Syrie
«Tout Damas tremble au son des pilonnages»
Convergence de vues entre la France et le Qatar
François Hollande et l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, ont constaté mercredi leur «convergence de vues» sur la Syrie. Ils ont «décidé de coordonner leurs efforts» pour une «transition politique» à Damas, a indiqué la présidence française à l'issue de leur rencontre.
Le président français, selon le communiqué de l'Elysée, «a souligné qu'il ne peut y avoir de solution politique sans le départ de Bachar al-Assad» et rappelé «l'engagement de (la France) en faveur d'une Syrie libre, démocratique, respectueuse des droits de l'Homme et de chacune de ses communautés».
Au cours de cet entretien, François Hollande a également «exprimé sa volonté de renforcer le partenariat solide, confiant et ambitieux que la France et le Qatar ont établi de longue date», a poursuivi la présidence. Cette rencontre était, en l'espace de trois jours, la troisième consacrée à ce dossier par le chef de l'Etat français.
Articles en relation
- Damas serait prêt à discuter la démission d'Assad
- Obama évoque une intervention militaire en Syrie
- Impuissants, les observateurs de l'ONU quittent le pays
Partager & Commenter
Mots-clés
Les combats ne connaissent aucun répit en Syrie. L'armée a bombardé mercredi le sud de Damas à l'obus et à la roquette et tiré avec des mitrailleuses embarquées sur des hélicoptères, rapportent des rebelles. Elle tente ainsi de renforcer la mainmise du président Bachar al-Assad sur la capitale.
Une quarantaine de personnes ont été tuées dans ce bombardement, le plus important ce mois-ci, selon les rebelles. Au total, 77 personnes ont péri mercredi en Syrie, dont 45 civils, 19 soldats et 13 rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
«Tout Damas tremble au son des pilonnages», a déclaré une habitante de Kfar Souseh, un des quartiers frappés par l'offensive militaire lancée contre les rebelles. Au moins 22 personnes y sont mortes, et 18 autres ont été tuées dans le quartier voisin de Nahr Eisha, selon des activistes de l'opposition.
Un journaliste proche de l'insurrection, Mossab al Odaallah, qui travaillait pour le journal gouvernemental «Tichrine», a été tué par balle à bout portant à son domicile du quartier de Nahr Eicha lors d'une perquisition de l'armée.
L'information, donnée par des militants de l'opposition, n'a pas pu être confirmée de source indépendante. Ce regain de violences coïncide avec le départ des observateurs de l'ONU, dont la mission a échoué.
Alep, Deraa, Idleb
A Alep, deuxième ville du pays, l'aviation a bombardé le quartier de Cheikh Saïd (sud) après des affrontements entre rebelles et soldats près d'un entrepôt de missiles, selon l'OSDH. L'armée a tiré des obus sur d'autres quartiers tenus par les insurgés, y compris ceux de Chaar, Sakhour et Hanano, a poursuivi l'ONG basée à Londres et proche de l'opposition.
Dix civils et deux rebelles ont trouvé la mort lors de combats dans la province méridionale de Deraa, alors que dans la province septentrionale d'Idleb, sept rebelles et trois civils ont été tués, de même source.
Au total 198 personnes ont péri mardi, 127 civils, 20 rebelles et 51 soldats, selon la même source, surtout aux alentours de Damas, d'Alep, et dans la ville de Deraa, dans le Sud.70'000 réfugiés en Turquie
Les Nations unies estiment que le nombre de morts depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad, il y a dix-sept mois, atteint désormais 18'000.
Environ 2500 Syriens fuyant le conflit se sont par ailleurs réfugiés en Turquie au cours des dernières 24 heures, ont dit un responsable turc et des membres de l'opposition. Ce qui porte à près de 70'000 le nombre de Syriens réfugiés dans ce pays.
Tache d'huile
Les forces loyalistes ont reculé en plusieurs endroits, mais ont intensifié les combats à Damas et à Alep, la capitale économique du pays.
L'armée syrienne se bat également pour conserver une base militaire et un aérodrome près d'Abu Kamal, dans l'est du pays non loin de la frontière irakienne. Les rebelles tiennent la ville, mais l'armée régulière contrôle les alentours, a déclaré le maire d'une ville irakienne voisine.
Le conflit, qui oppose les rebelles, à majorité sunnite, au pouvoir appartenant à la minorité chiite alaouite, menace de faire tache d'huile. Au Liban voisin, une dizaine de personnes ont été tuées dans des heurts opposant ces deux communautés dans la ville de Tripoli.
Menaces et mises en garde
Sur le plan diplomatique, les États-Unis et Israël s'inquiètent de l'usage que pourrait faire le pouvoir syrien des armes chimiques qu'il détient, et du fait qu'il puisse en perdre le contrôle. Barack Obama a menacé lundi d'»énormes conséquences» en cas d'utilisation ou même de déplacement par le président syrien d'armes chimiques.
Allié de la Syrie depuis des décennies, Moscou considère en revanche que le gouvernement syrien n'a pas l'intention d'utiliser ces armes et est capable de les défendre, peut-on lire dans le journal russe «Kommersant». Le quotidien cite une source proche du ministre des Affaires étrangères.
(ats/Newsnet)
Créé: 22.08.2012, 18h51
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























