Le patron du FBI contredit Donald Trump dans l’affaire des écoutes

Etats-UnisIl n’existe aucune preuve que Donald Trump ait été écouté pendant sa campagne sur ordre de Barack Obama, selon James Comey.

James Comey, patron du FBI, a précisé lundi qu’«aucun président» américain ne pouvait décider de manière unilatérale de mettre l’un de ses concitoyens sur écoute.

James Comey, patron du FBI, a précisé lundi qu’«aucun président» américain ne pouvait décider de manière unilatérale de mettre l’un de ses concitoyens sur écoute. Image: Reuters

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La crédibilité de Donald Trump a été entachée lundi matin par James Comey. Le patron du FBI a affirmé à la Chambre des représentants que la police fédérale américaine n’avait pas «d’informations» étayant les accusations proférées par le président des Etats-Unis à l’encontre de son prédécesseur. Le 4 mars, Donald Trump avait affirmé sur Twitter que Barack Obama l’avait fait mettre sur écoute. «Sale type ou malade!» avait-il écrit. «Est-ce légal pour un président en exercice de mettre sur écoute une campagne présidentielle avant l’élection? (…) Un nouveau coup bas!»

Répondant à une question d’Adam Schiff, un représentant démocrate californien, James Comey a précisé lundi qu’«aucun président» américain ne pouvait décider de manière unilatérale de mettre l’un de ses concitoyens sur écoute. Le patron du FBI a également reconnu l’existence d’une enquête sur une potentielle coordination entre la campagne de Donald Trump et la Russie l’année dernière.

Assis à côté de James Comey, Mike Rogers, le directeur de la National Security Agency, a pour sa part assuré que le renseignement américain n’avait pas demandé aux services secrets britanniques d’espionner Donald Trump, contrairement à ce qu’avait suggéré la semaine dernière Sean Spicer. Le porte-parole de la Maison-Blanche avait créé des remous diplomatiques avec Londres jeudi en citant cette idée avancée par un commentateur de la chaîne conservatrice Fox News.

Accusations maintenues

Malgré ces révélations potentiellement embarrassantes, la Maison-Blanche a refusé de battre en retraite. Sean Spicer a assuré que Donald Trump ne retirerait pas ses accusations vis-à-vis de Barack Obama. Il a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve sur un lien potentiel entre la campagne de Donald Trump et le Kremlin. Le porte-parole de la Maison-Blanche a aussi déclaré que Paul Manafort, l’ancien chef de campagne de Donald Trump, qui avait dû démissionner en août de l’année dernière en raison notamment de ses relations avec la Russie, n’avait joué qu’un rôle «très limité» dans la campagne de Donald Trump.

Le président des Etats-Unis a implicitement reconnu sur Twitter l’importance de l’audience à la Chambre des représentants. Dans une série de messages publiés avant qu’elle ne débute lundi, Donald Trump a affirmé que la potentielle collusion entre sa campagne et la Russie était du «fake news» (du pipeau). «Les démocrates ont inventé et promu l’histoire de la Russie comme une excuse pour leur campagne désastreuse», a-t-il assuré.

Cote de popularité en baisse

A l’heure où le président tente de convaincre les Américains de soutenir son impopulaire réforme de la santé, celui-ci se retrouve dans une position politique délicate. Sa crédibilité souffre, sa cote de popularité est en baisse constante et sa relation avec les services du renseignement et le FBI semble compliquée, comme l’a reflété l’audience de lundi.

La Commission de la Chambre des représentants sur le renseignement, qui mène l’enquête parlementaire sur l’ingérence de la Russie dans la campagne électorale américaine, a d’ailleurs affiché ses profondes divisions lundi. Les élus républicains, majoritaires dans cette commission, se sont évertués à défendre la crédibilité du président. A l’image de Chris Stewart, représentant conservateur de l’Utah, ils n’ont cessé de dénoncer les sources anonymes citées dans les médias américains. «J’espère que vous les retrouverez et que vous leur fracasserez la tête», a-t-il tonné. «Ces gens sont arrogants et lâches.»

Moscou dans le collimateur

De leur côté, les démocrates se sont longuement intéressés aux liens potentiels entre la campagne de Donald Trump et la Russie. «Notre nouveau président attaque tout le monde (…) mais il y a une personne et un pays qui sont épargnés par ces attaques présidentielles», a martelé Chris Hime, un représentant du Connecticut, en faisant référence au président russe, Vladimir Poutine. «Et les gens autour du président (ndlr: Trump) ont une connexion bizarre avec la Russie.»

(TDG)

Créé: 20.03.2017, 23h14

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