Fraude fiscale
Liliane Bettencourt a vendu l'île seychelloise D'Arros
Mis à jour le 31.07.2012 6 Commentaires
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Liliane Bettencourt avait acheté «le groupe d'îles D'Arros en décembre 1998, pour 18 millions de dollars», a déclaré le ministre seychellois de l'Aménagement du territoire et de l'Habitat, Christian Lionnet, lors d'une conférence de presse.
Liliane Bettencourt a revendu ces îles - qui comprend D'Arros elle-même et le petit atoll St-Joseph voisin - «à la compagnie Chelonia Ltd pour la somme 60 millions de dollars», a-t-il ajouté, sans préciser la date de la transaction.
La femme la plus riche de France a accepté, après négociations avec ses avocats, de verser à l'Etat seychellois la somme de huit millions de dollars, dus sur la transaction de 1998 et non payés à l'époque, a poursuivi le ministre.
Réserve naturelle
Selon des documents consultés au Bureau seychellois d'enregistrement des terres, «Chelonia Company Ltd» a été enregistrée aux Seychelles le 9 mai 2012 et a pour dirigeants deux avocats suisses du barreau de Genève, Laurent Moser et Luc Argand.
Dans un communiqué, le gouvernement indique que Chelonia appartient à l'entreprise «Save Our Seas Ltd», enregistrée comme compagnie offshore aux Iles Vierges britanniques et chargée de gérer les biens de la fondation «Save Our Seas», basée à Genève.
Le groupe d'îles «seront incessamment proclamées Réserve Naturelle» et «seront gérées par la Fondation Save our Seas en étroite collaboration avec le Ministère de l'Environnement et de l'Energie», a également annoncé le gouvernement seychellois dans un autre communiqué.
10,5 millions de taxes
Selon son site internet, la fondation «Save Our Seas» a été fondée en 2003 afin «de protéger les océans en finançant la recherche, l'éducation, la prise de conscience et les projets de conservation ciblant les menaces majeures sur l'environnement marin».
Selon Christian Lionnet, la vente de l'île par Liliane Bettencourt a permis à l'Etat seychellois d'empocher 10,5 millions de dollars de taxes. (afp/Newsnet)
Créé: 31.07.2012, 17h22
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La rédaction
6 Commentaires
Plutot opaque la fondation "Save our Seas" basée à Geneve... Une structure à BVI qui detient une autre aux Seychelles, via 2 avocats genevois, pour racheter une serie d'ilots... Meme si les 2 CEO de la fondation sont des photographes reconnus. comme disent les anglais "there's something fishy about it"... Répondre
Après cette bonne affaire de plusieurs millions .... pas très souriante ! Répondre
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