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Affaire Bettencourt

Nicolas Sarkozy a échappé à l'inculpation

Mis à jour le 23.11.2012 7 Commentaires

L'ancien président français Nicolas Sarkozy est sorti jeudi sans inculpation d'une longue audition par les juges qui enquêtent sur des soupçons de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy a été entendu par le juge pendant plus de 12 heures.

Nicolas Sarkozy a été entendu par le juge pendant plus de 12 heures.
Image: AFP

Témoin assisté

Le statut de «témoin assisté», introduit en 1987 et renforcé en 2000, est une situation intermédiaire créée pour éviter l'opprobre de l'ancienne inculpation, devenue mise en examen, mais il suppose tout de même que l'intéressé soit visé par les poursuites. Si aucun soupçon ne pèse sur un témoin, le témoin assisté, statut réservé jeudi à Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt, est mis en cause par un acte de poursuite, une plainte ou un témoignage tandis que la mise en examen est visée par des «indices graves ou concordants».

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Les casseroles de Nicolas Sarkozy

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Écoutes révélés par Mediapart, l'affaire Buisson, Bettencourt, sondages à l'Elysée, Karachi, Libye: le nom de Sarkozy apparaît dans plusieurs dossiers intéressant la justice française.

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Après avoir été entendu pendant douze heures au palais de justice de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, Nicolas Sarkozy a été placé sous le statut de témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen (inculpé) et qui permet à l'avocat d'avoir accès au dossier.

«Il n'y a pas eu de mise en examen», a souligné l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog. Il a de plus indiqué à la radio RTL qu'il n'y avait pas d'autre convocation en vue pour son client.«Il n'y a pas de convocation prochaine», a déclaré l'avocat, évoquant «une affaire qui n'existait pas et qui n'existe plus».

Soulagement

Me Herzog a vu dans l'absence de mise en examen de Nicolas Sarkozy «une victoire de la justice». «En tout cas, c'est la fin, judiciairement, des soupçons, des mises en cause dans la presse qui n'avaient aucun fondement», a-t-il dit à RTL. L'avocat a précisé que l'audition s'était déroulée dans une ambiance «normale» et «courtoise». A l'issue de son audition Nicolas Sarkozy est rentré à Paris en fin de soirée, selon son entourage.

Un député proche de l'ancien président, Patrick Balkany, a rapporté que Nicolas Sarkozy lui avait confié être «soulagé» et «heureux» après la fin de l'audition.«Il m'a dit: 'Tu vois, il faut avoir confiance dans la justice de son pays'», a déclaré Patrick Balkany à la chaîne d'information en continu BFMTV.

L'absence de mise en examen de Nicolas Sarkozy, qui s'est retiré à 57 ans de la vie politique après sa défaite en mai contre le socialiste François Hollande, devrait mettre du baume au coeur de ses partisans, au moment où son parti, l'UMP, sombre dans le chaos, faute d'accord sur son successeur.

La voie libre pour un retour

L'ancien président français avait été convoqué à Bordeaux dans le cadre de l'«affaire Bettencourt», du nom de Liliane Bettencourt, 90 ans, héritière de l'un des géant mondiaux des cosmétiques et femme la plus riche de France. Le parquet de Bordeaux a précisé dans un communiqué que Nicolas Sarkozy s'était vu «notifier le statut de témoin assisté» dans le cadre de «l'information judiciaire suivie à raison de faits d'abus de faiblesse, d'abus de confiance aggravés, d'escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt».

L'affaire avait été déclenchée par l'ex-comptable des Bettencourt, qui avait déclaré à la police en juillet 2010 s'être vu réclamer au début de 2007 150'000 euros en liquide par l'ancien homme de confiance des Bettencourt, Patrice de Maistre. Celui-ci lui avait assuré, selon elle, vouloir les donner à Eric Woerth, alors trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy.

Jeudi soir, les partisans de Nicolas Sarkozy ne cachaient pas leur soulagement, insistant sur le fait que les juges de Bordeaux n'avaient pas de «charges suffisantes contre lui». Une mise en examen aurait en effet compromis un éventuel retour de Nicolas Sarkozy dans la vie politique. Depuis sa défaite, il est demeuré muet sur ses intentions, mais il reste de loin le mieux placé parmi ceux que les sympathisants de droite voudraient voir les représenter à la prochaine élection présidentielle de 2017.

Ceux-ci ont de fait des raisons d'être désespérés par les deux candidats à sa succession à la tête de l'UMP, l'actuel secrétaire général Jean-François Copé et l'ex-Premier ministre François Fillon, qui ont transformé l'élection dimanche du nouveau président du parti en un psychodrame sans fin.Vainqueur controversé avec 98 voix d'avance sur 175'000 suffrages exprimés, Jean-François Copé a accepté jeudi une médiation d'Alain Juppé, fondateur de l'UMP et ex-chef de la diplomatie française, dont l'intervention avait été sollicitée par François Fillon. Alain Juppé a annoncé la mise en place d'une commission collégiale chargée à partir de dimanche de réexaminer les résultats de l'élection en vue de conclusions «sous 15 jours». (afp/Newsnet)

Créé: 23.11.2012, 06h57

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7 Commentaires

Hans Müller

23.11.2012, 10:49 Heures
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La France est une "dictature républicaine", avec un dictateur élu pour 5 ans. C'est un pays dans lequel il y a totale confusion des Pouvoirs, avec le Président qui a son réseau d'espionnage + 1 Gouvernement qui peut mettre ses grosses pattes griffues sur le Pouvoir judiciaire. En France, 1 Parlement monocolore + 1 Président qui signe tout ce que le parlement décide, a les 3 Pouvoirs => Dictature. Répondre


Hans Müller

23.11.2012, 10:04 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Il n'a pas été inculpé hier ne signifie pas qu'aucune inculpation ne viendra. "Aucune inculpation" ne signifie pas "acquittement". Selon le déroulement des procès, il faut peut-être comprendre: Il n'a pas ENCORE été inculpé, nuance. Répondre



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