Présidentielle française
Hollande vient serrer la main de Sarkozy
Mis à jour le 09.02.2012 5 Commentaires
Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande saluant le président Nicolas Sarkozy lors d'un dîner à Paris.
Dossiers
Articles en relation
Le président français Nicolas Sarkozy et le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande se sont serré la main mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Ils se sont salués à deux mois et demi du scrutin qui devrait les voir s'opposer.
Le président de la République et le candidat socialiste étaient placés à deux tables différentes, lors de ce rendez-vous traditionnel du tout Paris politique.
François Hollande a lui rejoint Nicolas Sarkozy à la sienne vers la fin du repas, après le discours du président-invité d'honneur. Le chef de l'Etat s'est levé et les deux hommes, souriants et détendus, ont échangé une poignée de mains et quelques mots sous un déluge d'éclairs de flash.
Le président du CRIF, Richard Prasquier, les a rejoints pour se faire photographier au milieu d'eux, avant que François Hollande s'éloigne, tandis que Nicolas Sarkozy se rasseyait.
Villepin présent sur place
La scène, guettée par tous les journalistes présents, a duré au total moins d'une minute.
Deux «petits» candidats, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin et Corinne Lepage, écologiste venue du centre, avaient eu les honneurs des caméras à leur arrivée dans le pavillon du Bois de Boulogne où avait lieu le dîner.
Mais ils ont rapidement été rendus à un relatif anonymat, tant journalistes et invités n'avaient d'yeux que pour Nicolas Sarkozy, pas tout à fait candidat mais déjà en campagne, et pour François Hollande, le favori des sondages.
Dominique de Villepin, prétextant «d'autres engagements», n'est d'ailleurs pas resté pour écouter le discours de Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre sous la présidence de Jacques Chirac dans les années 2002-2007.
Mesure évoquée
«Je viens chaque année, il n'y a pas de raison en 2012 de modifier ce qui est pour moi un rendez-vous avec les Juifs de France», a de son côté déclaré François Hollande à son arrivée, une demi-heure avant Nicolas Sarkozy. «Je ne sais pas qui prononcera le message en 2013», a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat français est arrivé en compagnie des parents du soldat franco-israélien Gilad Shalit, libéré en octobre dernier contre des centaines de détenus palestiniens après plus de cinq ans de détention dans la bande de Gaza.
Il est monté à la tribune avec le père du soldat, dont il a dénoncé les ravisseurs au début de son discours.
Appel lancé
«Honte à ceux qui ont fait cela», a-t-il déclaré. «Aucune idée, aucune idéologie, aucune situation ne peut justifier ce qui a été fait à Gilad Shalit», a-t-il déclaré.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il serait intransigeant sur la sécurité d'Israël, qui «doit savoir qu'il ne sera pas seul» face aux menaces de l'Iran et de son programme nucléaire.
Il a également de nouveau plaidé pour la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat israélien en invoquant l'exemple de la réconciliation franco-allemande et de l'amitié aujourd'hui «sacrée» entre la France et l'Allemagne.
Créé: 09.02.2012, 08h32
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:
5 Commentaires
Ras le bol de la Tribune .fr , on ne peut pas ouvrir la tribune sans Sarko et ses collègues. Répondre
Je crois que l'on avait bien compris que c'était blanc bonnet et bonnet blanc, ce qui sûr c'est que ces hommes politiques ont précipité la France dans le déclin et la dégénérescence et la décadence, les trois d. Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 




