Syrie
De violents combats se poursuivent à Alep
Mis à jour le 21.07.2012 1 Commentaire
Le CICR prêt à accueillir les déplacés
Les conditions de vie se détériorent à Damas poussant les civils à se déplacer et à chercher refuge à l'extérieur du pays, a déploré à Genève le Comité international de la Croix-Rouge. Le CICR prépare par conséquent plusieurs écoles pour les accueillir.
«A Damas, les gens continuent à chercher désespérément à être en sécurité», a indiqué le CICR. «Chaque jour présente de nouveaux défis pour les personnes piégées au milieu des combats: il leur est de plus difficile de sortir et d'acheter les fournitures quotidiennes», a déclaré Marianne Gasser, la responsable de la délégation du CICR en Syrie.
«Les différents quartiers de Damas ont été coupés les uns des autres, et ceci fait qu'il est de plus en plus difficile de se déplacer», a-t-elle ajouté, précisant que «les besoins humanitaires s'accroissent alors que la situation s'aggrave et qu'un grand nombre de personnes fuient leurs quartiers en quête d'un lieu sûr».
Le CICR soutient que si certains parviennent à fuir le pays, d'autres trouvent refuge dans des bâtiments publics, dont des écoles. Le CICR et le Croissant Rouge arabe syrien se sont mobilisés pour préparer les écoles à l'accueil des déplacés. Près de 60 écoles ont été ouvertes dans la région rurale de Damas. Plus de 11'800 personnes y ont déjà trouvé refuge», selon Mme Gasser.
Le CICR apporte également son soutien au Croissant Rouge arabe syrien pour mettre en place des unités de soins qui pourront être mises à disposition des écoles accueillant les civils. Des experts du CICR étudient encore le système sanitaire des écoles pour savoir si ces établissements scolaires pourront offrir de l'eau potable aux déplacés et pour qu'ils puissent vivre dans des conditions d'hygiène acceptables. Le Croissant Rouge arabe syrien a en outre commencé à distribuer de l'aide humanitaire dans 25 écoles.
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Les combats se poursuivaient samedi à Alep, ville la plus peuplée de Syrie, entre l'armée régulière et les rebelles. La France dit souhaiter la formation rapide d'un gouvernement provisoire, alors que les rumeurs de déplacement d'armes chimiques perdurent.
L'armée syrienne a pénétré samedi dans un quartier tenu par les rebelles à Alep (nord). Selon des opposants, des centaines de familles auraient fui les combats, après que l'armée est entrée dans le quartier de Saladin, tenu depuis deux jours par les rebelles. Des affrontements ont aussi été signalés à al Sakhour, un quartier pauvre et fortement peuplé des environs de la ville.
Les habitants de Damas décrivaient, eux, samedi une ville relativement calme, malgré des explosions et des coups de feu sporadiques. Mais la nuit de vendredi à samedi a été secouée de bombardements sur certains quartiers de la capitale par les hélicoptères et les chars de l'armée syrienne, qui tentent de mater les rebelles.
D'autres affrontements ont eu lieu samedi à la frontière avec l'Irak et la Jordanie. Les rebelles contrôleraient deux des trois postes-frontières entre la Syrie et l'Irak, selon les autorités irakiennes. Les insurgés avaient déjà pris jeudi le contrôle de la totalité de ces postes-frontières, mais en avaient ensuite perdu deux, ne conservant que celui de Boukamal (appelé Qaim côté irakien) malgré un pilonnage des forces du régime syrie
Au moins nonante personnes, en majorité des civils, auraient péri samedi en Syrie, au premier jour du jeûne du ramadan, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) basé à Londres
Reconquête
Samedi, l'Armée syrienne libre (ASL) aurait reconquis le poste- frontière de Yaribiyah, dans le nord de l'Irak, selon le gouverneur de la province de Ninive, Athil al-Noujaifi. Dans le sud de l'Irak, seul le poste-frontière d'al-Walid resterait encore aux mains de l'armée régulière.
Au poste de Yaribiyah, le lieutenant Mohammed Khalaf al-Chammari a indiqué que les rebelles avaient «hissé le drapeau de l'ASL et déchiré des portraits (du président syrien) Bachar al- Assad».
L'ASL aurait aussi tenté de prendre le contrôle de Nassib, un poste-frontière avec la Jordanie, mais aurait été repoussée par les troupes régulières, selon un haut responsable de la sécurité jordanien.
Ce poste-frontière relie Deraa, en Syrie, et la province jordanienne de Ramtha, qui accueille un grand nombre de réfugiés syriens. Au total, le royaume jordanien accueillerait présentement plus de 140'000 Syriens.
Déplacements d'armes chimiques
Un général syrien qui a fait défection a affirmé pour sa part que les forces de Bachar al-Assad déplacent des armes chimiques à travers le pays. «Le régime a commencé à déplacer son arsenal chimique et à le redistribuer», selon le général Moustafa Cheikh.
«Ils les déplacent des entrepôts vers de nouveaux sites», a-t-il déclaré. «Ils veulent brûler le pays. Le régime ne peut pas tomber sans commettre un bain de sang», selon lui. Mais les propos de l'officier n'ont pu être confirmés de source indépendante. Damas nie de son côté toute intention de la sorte.
Les Etats-Unis déclarent, eux, surveiller attentivement le stock d'armes chimiques de la Syrie et se disent «très préoccupés» quant à leur sécurité, a déclaré samedi la Maison blanche. «Nous pensons que le stock d'armes chimiques reste contrôlé par le gouvernement», selon Tommy Vietor, porte-parole de la présidence américaine.
Transition
Sur le terrain diplomatique, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé qu'il dépêchait en Syrie le sous-secrétaire général chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. Le diplomate français est chargé de rendre compte de la situation sur place. M. Ban a dit souhaiter que la mission se concentre sur la mise en oeuvre d'une transition politique.
Quant au ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, il a lancé un appel à la constitution d'un gouvernement provisoire par l'opposition syrienne. «Le moment est venu de préparer la transition et le jour d'après», a-t-il dit. Il a indiqué avoir eu des contacts «dans cet esprit» avec la Ligue arabe et le Qatar. (ATS/Newsnet)
Créé: 21.07.2012, 19h46
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La rédaction
1 Commentaire
En attendant d'utiliser ces armes chimiques le massacre de la population Syrienne se perpétue grâce à des armes traditionnelles bien suisse, pays qui "commence à se demander s'il faut continuer à livrer du matériel militaire au gouvernement Syrien".Merci à nos dirigeants et nos industriels de l'armement (RUAG, entre autres) de nous rendre complices de ce génocide. Honte sur nous! Répondre
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