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Polémiques

Sarkozy et militants UMP excédés par les journalistes

Par Sandrine Perroud. Mis à jour le 04.05.2012 14 Commentaires

Depuis le début de la campagne, des militants de l’UMP ont agressé à plusieurs reprises des journalistes. Un phénomène nouveau. Vendredi, Nicolas Sarkozy et son équipe ont tenté de justifier cette colère.

Le meeting de Nicolas Sarkozy du 1er mai, au Trocadéro.

Le meeting de Nicolas Sarkozy du 1er mai, au Trocadéro.
Image: AFP

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En images, l'ascension politique de Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy s'est frotté très jeune à la politique. Parcours en images, de son poste de maire de Neuilly-sur-Seine en 1983 à sa campagne pour son second mandat.

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Des militants UMP se sont illustrés cette dernière semaine de campagne très tendue par des actes violents contre des journalistes.

Le 1er mai, une journaliste de Mediapart s’est ainsi faite agressée lors du meeting de Nicolas Sarkozy au Trocadéro, à Paris. Le site d’information venait de publier un article sur le financement supposé d'une partie de la campagne du président sortant en 2007 par la Libye de Kadhafi.

La foule a arraché le badge de presse de la journaliste, puis l’a bousculée, secouée et traitée de «sale gauchiste». Le site a porté plainte contre X pour agression. D’autres journalistes ont déclaré sur Twitter avoir été victimes d’injures et même de cheveux arrachés par des militants UMP lors du meeting, rapporte Slate.fr.

Une autre journaliste présente au Trocadéro a raconté à Télérama avoir été rouée de coups dans le dos: «On m’a arraché mon badge, tiré les cheveux par poignées, quelqu’un m’a rouée de coups dans le dos... C’était un groupe de retraités avec une handicapée! C’est des pratiques qu’on pouvait rencontrer au FN... mais pas à l’UMP! Je n’ai jamais vu ça!»

Jeudi, deux journalistes de la chaîne d’info en continu BFMTV ont dû interrompre leur direct lors du meeting du président sortant à Toulon. Avant de rendre l’antenne, les journalistes décrivent l’ambiance: «L’atmosphère est assez désagréable tout autour de nous. Des militants nous agressent et nous prennent à parti, et sont assez méchants».

BFMTV interrompt son direct à un meeting UMP jeudi Toulon

Plus tard, les journalistes ont raconté l’incident en détails: «On nous a traités de vendus, de collabos, il y a eu des crachats, quelqu’un disait on est de droite et fiers de l’être. Le service de sécurité de l’UMP est intervenu quelques minutes plus tard». Des bouteilles d’eau ont aussi été jetées au visage des employés de la chaîne.

Selon les personnes incriminées, les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy à l’égard de la presse ont poussé ses partisans à la colère. «Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy a fait des médias sa nouvelle cible» avec pour «résultat des militants galvanisés qui se défoulent sur les journalistes», a déclaré la rédactrice de Mediapart agressée. Des propos relayés par Rue 89.

De son côté, le président candidat a tenté d'expliquer ces actes brutaux comme une réponse à une forme d’intolérance. Interrogé sur Europe 1 vendredi, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il condamnait les violences contre les journalistes, tout en déclarant ses militants «exaspérés par une forme d’intolérance et de parti pris» de la part des médias. Une attaque non-voilée contre la presse de gauche du pays.

Sa porte-parole Valérie Rosso-Debord est allée dans le même sens sur 20Minutes.fr, rapporte encore Rue 89: «Les militants engagés à l’UMP peuvent tenir des propos excessifs car ils se trouvent caricaturés dans la presse. La violence est inacceptable mais elle témoigne de la souffrance dont ils voient notre candidat traité par la presse.»

Ce dernier est d'ailleurs apparu lui-même «exaspéré» par les médias vendredi : en plein meeting de fin de campagne aux Sables-d’Olonne, Nicolas Sarkozy s’est interrompu pour épingler un journaliste: «Si notre ami qui fait un direct en me tournant le dos pouvait s’arrêter, ça m’arrangerait (applaudissements et huées des militants). Ne vous inquiétez pas, la politesse n’est qu’une question d’éducation et après tout, s’il y a eu quelques manquements, nous y porterons remèdes», a-t-il déclaré devant un parterre enthousiaste.

Nicolas Sarkozy s’en prend à un journaliste pendant dernier son meeting vendredi aux Sables-d’Olonne.

(Newsnet)

Créé: 04.05.2012, 17h49

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14 Commentaires

Ce Clean

04.05.2012, 20:41 Heures
Signaler un abus 10 Recommandation 0

Le mégalo de Neuilly a perdu le reste de ses neurones! Répondre


Nomenklatura Léonid

04.05.2012, 18:08 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

...s'il y a eu quelques manquements, nous y porterons remède... dit-il. Comment ? En leur envoyant la police politique, la sarkosecuritate ou la sarkostasi ? Répondre



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