Québec
Négociations cruciales pour dénouer la crise étudiante
Mis à jour le 28.05.2012 1 Commentaire
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L'espoir d'un dénouement dans ce différend qui n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis 106 jours est grand dans la population. Mais les principaux protagonistes sont restés prudents dans leurs déclarations avant cette rencontre dite «de la dernière chance».
«Je me présente ici sans être fermée à rien, avec ouverture», a déclaré la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, en réponse à la presse qui lui demandait si le gouvernement était prêt à reculer sur la hausse des frais de scolarité, question au coeur du conflit.
«Il faut être positif et confiant. Si on n'est pas confiant et positif, c'est sûr qu'on n'arrivera à rien. On va franchir les étapes une à une», a-t-elle ajouté à son arrivée devant l'édifice à Québec où se déroulaient les négociations.
Droits de scolarité
Les étudiants ont insisté sur le fait que la discussion devait nécessairement porter sur les droits de scolarité, à l'origine du litige qui dure depuis février, ainsi que sur la loi spéciale controversée destinée à mettre fin au mouvement de contestation.
Si Mme Courchesne «refuse d'aborder les frais de scolarité et la loi 78, c'est sûr qu'on peut sérieusement douter du temps qu'on va passer autour de la table», a dit Gabriel Nadeau-Dubois, porte- parole de la Classe, le plus radical des syndicats étudiants.
Cette loi qui limite le droit de manifester déchire la société québécoise, et depuis son adoption il y a dix jours, des milliers de Québécois descendent dans la rue tous les soirs avec des casseroles pour protester contre le gouvernement libéral (centre-droit) du Premier ministre Jean Charest, au pouvoir depuis neuf ans.
«On est ici pour négocier, pour trouver une solution à cette crise, pour aborder les droits de scolarité», a déclaré pour sa part Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (Fecq), le plus modéré des dirigeants étudiants.
Une augmentation qui fâche
Concernant les droits de scolarité, la ministre Michelle Courchesne devrait «mettre quelque chose sur la table», assurait lundi le quotidien «La Presse», citant des sources proches de la négociation.
Le gouvernement, qui a déjà accepté d'étaler sur sept ans au lieu de cinq ans initialement la hausse des droits de scolarité, n'aurait cependant pas l'intention de repousser d'un an son entrée en vigueur, prévue à l'automne, comme l'avait réclamé les étudiants.
Les droits de scolarité doivent augmenter de 1780 dollars sur sept ans (environ 254 dollars/an) pour atteindre près de 4000 dollars par année, plus près de la moyenne nord-américaine. (ats/Newsnet)
Créé: 28.05.2012, 22h23
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La rédaction
1 Commentaire
La parole au peuple. Les gouvernements ne peuvent plus manipuler impunément les gens et leur faire accepter n'importe quoi. "Quand des millions de personnes se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la révolution sera logique et inévitable". livre "les corps indécents". Il va falloir s'y faire. Au Canada comme ailleurs. Répondre
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