La Une | Dimanche 19 mai 2013 | Dernière mise à jour 19:45
Répression en Syrie

L'armée dit contrôler entièrement Damas

Mis à jour le 04.08.2012

L'armée syrienne a affirmé samedi avoir repris un quartier aux mains des rebelles à Damas et contrôler désormais l'ensemble de la capitale.

L'armée dit avoir pris le contrôle de Damas.

L'armée dit avoir pris le contrôle de Damas.
Image: Keystone

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Syrie: un an de révolte et de répression sanglante

Syrie: un an de révolte et de répression sanglante
La Syrie est secouée depuis un an par une révolte populaire violemment réprimée. Les violences ont fait plus de 8.500 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) ainsi que quelque 30.000 réfugiés et 200.000 déplacés (HCR).

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Le même jour à Alep, capitale économique du pays, se déroulaient d'intenses combats et pilonnages.

«Nous avons nettoyé tous les quartiers de Damas, de Midane à Mazzé, Qadam, Hajar al Aswad et Tadamoun», a affirmé le général en charge des opérations dans ce dernier quartier, dans le sud de la capitale, en le faisant visiter aux journalistes. La télévision syrienne a annoncé dans le même temps que l'armée avait «nettoyé» ce quartier «des terroristes».

«La situation à Damas est excellente et stable. Il n'y a plus de présence de groupes armés, à l'exception de quelques individus qui se déplacent d'un endroit à un autre pour prouver qu'ils existent», a ajouté le général.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait fait état plus tôt dans la journée d'un «bombardement d'une intensité jamais atteinte jusqu'à présent» à Tadamoun, où étaient retranchés de nombreux rebelles. De violents combats s'en étaient suivis.

Par ailleurs, dans la région de Damas, haut lieu de pèlerinage chiite, «des groupes armés terroristes» ont enlevé 48 pèlerins iraniens qui se rendaient en bus à l'aéroport, selon l'agence officielle Sana et le consul iranien.

Des bombardements pour «hors-d'oeuvre»

À 355 km au nord de Damas, le contrôle de la ville d'Alep est considéré comme crucial pour l'issue du conflit. L'aviation et l'artillerie y ont bombardé plusieurs secteurs tenus par les rebelles, notamment les quartiers de Chaar et Sakhour dans l'est et ceux de Salaheddine et Seif al-Dawla, dans l'ouest.

Ces bombardements sont les «plus violents depuis le début de la bataille mais l'armée de Bachar (al-Assad) n'a pas réussi à avancer», a affirmé le colonel Abdel Jabbar Oqaidi, chef du commandement militaire de l'Armée syrienne libre (ASL, composée de déserteurs et de civils armés) d'Alep.

Un haut responsable de la sécurité dans la région a assuré que ces raids n'étaient que le «hors-d'oeuvre» à une bataille de grande ampleur. Au moins 20'000 militaires, a-t-il dit, ont été déployés sur le front d'Alep où l'armée et les insurgés continuent à envoyer des renforts.

Parallèlement aux bombardements, les combats faisaient rage à Salaheddine et Seif al-Dawla, deux quartiers tenus par les rebelles, qui affirment contrôler la moitié de la ville.

Contraints de battre en retraite

Après des opérations audacieuses leur ayant permis ces derniers jours de s'emparer de commissariats à Alep, les rebelles avaient attaqué pendant la nuit le bâtiment de la télévision d'Etat. Ils avaient par la suite été bombardés par l'aviation et avaient dû se retirer, selon l'OSDH.

L'agence Sana a confirmé l'attaque, rapportant que «les terroristes ont attaqué des civils et le bâtiment mais les soldats l'ont défendu».

La plus grande partie de la province de Deir Ezzor, limitrophe de l'Irak, est entre les mains des insurgés et la ville-même de Deir Ezzor a été vidée de 70% de ses habitants, toujours selon l'OSDH qui tire ses informations d'un réseau de militants et de témoins.

L'OSDH a fait état de la mort samedi de 67 personnes, 42 civils, 18 soldats et sept rebelles. Au moins une vingtaine des civils tués l'ont été à Deir Ezzor (est), selon l'ONG.

Alors que juillet a été le mois le plus sanglant en 16 mois de révolte, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé aux belligérants de respecter «pleinement» le droit international humanitaire.

Conseil de sécurité impuissant

Vendredi, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté à une large majorité une résolution déplorant l'impuissance du Conseil de sécurité dans ce conflit, une critique implicite à l'égard de Moscou et Pékin qui y ont bloqué tous les projets de résolution condamnant le régime de Bachar al-Assad.

La Chine a rejeté ces critiques et la Russie, le plus fidèle soutien de Damas avec l'Iran, a dénoncé une résolution apportant un «soutien flagrant» à l'opposition armée. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 04.08.2012, 19h14

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