Sarkozy entendu jeudi par un juge

Affaire BettencourtL'ex-président français Nicolas Sarkozy sera entendu jeudi à Bordeaux (sud-ouest) par le juge d'instruction chargé de l'affaire Bettencourt, qui enquête notamment sur d'éventuels financement illégaux de sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy convoqué chez le juge jeudi.

Nicolas Sarkozy convoqué chez le juge jeudi. Image: AFP

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La veille, le quotidien Le Figaro avait annoncé dans son édition en ligne la date de jeudi pour cette audition par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil qui «cherche à savoir si Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un apport illicite de liquidités par l'héritière de L'Oréal».

Selon des sources concordantes, Nicolas Sarkozy est convoqué dans le volet présumés abus de faiblesse de cette affaire, ce qui ne signifie pas qu'il sera mis en examen (inculpé) à la fin de l'audition, celle-ci pouvant aussi s'achever par son placement sous le statut de témoin assisté.

D'après le quotidien conservateur, l'ancien chef de l'État «s'estime inattaquable sur ce dossier (Bettencourt), mais il sait qu'une mise en examen (inculpation) est possible». «Le juge Gentil est déterminé à tout faire pour le mettre en cause», a-t-on indiqué au quotidien dans l'entourage de l'ex-chef de l'Etat.

Echanges d'argent?

Le juge Gentil et ses deux collègues souhaitent entendre Nicolas Sarkozy pour vérifier si certains des sept rapatriements en liquide d'argent des Bettencourt à partir de la Suisse, ordonnés par l'homme de confiance des milliardaires Patrice de Maistre de 2007 à 2009, pour un montant total de quatre millions d'euros, ont pu être faits à son bénéfice pour la campagne présidentielle de 2007, ou à sa demande pour d'autres personnalités de son parti, l'UMP.

Les deux magistrats souhaitent en particulier confronter l'ancien président aux déclarations de l'ex-comptable des Bettencourt Claire Thibout qui avait déclaré à la police en juillet 2010 s'être vu réclamer 150'000 euros en liquide par Patrice de Maistre début 2007, celui-ci assurant vouloir les donner à Eric Woerth, alors trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy.

Ils veulent aussi savoir s'il a pu y avoir des échanges d'argent lors des visites que Nicolas Sarkozy rendait à cette époque à l'héritière de l'Oréal et à son mari. Lui-même n'a reconnu qu'une visite à leur domicile pendant la campagne, en février 2007.

Les agendas saisis chez l'ancien président, ou chez d'autres protagonistes dans ce dossier, révèlent en effet des coïncidences de dates potentiellement intéressantes, soit avec des rapatriements d'argent par Patrice de Maistre, soit avec des rencontres avec des acteurs du dossier, comme Philippe Courroye, le procureur chargé des affaires Bettencourt jusqu'à novembre 2010. (afp/Newsnet)

(Créé: 20.11.2012, 21h58)

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