La Une | Jeudi 23 mai 2013 | Dernière mise à jour 17:54
Sanctions

L'Europe impose un embargo pétrolier sans précédent contre l'Iran

Mis à jour le 23.01.2012 1 Commentaire

Les pays de l'Union européenne se sont mis d'accord pour imposer un embargo pétrolier graduel, ainsi que pour sanctionner sa banque centrale.

Plateforme offshore en Mer caspienne

Plateforme offshore en Mer caspienne
Image: AFP

La banque centrale iranienne est également sanctionnée afin d’assécher le financement du programme nucléaire controversé de Téhéran. Parallèlement, l’Union européenne (UE) allège ses sanctions contre la Birmanie.

Les nouveaux contrats dans le secteur pétrolier avec l’Iran sont interdits avec effet immédiat. L’annulation des contrats existants interviendra d’ici au 1er juillet pour permettre aux pays les plus dépendants de se retourner. L’Iran vend environ 20% de son pétrole aux pays de l’UE, notamment à l’Italie, l’Espagne et la Grèce.

Pour l’Espagne, renoncer à 12% de sa consommation représente un «très important sacrifice», a fait valoir son ministre des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia Margallo. Mais il a assuré avoir «trouvé des alternatives». D’autres pays producteurs, dans le Golfe notamment, ont en effet promis de prendre le relais de l’Iran.

Difficile pour la Grèce

La décision a surtout été difficile à prendre pour la Grèce, qui importe 30% de son pétrole d’Iran. En proie à une grave crise de la dette, elle l’obtient à des conditions avantageuses et redoute que ses nouveaux fournisseurs exigent des garanties financières difficiles à apporter.

Athènes a levé ses objections en échange de la promesse de ses partenaires européens de se pencher sur la question des Etats dépendants du pétrole iranien au plus tard en avril.

«Les sanctions de l’UE ont pour but de faire en sorte que l’Iran prenne au sérieux notre requête de venir à la table des négociations sur son programme nucléaire», a souligné la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton. L’essentiel des ventes en Asie L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et les occidentaux soupçonnent Téhéran, sous couvert d’activités civiles, de chercher à se doter de la bombe nucléaire.

Les Etats-Unis avaient déjà décidé fin décembre de geler les avoirs des institutions financières étrangères qui commercent avec la banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole. Mais l’essentiel des ventes de pétrole iraniennes est réalisé en Asie, où Européens et Américains s’efforcent de convaincre des pays comme l’Inde de réduire eux aussi leurs importations.

Outre l’embargo pétrolier, l’UE a gelé les avoirs de la banque centrale iranienne et partiellement interdit les transactions avec l’institut monétaire.

L’UE a aussi élargi l’interdiction d’investissements dans l’industrie pétrochimique et celle d’exporter des produits sensibles. Enfin, elle a suspendu les ventes d’or ou d’autres métaux précieux et diamants à l’Iran. Il s’agit d’»assécher les sources de financement du programme nucléaire iranien», a expliqué l’Allemand Guido Westerwelle.

Détroit d’Ormuz

Un haut responsable du parlement iranien a immédiatement répondu en renouvelant la menace d’une fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du brut mondial. L’ancien ministre iranien des renseignements Ali Fallahian a de son côté souhaité que Téhéran cesse de vendre du pétrole à l’UE, son premier client avec la Chine.

Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé de lever l’interdiction de visa frappant les dirigeants birmans, en raison des récentes réformes engagées par le gouvernement.

Les ministres européens s’engagent en outre à soutenir le mouvement de réforme par une aide accrue pour lutter contre la pauvreté et améliorer la formation professionnelle. L’UE souligne que le régime de sanctions pourrait être encore allégé si le pouvoir birman libère les derniers prisonniers politiques, si les élections partielles d’avril auxquelles - participera l’opposante Aung San Suu Kyi - se déroulent de façon libre et équitable et si la recherche d’un règlement des conflits ethniques progresse. (AFP/Newsnet)

Créé: 23.01.2012, 09h48

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1 Commentaire

Rémy Arnt

23.01.2012, 13:39 Heures
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Bravo, belle preuve du dictat des justiciers du monde, qui eux peuvent se targuer de l'arme nucléaire. Messieurs, joignez actes à vos paroles et débarrassez-vous également de vos armes nucléaires ! Si mes souvenirs sont exacte, les justiciers du monde américains sont jusqu'ici les seuls a avoir utiliser l'arme atomique sur des civils. Alors, justice ? Ou est tu ? Répondre



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