La Une | Jeudi 20 juin 2013 | Dernière mise à jour 00:08
Roumanie

Le président roumain destitué

Mis à jour le 06.07.2012

La destitution du président roumain votée vendredi par la coalition de centre-gauche au pouvoir inquiète la Commission européenne et Berlin.

Le président Traian Basescu a été destitué par la coalition de centre-gauche.

Le président Traian Basescu a été destitué par la coalition de centre-gauche.
Image: Keystone

Articles en relation

Partager & Commenter

Le parlement roumain a voté vendredi la destitution du chef de l’Etat Traian Basescu. La Commission européenne et l’Allemagne se sont dites, avant l’adoption de cette mesure, «très inquiètes» de possibles atteintes à la démocratie de la part de la coalition de centre gauche au pouvoir.

Au total, 256 sénateurs et députés sur un total de 432 ont voté pour la destitution de Traian Basescu. Cette procédure est la seconde de ce type dans l’histoire de la Roumanie depuis la chute de la dictature communiste en 1989.

La destitution de Traian Basescu ne deviendra définitive que si elle est validée par un référendum organisé le 29 juillet.

Critique

L’intérim à la tête de l’Etat sera assuré par Crin Antonescu, chef de file de l’Union sociale-libérale (USL), la coalition arrivée au pouvoir en mai après une motion de censure. Crin Antonescu a été élu président du Sénat mardi dans un vote contesté.

Les partis membres de l’USL, les sociaux-démocrates (PSD), le Parti national libéral (PNL) et le Parti conservateur (PC) dont le président fondateur Dan Voiculescu a été reconnu par la justice comme collaborateur de l’ex-police politique roumaine, la Securitate, accusent le chef de l’Etat d’avoir violé la Constitution.

Ils lui reprochent de s’être attribué des prérogatives d’autres institutions et d’avoir «imposé des mesures d’austérité qui ont appauvri la population».

Traian Basescu a rejeté vendredi ces accusations, dénonçant une tentative de l’USL de «contrôler tous les leviers de l’Etat et notamment la justice».

Mise en garde

Il a mis en garde contre des risques pour la «stabilité et la réputation du pays». «J’ai la conscience tranquille car j’ai fait mon devoir envers mon pays et mon peuple», a-t-il déclaré avant le vote du parlement.

Longtemps l’homme politique le plus populaire du pays mais dont la cote de confiance s’est effondrée depuis l’adoption en 2010 d’une cure d’austérité draconienne, M. Basescu devra désormais tenter de reconquérir le soutien des Roumains avant le référendum du 29 juillet sur sa destitution.

Dans un avis consultatif, la Cour constitutionnelle a fait état de manquements du président à certaines de ses prérogatives, sans mentionner de graves violations de la Loi fondamentale.

Scrutin attendu

Selon la Constitution, le président peut être destitué uniquement en cas de «graves violations». L’Allemagne s’est dite vendredi «très inquiète» des modifications législatives effectuées par le gouvernement de Victor Ponta, précisant que ces développements seront pris en compte pour examiner la question de la «pleine adhésion» de la Roumanie à l’espace Schengen.

La Commission européenne s’est dite «préoccupée» notamment par «les actions qui semblent destinées à limiter les pouvoirs d’institutions indépendantes comme la Cour constitutionnelle».

En quatre jours à peine, l’USL a démis par surprise les présidents des deux chambres du parlement, qui appartenaient à l’opposition, et le médiateur (avocat du peuple), tout en réduisant les pouvoirs de la Cour constitutionnelle. Jeudi soir, l’USL a aussi modifié les conditions d’organisation du référendum du 29 juillet.

Mesure récemment

La Cour avait lancé mardi un cri d’alarme rare vers l’Europe en se disant victime «d’attaques sans précédent» de l’exécutif.

Le Premier ministre Victor Ponta a notamment ignoré une décision rendue par la Cour Constitutionnelle signifiant que Traian Basescu était le représentant de la Roumanie au Conseil européen.

Victor Ponta a fait fi de ce jugement et s’est rendu à Bruxelles pour le sommet de la semaine dernière.

Visite prévue

Des ONG ont parlé d’une «attaque concertée contre la démocratie et l’Etat de droit». Le chef du gouvernement roumain a tenté vendredi de rassurer «face aux inquiétudes légitimes de nos partenaires européens et internationaux dans cette période de crise politique».

«La Roumanie va rester un pays stable où l’Etat de droit, la Constitution, les normes européennes et internationales vont être respectés», a-t-il affirmé en indiquant qu’il se rendrait à Bruxelles la semaine prochaine pour donner des garanties à ses partenaires. Il s’est dit prêt à accepter une évaluation de la légalité des décisions prises ces derniers jours. (ats/Newsnet)

Créé: 06.07.2012, 20h14

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment

Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Sondage

Bars laxistes sur la fumée: faut-il serrer la vis?




Un suspect dans le meurtre de Méric relâché


Le monde des saveurs

Visitez notre monde des saveurs et découvrez les saveurs de ce monde !

ASSURANCES AUTO

Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.

Cinéma

Sorties et bandes-annonces

Programme TV

Accédez au programme TV

Météo

Consultez la météo

Club Voyage

Découvrez le programme 2012