Union africaine
Ban Ki-moon appelle les pays africains à respecter les homosexuels
Thomas Boni Yayi nouveau président de l'Union africaine
Le chef de l’Etat béninois, Thomas Boni Yayi, a été élu dimanche président de l’Union africaine (UA), un poste à rotation annuelle, a annoncé le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui occupait la fonction jusqu’ici.
«Je félicite le nouveau président de l’Union africaine (...) Boni Yayi», a déclaré Teodoro Obiang.«Je n’ai aucun doute sur le fait que grâce à votre grande autorité (...) vous saurez mettre en oeuvre notre objectif de paix et de sécurité» a-t-il poursuivi lors du 18e sommet de l’UA à Addis Abeba.
«Je souhaite exprimer ma gratitude (...) aux chef d’Etat présents pour la confiance qu’ils m’ont apportée», a de son côté déclaré le président béninois. «Nous allons continuer à travailler ensemble étroitement pour faire en sorte de consolider tout ce que nous avons accompli jusqu’ici» a-t-il poursuivi.
Les noms de deux autres candidats à la présidence de l’UA avaient circulé ces derniers jours: ceux des présidents gambien, Yahya Jammeh, et nigérian, Goodluck Jonathan.
Mais selon des responsables, les pays d’Afrique de l’Ouest, dont le tour était venu d’assurer cette présidence, avaient décidé dès samedi soir de retenir la candidature du Béninois.
A l’occasion de cette réunion, les dirigeants africains doivent aussi élire le nouveau président de la Commission de l’UA, son organe exécutif, et choisir entre le sortant, le Gabonais Jean Ping, et la ministre sud-africaine de l’Intérieur, Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma.
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«Une forme de discrimination, ignorée ou même approuvée par de nombreux États pendant trop longtemps, est la discrimination sur la base de l’orientation ou de l’identité sexuelle», a déclaré le responsable onusien.
«Cela a poussé les gouvernements à traiter les gens comme des citoyens de seconde classe, voire des criminels», a-t-il déploré. «S’attaquer à ces discriminations est un défi, mais nous ne devons pas abandonner les idées de la déclaration universelle des droits de l’homme», a encore poursuivi Ban Ki-moon.
«L’avenir de l’Afrique dépend aussi de l’investissement dans les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels», a-t-il ajouté.
Loi contre l'homosexualité
L’homosexualité est illégale dans la quasi-totalité des pays africains, à de rares exceptions comme l’Afrique du Sud, et les discriminations à l’encontre des homosexuels sont courantes.
En Ouganda, le Parlement envisage depuis des mois de durcir la législation contre l’homosexualité - déjà punissable de peines de prison de longue durée - et de prévoir jusqu’à la peine de mort, particulièrement dans certains cas de récidive.
Sous la pression internationale, le Parlement avait ajourné ses débats en mai dernier sans avoir eu le temps de se prononcer sur une proposition de loi en ce sens, mais celle-ci a de nouveau été déposée depuis.
Début décembre, le président des États-Unis, Barack Obama, a appelé tous les organismes engagés à l’étranger à s’assurer que la diplomatie américaine et l’aide financière internationale promouvaient la lutte contre l’homophobie. Fin octobre, le Premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, avait menacé d’exclure des programmes d’aide britanniques les pays qui ne reconnaissent pas les droits des homosexuels. (afp/Newsnet)
Créé: 29.01.2012, 14h08
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