La Une | Vendredi 24 mai 2013 | Dernière mise à jour 12:46
Prostitution

Malgré le scandale, Obama fait confiance à ses gardes du corps

Mis à jour le 18.04.2012

La Maison Blanche a affirmé que le président faisait toujours confiance au chef du Secret Service, malgré la multiplication des révélations sur un scandale de prostitution en Colombie frappant cette police d’élite.

Obama a déclaré dimanche que si les faits présumés étaient établis, il serait «évidemment en colère».

Obama a déclaré dimanche que si les faits présumés étaient établis, il serait «évidemment en colère».
Image: Keystone

Articles en relation

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

"Le président fait confiance au directeur du Secret Service" Mark Sullivan, a déclaré le porte-parole de M. Obama, Jay Carney, assailli de questions lors de son point de presse quotidien sur cette affaire qui a totalement éclipsé aux Etats-Unis le sommet des Amériques auquel M. Obama a participé le week-end dernier à Carthagène.

Des membres du Secret Service et de l’armée américaine, venus à Carthagène préparer le dispositif de protection de M. Obama pendant son séjour de vendredi soir à dimanche soir, sont soupçonnés d’avoir eu des relations avec des prostituées dans cette station balnéaire huppée.

Onze agents rappelés

Onze agents du Secret Service ont été rappelés à Washington avant même la fin du séjour de M. Obama en Colombie, et font l’objet d’une suspension administrative. Leurs accréditations ont été révoquées dans l’attente des résultats d’une enquête interne.

Selon un responsable du Pentagone, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, au moins dix militaires seraient soupçonnés d’avoir fréquenté des prostituées dans les mêmes circonstances. Il s’agirait de cinq membres des Forces spéciales, de deux soldats de la Marine, de deux Marines et d’un membre de l’US Air Force. Le ministère de la Défense avait d’abord parlé de cinq soldats.

"Le directeur Sullivan a agi rapidement vis-à-vis de l’incident et supervise une enquête à l’heure actuelle", a expliqué M. Carney, en refusant de se prononcer sur le fond. "Comme le président, je ne vais pas me lancer dans des spéculations sur les conclusions d’une enquête, puisqu’elle est en cours", a-t-il ajouté.

Nouvelles révélations

Mais malgré l’espoir de la Maison Blanche de voir l’affaire quitter la une des journaux, celle-ci a encore pris de l’ampleur mardi: une sénatrice républicaine, Susan Collins, a en effet révélé qu’une vingtaine de femmes avaient accompagné les policiers et militaires américains lors de l’incident.

"Onze agents du Secret Service étaient impliqués. (...) Il y avait 20 ou 21 femmes qui sont allées dans cet hôtel" où se trouvaient les agents, a dit Mme Collins, la plus haute représentante républicaine à la commission de la Sécurité intérieure du Sénat. Elle a indiqué qu’elle tenait ces informations de M. Sullivan.

Selon Mme Collins, outre les 11 agents du Secret Service soupçonnés d’avoir fait venir des prostituées à leur hôtel, des Marines étaient aussi impliqués dans l’affaire.

Enquête approfondie

M. Obama a déclaré dimanche qu’il s’attendait à une enquête "approfondie" et "rigoureuse" et que si les faits présumés étaient établis, il serait "évidemment en colère". "J’attends du Secret Service la même chose que ce que j’attends du reste de ma délégation. Nous représentons les Américains. Et lorsque nous voyageons dans un autre pays, je m’attends à ce que nous observions les critères les plus élevés (...) de dignité et d’honnêteté. Et évidemment, ces informations (sur le scandale) ne correspondent pas à ces critères", a-t-il expliqué.

Le Secret Service a insisté sur le fait qu’aucun des agents soupçonnés d’être impliqués n’était affecté à la protection directe du président.

Depuis le début de la présidence Obama en janvier 2009, le Secret Service s’est retrouvé au centre de plusieurs incidents, le plus notable s’étant déroulé en novembre 2009 à la Maison Blanche, quand un couple avait réussi à déjouer les mesures de sécurité pour s’infiltrer dans un dîner d’Etat et approcher M. Obama.

Passé sur le gril par une commission du Congrès début décembre 2009 à la suite de cet incident, M. Sullivan avait reconnu qu’une "erreur" avait été commise et jugé l’intrusion "inacceptable et indéfendable". (afp/Newsnet)

Créé: 18.04.2012, 06h32

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment

Sondage

Irez-vous aux caves ouvertes ce week-end?




Portail annuaire/services

Commerce

Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Sondage

Suppl. partenaire

Le monde des saveurs

Visitez notre monde des saveurs et découvrez les saveurs de ce monde !

Programme TV

Accédez au programme TV

Club Voyage

Découvrez le programme 2012

ASSURANCES AUTO

Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.

Horoscope

Accédez à l'horoscope

Cinéma

Sorties et bandes-annonces