Election présidentielle
Hugo Chavez reste aux commandes du Vénézuela
Mis à jour le 08.10.2012 1 Commentaire
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Un scrutin «calme et transparent»
La délégation suisse invitée comme observatrice à l'élection présidentielle au Venezuela n'a fait état d'aucun problème majeur. Elle évoque même un scrutin à la fois "sérieux et légitime", "calme et transparent", selon les propos du conseiller national Antonio Hodgers (Les Verts/GE).
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Le président vénézuélien Hugo Chavez, 58 ans, a été réélu dimanche pour un nouveau mandat de six ans face au jeune candidat d’opposition, Henrique Capriles. Il conforte ainsi son image de figure dominante de l’histoire de l’Amérique latine moderne.
«Le candidat Hugo Chavez (a obtenu) 54,42% des suffrages», c’est-à-dire 7’444’082 millions de voix, alors que le principal candidat de l’opposition Henrique Capriles a réuni 44,97% des voix, soit 6’151’544 des bulletins de vote, a déclaré la présidente du Conseil électoral national (CNE), Tibisay Lucena. «Nous avons atteint une des participations les plus élevées de ces dernières décennies», à 80,94%, a-t-elle ajouté.
Les partisans du président ont afflué dans les rues de Caracas et allumé des feux d’artifices pour célébrer la victoire d’un homme qui a un statut quasi-messianique parmi les pauvres de son pays. Le soulagement était également de mise chez ses alliés dans la région, cubain et bolivien, qui comptent sur la manne pétrolière vénézuélienne pour leur financement.
Capriles félicite Chavez
L’ambiance était au contraire à la tristesse au siège de campagne d’Henrique Capriles où certains de ses partisans étaient en pleurs. L’air abattu, il a accepté sa défaite et adressé ses «félicitations» au président.
Le jeune quadragénaire s’est dit fier du grand nombre d’électeurs qui ont choisi de voter pour lui. L’opposition, unifiée sous la bannière de la coalition Unité démocratique, va désormais se préparer aux élections régionales de décembre où elle tentera d’accroître son influence au niveau local. Trois leaders de la gauche latino-américaine, la présidente argentine Cristina Kirchner et les présidents équatorien Rafael Correa et bolivien Evo Morales ont également salué la réélection du président vénézuélien. Reste des problèmes de base
Depuis son arrivée au pouvoir fin 1998, l’ancien militaire haut en couleurs s’est posé en porte-drapeau de «l’anti-impérialisme», critiquant allégrement les Etats-Unis tout en se liant à des régimes critiqués par l’Occident comme l’Iran ou la Biélorussie.
Se voulant l’héritier du héros de l’indépendance Simon Bolivar, Hugo Chavez a consacré les dollars du pétrole vénézuélien à des programmes de lutte contre la pauvreté. Il a habilement joué ses origines modestes pour établir une relation étroite avec le peuple.
Cela lui a permis d’assurer sa réélection pour un nouveau mandat de six ans, confortée par un excellent taux de participation. Mais le score important réalisé par l’opposition montre une montée du mécontentement populaire face aux problèmes de base non résolus par le président sortant: criminalité, mauvais état des routes, pannes de courant et corruption endémique à tous les niveaux.
Par le passé, le président Chavez a souvent profité de ses victoires électorales pour mettre en oeuvre des réformes radicales. Son coût pour les nationalisations pourrait toucher de nouveaux secteurs comme la banque, l’alimentaire ou la santé.
Chauve, épuisé puis énergique
Après avoir modifié la constitution pour permettre à un candidat de se présenter autant de fois que possible, Hugo Chavez pourrait aussi être tenté retoucher une fois encore la loi fondamentale pour maintenir sa formation, le Parti socialiste, si le cancer, qu’il semble avoir vaincu pour l’heure, devait revenir.
Pendant une année de soins, entre la mi-2011 et la mi-2012, Hugo Chavez a subi trois opérations pour deux tumeurs cancéreuses, ainsi qu’une chimiothérapie, qui l’ont laissé chauve et épuisé. Il n’en a pas moins réalisé une fin de campagne énergique, se prenant même à danser, chanter ou jouer de la guitare.
Le président entamera son nouveau mandat le 10 janvier. Sa réélection se traduira vraisemblablement par une augmentation des investissements de la part des pays alliés comme la Chine, la Russie, l’Iran ou la Biélorussie. Les relations avec Washington devraient rester tendues mais cela n’a pas empêché l’or noir vénézuélien de couler à flot vers les Etats-Unis ces derniers années. (ats/Newsnet)
Créé: 08.10.2012, 07h49
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La rédaction
1 Commentaire
Bravo! Le socialisme fonctionne, en voilà un bel exemple. Tout le contraire de la catastrophe causée en Grèce, en Espagne et au Portugal par les politiques utra-libérales. Mais il faut dire qu'en Amérique du Sud, il y ont eu droit, au FMI, à la banque mondiale, aux gouvernements libéraux inféodés aux USA etc. Ils connaissent et ils n'en veulent plus. Bravo. Répondre
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