Syrie
La bataille contre l'armée de l'air a démarré
Mis à jour le 01.09.2012 2 Commentaires
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Les insurgés syriens ont multiplié samedi leurs attaques contre les forces du régime de Bachar al-Assad. Ils ont concentré leurs opérations contre les infrastructures de l'armée de l'air, responsable chaque jour, selon des militants, de dizaines de victimes.
Signe que, près d'un an et demi après le début de la révolte contre le régime, le conflit s'est durci, le mois d'août a été le plus sanglant avec près de 5000 tués, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les chars de l'armée, qui encerclent la plupart des bastions rebelles dans plusieurs villes ou provinces à travers le pays, ont violemment bombardé samedi ces zones, théâtre par ailleurs de combats, selon l'OSDH.
Les insurgés ont marqué des points en s'emparant vendredi soir du principal bâtiment d'une base aérienne à Boukamal (est), à la frontière irakienne, aussi selon l'OSDH.
Plusieurs violences évoquées
Selon des éléments qui n'ont pas pu être vérifiés par l'OSDH, les insurgés ont mis la main sur des missiles anti-aériens.
Toujours à Boukamal, les rebelles ont attaqué le bâtiment de la sécurité militaire ainsi que l'aéroport militaire de Hamdane.
Près d'Idleb (nord-ouest), les insurgés ont affirmé, après une attaque jeudi, tenir une partie de l'aéroport d'Abou el-Zouhour, l'un des deux plus importants de la province. Ils avaient attaqué mercredi l'autre aéroport, à Taftanaz, affirmant avoir détruit plusieurs appareils sans toutefois parvenir à prendre le contrôle du site.
Tirs
Des hélicoptères de cette base ont continué samedi de survoler Taftanaz, vidée de la plupart de ses habitants depuis des semaines, en ouvrant le feu à plusieurs reprises, selon un journaliste sur place. Ils tentaient de débusquer les rebelles dissimulés dans les habitations.
Un peu plus à l'est, armée et insurgés se livrent toujours une féroce bataille depuis plus d'un mois pour le contrôle d'Alep, métropole stratégique.
A Damas et sa région, au moins 18 cadavres non identifiés d'hommes sommairement exécutés ont été découverts, selon l'OSDH. Ces découvertes macabres se sont multipliées ces dernières semaines et les exécutions sommaires sont de plus en plus courantes en Syrie, a affirmé cette ONG.
Rencontre évoquée par Ban
Dans un bilan provisoire donné par l'OSDH, 60 personnes ont péri dans les violences à travers le pays, en majorité des civils dans et autour d'Alep (nord), Hama (centre), Deraa (sud), Idleb (nord-ouest) ainsi que dans la province de Damas. L'ONG a fait état de 125 tués vendredi, jour traditionnel des manifestations contre le régime.
Le jour de sa prise de fonctions officielle, l'émissaire international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a appelé sur la chaîne Al-Arabiya "toutes les parties à cesser la violence", tout en jugeant que le gouvernement assumait "une plus grande responsabilité" dans l'arrêt des hostilités.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré à Reuters avoir eu une "longue discussion avec les responsables syriens", à Téhéran en marge d'une réunion des non-alignés.
Critique
"La responsabilité première échoue au gouvernement syrien", a-t-il dit après avoir toutefois critiqué l'usage de moyens militaires par chacune des parties.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé les pays arabes et occidentaux qui "disent que le gouvernement doit être le premier à arrêter (le combat) et à retirer toutes ses troupes et ses armes des villes" avant d'"appeler l'opposition à faire de même".
"Cela c'est un schéma totalement irréalisable. Ou bien les gens sont naïfs ou bien il s'agit d'une sorte de provocation", a-t-il estimé.
Plus de 26'000 tués
Aucune issue n'est en vue après plus de 17 mois de violences qui ont fait plus de 26'000 tués, en majorité des civils, selon l'OSDH.
Le Danemark a annoncé qu'il allait débloquer deux millions d'euros supplémentaires pour aider les réfugiés, au lendemain d'un appel à la mobilisation de la France à "tous les donateurs" pour accroître l'aide à ces Syriens qui ont dû fuir à l'étranger.
Et la Jordanie a dit samedi avoir besoin de 700 millions de dollars pour accueillir jusqu'à 240'000 réfugiés. Selon l'ONU, il y a au moins 1,2 million de déplacés en Syrie et près de 229'000 réfugiés officiellement enregistrés dans les pays voisins (Turquie, Jordanie, Liban et Irak). (ats/Newsnet)
Créé: 01.09.2012, 21h27
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2 Commentaires
Mais de qui se moque t 'on ? La fameuse OSDH, qu'on cite à tout bout de champ comme référence et source des infos provenant de Syrie, n'est en fait composé que d'une seule personne qui de surcroit vit...dans la banlieue de Londres.Bonjour la crédibilité et bonjour l'intox . Mes sources . Le CICR . Répondre
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