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Affaire Bettencourt

Sarkozy demande de rendre public des éléments de l'audition

Mis à jour le 22.03.2013 11 Commentaires

L'avocat de Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi avoir demandé au parquet de Bordeaux de rendre public divers éléments de la confrontation de la veille entre son client et des membres du personnel de Liliane Bettencourt.

Nicolas Sarkozy «a maintenu n'avoir eu qu'un seul rendez-vous» avec André Bettencourt le samedi 24 février 2007, comme cela figure dans les agendas des deux hommes.

Nicolas Sarkozy «a maintenu n'avoir eu qu'un seul rendez-vous» avec André Bettencourt le samedi 24 février 2007, comme cela figure dans les agendas des deux hommes.
Image: AFP

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Dans un fax au procureur de la République Claude Laplaud, qui ne pouvait être joint en début de soirée, l'avocat de Nicolas Sarkozy Me Herzog lui demande «de bien vouloir rendre publics» ces éléments, au nom de l'article 11-3 du Code de procédure pénale.

Il permet une entorse au principe du secret de l'instruction pour «éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes». Me Herzog demande à Claude Laplaud de rendre public que Nicolas Sarkozy «a maintenu n'avoir eu qu'un seul rendez-vous» avec André Bettencourt le samedi 24 février 2007, comme cela figure dans les agendas des deux hommes, et que les quatre témoins auxquels il a été confronté «ont tous déclaré n'avoir vu qu'une seul fois» l'ex-président chez les Bettencourt.

Un indice

Les deux majordomes ayant déclaré avoir vu Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt, et le tableau de service et d'indemnités repas que s'est procuré le juge semblant montrer qu'ils ne pouvaient avoir travaillé tous les deux le 24 février 2007, le juge Jean-Michel Gentil aurait pu tenir un indice très intéressant.

Mais, selon ce que souhaite voir publier l'avocat, les deux majordomes «ont tous deux déclaré que deux majordomes travaillaient toujours le samedi matin au domicile des époux Bettencourt».

L'un d'eux a ajouté que «celui qui quittait son poste sans avoir déjeûné avait droit à une indemnité de repas», d'où la possible impression qu'un seul avait travaillé, selon Me Herzog.

Au passage, Me Herzog rappelle que le parquet avait fait droit à une demande de publication d'un communiqué similaire par le juge Gentil, l'an dernier, après la première convocation de Nicolas Sarkozy.

Erreur orthographique

Dans sa demande, Jean-Michel Gentil lui-même disait avoir trouvé dans les agendas de l'ex-président trois rendez-vous sous le nom de Bettencourt, «en date des 24 février 2007, 5 juin 2007 et 5 novembre 2008».

Comme celui du 5 juin 2007 était une erreur orthographique avec le nom de l'otage colombienne des Farc Ingrid Betancourt, et que Nicolas Sarkozy n'est pas poursuivi pour le rendez-vous de 2008, ne reste donc plus en effet dans l'escarcelle de Jean-Michel Gentil qu'un unique rendez-vous, celui du 24 février 2007, semble souligner Me Herzog. (afp/Newsnet)

Créé: 22.03.2013, 21h03

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11 Commentaires

Caro Magnin

23.03.2013, 10:32 Heures
Signaler un abus 9 Recommandation 1

pas sûre que les politiciens avides de pouvoir et arrogants dans son genre aient besoin du camp adverse pour se prendre les pieds dans le tapis. A force de magouilles, de mensonges et de soif de pouvoir et d'argent, on se retrouve mis en examen. En l'occurrence, cette affaire a commencé bien avant le retour de la gauche au gouvernement, pour ceux qui ont la mémoire courte Répondre


Michèle Herzog

23.03.2013, 12:26 Heures
Signaler un abus 7 Recommandation 1

Il faut savoir que ce qui complique le travail des juges ce sont les mensonges. Certaines personnes font des déclarations totalement fausses, avec beaucoup d'aplomb. Et je l'ai vécu lors de trois audiences au tribunal (pénal et civil). Ces personnes qui fournissent de fausses informations aux juges devraient être sévèrement punies. J'espère que dans cette affaire, le juge fera la lumière voulue. Répondre



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