mardi devant la commission Leveson, mise en place par le gouvernement britannique l’an dernier à la suite du scandale des écoutes qui a provoqué la fermeture du News of the World. Il était appelé à la barre car il a dirigé jusqu’en février News International, filiale qui chapeaute les journaux britanniques de l’empire Murdoch, mais aussi BSkyB jusqu’en avril.
Il a répété qu’il ignorait l’ampleur des écoutes téléphoniques au News of the World, pensant qu’elles n’étaient le fait que d’un seul reporter. Il avait déjà adopté cette position lors de précédentes auditions, en 2011, devant une commission parlementaire sur cette affaire.
Rupert Murdoch mercredi
Rupert Murdoch doit lui témoigner mercredi, et éventuellement jeudi, devant la commission Leveson, qui procède à des auditions de victimes des écoutes et de responsables de presse.
Cette commission est chargée de faire la lumière sur le scandale des écoutes - qui a ébranlé le monde politique, la police et les médias britanniques - et sur les pratiques des médias en général. Elle doit formuler d’ici la fin de l’année des recommandations pour empêcher de nouvelles dérives. (afp/Newsnet)
Créé: 24.04.2012, 14h13
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction





Veuilliez attendre s'il vous plaît 
























































