Syrie
Le double-attentat à Damas remet en cause le plan Annan
Mis à jour le 10.05.2012 1 Commentaire
Des voitures sont en flammes sur le lieu d'une des explosions.
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Après ce terrible attentat qui a frappé un quartier de la capitale syrienne, certains dirigeants de l'opposition jugent désormais caduc le plan de paix de Kofi Annan.
Ces attaques sont survenues alors que les mises en garde internationales contre une guerre civile se font de plus en plus pressantes face aux violations répétées du cessez-le-feu instauré le 12 avril, la communauté internationale restant impuissante à résoudre la crise.
Comme à chaque attentat, régime et rébellion se sont accusés mutuellement de les avoir commises.
Les violences ont également fauché jeudi la vie d'au moins 12 personnes ailleurs dans le pays, dont notamment quatre civils tués par les «chabbiha» (milices pro-régime) à Homs (centre), cinq agents de renseignement dans une explosion à Alep (nord) et un enfant à Idleb (nord-ouest).
Kofi Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie à l'origine d'une trêve entrée en vigueur le 12 avril mais violée quotidiennement depuis, a condamné des actes «odieux et inacceptables». Lui emboîtant le pas, les Etats-Unis ont estimé que les attaques de Damas n'étaient pas représentatives de l'opposition et rappelé l'urgence d'une solution politique.
Le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l'organisation Ban Ki-moon, condamnant également les attentats, ont appelé les parties à se conformer au plan Annan.
Renseignements militaires
Les deux explosions, qui ont eu lieu presque simultanément, se sont produites peu après 8h dans le quartier d'Al Kazaz (sud), où se trouve un complexe abritant des services de renseignement militaire du régime de Bachar al Assad.
D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui avance le bilan de 59 morts, «la plupart des victimes sont des agents de sécurité».
«C'est un nouvel exemple des souffrances du peuple syrien (...)», a déclaré le général Robert Mood, chef de la mission des observateurs de l'ONU chargés de superviser la trêve, qui s'est rendu sur le site.
L'OSDH, qui s'efforce de recenser systématiquement les violences à travers le pays, a estimé avant le double attentat que 849 personnes - 628 civils et 221 soldats parmi lesquels 31 déserteurs - avaient été tuées depuis la trêve du 12 avril.
«L'oeuvre des Saoudiens»
Dans une lettre adressée à l'ONU, Damas voit dans ces attentats la preuve que la Syrie est visée par un «complot terroriste» financé par l'étranger. Le régime y fait notamment allusion à l'Arabie saoudite et au Qatar, les pays arabes les plus virulents à l'égard du régime.
Le Qatar a de son côté condamné les attentats et appelé toutes les parties à faire cesser le bain de sang, qui a fait plus de 9000 morts depuis la mi-mars 2011 selon l'ONU et 2600 morts dans les rangs des forces de sécurité selon Damas.
Intervention internationale réclamée
«Nous attendons que Kofi Annan déclare que son plan est dans l'impasse et que le régime syrien doit être considéré comme responsable de la poursuite de ses opérations», a déclaré Samir Nachar, membre du bureau exécutif du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition au régime.
«Nous voulons une intervention internationale pour faire cesser cette politique meurtrière», a-t-il ajouté. Samir Nachar a accusé l'Etat syrien d'avoir commis le double attentat afin de faire peur aux manifestants et aux observateurs, un argument repris par les dirigeants de l'Armée syrienne libre (ASL).
«Le gouvernement cherche à faire échouer le plan Annan», a déclaré son chef, le général Moustafa al Cheikh, expliquant que l'ASL n'avait elle-même pas les moyens de mener de telles opérations.
Riad al Asaad, chef des opérations de l'ASL, a averti de son côté que les rebelles étaient prêts à reprendre leurs attaques dès qu'Annan annoncerait l'échec de son initiative. Les militants anti- régime ont eux appelé sur Facebook les Damascènes à manifester vendredi pour «se révolter» contre le régime «assassin». (afp/ats/Newsnet)
Créé: 10.05.2012, 08h51
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La rédaction
1 Commentaire
On peut dire un grand merci au USA et UE pour s'être associé à AL Qaida et en arriver à cette situation en Syrie. Honte à vous messieurs de l'UE, vous êtes l'empire du mal sur cette planète. Répondre





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

































































