La Une | Vendredi 25 mai 2012 | Dernière mise à jour 21:53
Implants mammaires PIP

Berlin recommande le retrait des prothèses, Londres s'y refuse

Mis à jour le 06.01.2012 1 Commentaire

Les pays se montrent divisés sur les recommandations à donner au sujet des prothèses mammaires défectueuses de la société française PIP. L'Allemagne prône leur retrait, contre l'avis de la Grande-Bretagne.

Les prothèses mammaires PIP sont au coeur d'un scandale mondial.

Les prothèses mammaires PIP sont au coeur d'un scandale mondial.
Image: AFP

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Estimation «relative» en Suisse

En Suisse, au moins 280 femmes sont porteuses de ce type d’implants, selon des estimations. Mais ce chiffre est «relatif», étant donné que les femmes qui se font opérer à l’étranger ne sont pas recensées, a indiqué vendredi à l’ats un porte-parole de l’Institut des produits thérapeutiques Swissmedic, Daniel Lüthi.

La Société suisse de chirurgie plastique, réparatrice et esthétique (SSCPRE) doit annoncer dans deux semaines des chiffres après avoir consulté ses membres, a précisé à l’ats sa directrice, Catherine Perrin. Les deux institutions ont reçu quelques appels de femmes de manière isolée depuis le début de l’affaire, auxquelles elles suggèrent de contacter leur médecin.

Swissmedic ne recommande pas le retrait préventif des prothèses mammaires PIP. Selon l’institut, il n’y a pas de nouvelles données scientifiques sur un risque accru de cancer.

L’Allemagne et la République tchèque ont recommandé vendredi le retrait des prothèses mammaires défectueuses de la société française PIP, qui concerneraient 400’000 à 500’000 femmes dans le monde. De son côté, Londres estime une telle recommandation injustifiée.

Les autorités sanitaires allemandes ont dit réagir «à titre préventif» après qu’un nombre croissant de médecins et d’hôpitaux se furent manifestés pour signaler des problèmes avec ces implants notamment des ruptures de l’enveloppe de prothèse, a expliqué l’Institut fédéral pour les produits médicaux (BfArM), placé sous la tutelle du ministère de la Santé.

L’Institut n’était pas en mesure de préciser le nombre de cas concernés, mais selon la presse, 7500 femmes porteraient un implant de Poly Implant Prothèse (PIP), société en faillite depuis mars 2010 et au coeur de ce scandale planétaire. Dix-neuf cas de prothèses défectueuses avaient été répertoriés fin décembre dans le pays.

La République tchèque a également décidé d’agir en recommandant aux quelque 2000 femmes qui ont reçu des prothèses mammaires PIP dans le pays de les faire retirer.

Mais la Grande-Bretagne a assuré n’avoir trouvé aucun élément plaidant en faveur d’un «retrait généralisé» de ces implants dont sont dotées 42.000 femmes. Londres a néanmoins assuré que les femmes opérées dans le secteur public hospitalier pourraient les faire retirer gratuitement si elles le désiraient.

Plaintes au Venezuela

Un groupe de Vénézuéliennes a également déposé vendredi une requête devant un tribunal civil de Caracas contre la société PIP et son distributeur local pour obtenir le remboursement des frais de remplacement de leurs implants mammaires.

Le gouvernement vénézuélien a déjà annoncé il y a plusieurs jours que le retrait de ces prothèses serait gratuit dans tous les établissements de santé du pays, mais il avait précisé que leur remplacement ne serait pas pris en charge.

Au Venezuela, environ 40’000 mammoplasties sont réalisées chaque année, mais aucune estimation du nombre de porteuses d’implants PIP n’a été communiquée. En France, où le scandale a éclaté le mois dernier, 20 cas de cancers, dont 16 du sein, ont été enregistrés chez des porteuses d’implants PIP, sans qu’un lien de causalité ne soit établi. Les autorités ont recommandé aux 30’000 femmes concernées de se faire retirer ces implants.

Gel de silicone non médical

Certaines de ces prothèses sont remplies d’un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l’enveloppe de la prothèse, selon le gouvernement français.

L’entreprise PIP produisait jusqu’à 100’000 prothèses par an, dont 84% partaient à l’exportation, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. De 400’000 à 500’000 femmes seraient porteuses d’implants PIP dans le monde.

Jean-Claude Mas, le fondateur de PIP, a admis devant les enquêteurs avoir produit un gel de silicone non homologué, issu d’une formule de sa production et dissimulé à l’organisme certificateur. Pour lui, ses prothèses ne présentent cependant «aucun risque pour la santé».

«Je savais que ce gel n’était pas homologué, mais je l’ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (...) et de bien meilleure qualité», a expliqué M. Mas en octobre aux gendarmes.

Estimation «relative» en Suisse

En Suisse, au moins 280 femmes sont porteuses de ce type d’implants, selon des estimations. Mais ce chiffre est «relatif», étant donné que les femmes qui se font opérer à l’étranger ne sont pas recensées, a indiqué vendredi à l’ats un porte-parole de l’Institut des produits thérapeutiques Swissmedic, Daniel Lüthi.

La Société suisse de chirurgie plastique, réparatrice et esthétique (SSCPRE) doit annoncer dans deux semaines des chiffres après avoir consulté ses membres, a précisé à l’ats sa directrice, Catherine Perrin. Les deux institutions ont reçu quelques appels de femmes de manière isolée depuis le début de l’affaire, auxquelles elles suggèrent de contacter leur médecin.

Swissmedic ne recommande pas le retrait préventif des prothèses mammaires PIP. Selon l’institut, il n’y a pas de nouvelles données scientifiques sur un risque accru de cancer. (ATS/AFP/Newsnet)

Créé: 06.01.2012, 21h31

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1 Commentaire

Ronald Fries

08.01.2012, 02:42 Heures
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Bien entendu, les implants mammaires de celles qui "en veulent" (je ne parle pas des cas médicaux ou des ablations dues au cancer ou accidents) sont bien plus importants que nos petits problèmes d'énergie et de contamination de l'environnement. C'est bien pour cette raison que des articles de ce genre sont plus courus. Le futur de la planète on s'en balance complètement! Pas vrai les Verts? Répondre




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