Pakistan
Le premier ministre jugé coupable mais évite la prison
Mis à jour le 26.04.2012 1 Commentaire
La Cour suprême a jugé jeudi le premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani, coupable d'outrage à la justice pour avoir refusé de de demander à la Suisse de rouvrir une procédure judiciaire visant le président Asif Ali Zardari.
Elle ne lui a infligé qu'une peine symbolique. Le chef du gouvernement, qui encourait six mois de prison, a dû passer quelques minutes de détention au sein même du tribunal. Il a ensuite pu sortir libre de l'audience, a constaté un journaliste.
Reste à savoir si sa condamnation l'oblige ou non à démissionner, un sujet qui divise les experts. Selon la Constitution, les personnes condamnées ne peuvent plus occuper de poste officiel.
L'opposition appelle à la démission
Le principal leader de l'opposition pakistanaise Nawaz Sharif a appelé jeudi à la démission «immédiate» du Premier ministre Yousuf Raza Gilani.
«Le Premier ministre devrait démissionner immédiatement (...) sans causer d'autre crise», a déclaré Nawaz Sharif, lui même ancien Premier ministre, à la télévision privée Geo. Il a également à nouveau réclamé l'organisation d'élections anticipée, comme il le fait depuis plusieurs mois.
«Le jugement de la Cour est fondé sur la vérité et la réalité. La Cour ne l'a peut-être pas puni de gaieté de cœur, mais le Premier ministre ne peut s'en prendre qu'à lui-même» car il a «lui-même provoqué cela», a ajouté Nawaz Sharif.
Amnistie annulée
La Cour suprême avait annulé en 2009 un décret d'amnistie générale de 2007 exonérant l'actuel président Zardari de poursuites, notamment dans une affaire de détournements présumés de fonds publics dans les années 1990 transférés sur des comptes en Suisse.
En mars 2010, la Cour suprême avait demandé à la Suisse de rouvrir l'enquête pour corruption. Mais Berne n'avait pas reçu de demande d'entraide judiciaire, nécessaire pour réactiver le dossier, de la part du gouvernement pakistanais. Le procureur de Genève Daniel Zappelli avait aussi estimé qu'il ne pouvait poursuivre Asif Ali Zardari en raison de son immunité judiciaire en tant que chef d'Etat.
La Haute Cour pakistanaise avait alors sommé le gouvernement de demander à la justice suisse de rouvrir les procédures judiciaires, ce qu'il n'a jamais fait, invoquant lui aussi l'immunité du chef de l'Etat.
Condamné en 2003
Le 13 février dernier, elle avait inculpé Yousuf Raza Gilani pour outrage à la Cour pour ne pas s'être plié à cette injonction depuis plus de deux ans. Depuis, le gouvernement s'évertue à invoquer l'immunité judiciaire dont jouit le président en exercice.
En 2003, le juge genevois Daniel Devaud avait reconnu le président Zardari et son épouse, l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, coupables en première instance de blanchiment de fonds publics détournés dans les années 1990 quand elle dirigeait le gouvernement. Il les avait condamnés par voie d'ordonnance à six mois d'emprisonnement avec sursis, mais le couple avait fait appel. (ats/Newsnet)
Créé: 26.04.2012, 08h27
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
1 Commentaire
quelque part je suis contre l'immunité qu'on tout les chefs d'états et autres...ils évitent les punitions/prisons, alors qu'un simple quidam devrai lui, subir un maximum... Répondre
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 
























