Damas
Des obus de mortier font 21 morts dans un camp de réfugiés
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Le président palestinien Mahmoud Abbas a vivement condamné l'attaque. «Nous condamnons le crime odieux perpétré contre notre peuple dans le camp de réfugiés à Damas, dans lequel des dizaines de civils non armés ont été tués et blessés», indique-t-il dans un communiqué diffusé par son bureau.
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Des obus de mortier ont tué 21 personnes jeudi soir dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à Damas, rapporte vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une organisation de militants basée en Grande-Bretagne.
Selon l'OSDH, les obus sont tombés sur le camp alors que des habitants faisaient leurs courses pour le repas du soir. "Nous ne savons pas d'où venaient les obus de mortier, s'ils venaient du régime syrien ou pas", a dit Rami Abdul Rahman, le directeur de l'Observatoire.
Il a évoqué la possibilité que de tirs perdus dans les combats dans le quartier voisin de Tadamon. L'attaque sur Yarmouk s'est en effet produite alors que les combats faisaient rage jeudi soir entre les forces du régime et les combattants de l'insurrection à Tadamon, qui a été également bombardé jeudi par l'armée.
L'agence officielle syrienne SANA a de son côté imputé le bombardement à des «mercenaires terroristes», le terme employé par le régime pour désigner les insurgés, ajoutant qu'ils avaient été chassés par les forces de sécurité.
Quartiers favorables aux rebelles
Néanmoins, le camp de Yarmouk, qui abrite près de 150'000 réfugiés palestiniens et leurs descendants, a déjà dans le passé été attaqué par les troupes gouvernementales. Les réfugiés palestiniens en Syrie se sont efforcés de se tenir à l'écart du conflit dans le pays, depuis le début du mouvement de contestation contre le président Bachar el-Assad en mars 2011.
Mais le camp est situé dans des quartiers favorables aux rebelles et ses habitants ont fini par être entraînés dans les affrontements. De jeunes habitants de Yarmouk avaient aussi répondu aux appels à manifester du printemps arabe, rejoignant les manifestations contre le régime. Certains avaient été tués quand les troupes syriennes ont ouvert le feu sur les protestataires.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme signalait aussi des bombardements à Jdaidat Artouz, faubourg du sud-ouest de la capitale, où des dizaines de cadavres ont été découverts après des raids des forces gouvernementales mercredi. (AP/Newsnet)
Créé: 03.08.2012, 12h51
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