«L'accident est totalement lié à un facteur humain»

Crash en ColombieUn rapport montre que les pilotes savaient qu'ils allaient manquer de carburant. Et qu'ils n'ont pas réagi à temps.

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L'avion de la compagnie bolivienne LaMia, qui s'est écrasé fin novembre en Colombie faisant 71 morts, dont 19 footballeurs du club brésilien Chapecoense, a manqué de carburant, selon les résultats préliminaires de l'enquête de l'Aviation civile présentés lundi à Bogota.

Les pilotes «étaient conscients des limitations de carburant dont ils disposaient, qui n'était pas ce qui convenait, ni suffisant», a déclaré le secrétaire de la sécurité de l'Aviation civile colombienne, le colonel Freddy Bonilla, lors d'une conférence de presse.

Ils n'en ont cependant pas informé les autorités aéronautiques colombiennes et n'ont signalé que l'avion était confronté à une urgence que sept minutes avant l'impact contre le flanc d'une montagne des environs de Medellin, le 28 novembre.

Le pilote et le co-pilote ont pensé atterrir à Bogota ou à Leticia, du fait de la «limite de carburant», mais n'ont fait aucune demande en ce sens, selon Freddy Bonilla.

Aucun facteur technique en cause

«A ce jour, nous n'avons aucune preuve montrant qu'un facteur technique ait causé l'accident, tout est lié à un facteur humain et de gestion», a-t-il ajouté, précisant qu'en outre l'avion était en excès de poids de près de 500 kg, mais que cela n'avait pas été «déterminant» dans l'accident.

Selon l'Aviation civile, à 21h49 le 28 novembre (3h49 en Suisse, le 29 novembre) les pilotes demandent à atterrir en priorité en raison d'un problème potentiel de carburant et la contrôleuse aérienne de l'aéroport José Maria Cordova de Rionegro, qui dessert Medellin, leur donne «la route la plus directe et immédiate».

Mais l'appareil de LaMia entame sa descente sans avoir encore l'autorisation, alors qu'un avion de la compagnie colombienne Avianca est en phase d'atterrissage, et que d'autres sont déjà dans le secteur.

Six minutes avant l'accident, à 21h53, l'un des moteurs s'arrête. Trois minutes plus tard, les quatre cessent de fonctionner.

Trop bas pour cette zone de vol

A 21h57, l'équipage déclare l'appareil en urgence du fait d'une «panne électrique totale» et se trouvant «sans carburant». Il disparaît des radars. Une minute plus tard, il demande à atterrir et descend à 9000 pieds, soit environ 1000 pieds en dessous de l'altitude minimale requise pour la zone.

Il s'écrase contre le flanc d'une montagne, Cerro Gordo, à quelque 50 km de Medellin, à 21h58 locales, à une vitesse de 115 noeuds (environ 230 km/h).

(afp/nxp)

(Créé: 26.12.2016, 20h56)

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