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«Pilier de défense»

Des raids israéliens sur Gaza font 15 morts

Mis à jour le 17.11.2012

Des bombardements israéliens intensifs sur la bande de Gaza ont fait samedi quinze tués et détruit le siège du gouvernement du Hamas. Sur le plan diplomatique, les efforts pour parvenir à une trêve se poursuivent.

1/145 Un enfant joue dans les restes d'une voiture à Gaza. (23 novembre 2012)
Image: Keystone

   

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Cinq Palestiniens ont été tués samedi soir, selon des sources médicales à Gaza. Ces décès portent à 15 le nombre de Palestiniens tués samedi.

Depuis le lancement mercredi de l'opération militaire israélienne «Pilier de défense», 48 personnes - 45 Palestiniens et trois Israéliens - ont péri et plus de 400 autres, dont environ 393 Palestiniens, été blessées. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme à propos de la situation des hôpitaux de la bande de Gaza.

Outre les 15 tués, les bombardements israéliens qui se poursuivaient par intermittences samedi soir ont détruit le siège du gouvernement du Hamas et visé le quartier général de la police, l'Université islamique et le stade «Palestine», la principale enceinte sportive de Gaza.

Tirs continus

Dans le même temps, neuf Israéliens ont été blessés, dont quatre soldats, selon l'armée israélienne, qui a fait état de 733 roquettes tirées depuis mercredi, dont 243 interceptées par le système antimissile «Iron Dome», et de 950 cibles touchées dans la bande de Gaza.

Pour la troisième journée consécutive, les sirènes d'alerte ont retenti samedi après-midi à Tel Aviv. Peu après, une nouvelle batterie anti-missile, installée dans la matinée dans la région de Tel Aviv, a intercepté une roquette.

Ministre tunisien à Gaza

Quelque 20'000 réservistes de l'armée, rappelés en urgence, se trouvaient samedi matin dans leurs unités, selon l'armée. Le cabinet de sécurité israélien a approuvé vendredi la mobilisation de 75 000 réservistes, mais cette décision doit encore recevoir l'aval du Conseil des ministres dimanche.

Après le Premier ministre égyptien Hicham Qandil vendredi, le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem s'est rendu samedi matin à Gaza, où il a dénoncé une «agression israélienne flagrante».

Trêve possible

Le président égyptien, Mohamed Morsi, a pour sa part déclaré samedi que son gouvernement était en contact avec Israël et avec les Palestiniens et qu'une trêve pourrait être conclue rapidement dans le conflit à Gaza.

«Il y a quelques indications sur la possibilité d'un cessez-le- feu bientôt», a déclaré le président égyptien lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ajoutant toutefois qu'il n'y avait pas encore de «garanties».

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, conduira lui une délégation ministérielle à Gaza en signe de solidarité, a annoncé la Ligue arabe dans un communiqué à l'issue d'une réunion en urgence des ministres arabes des Affaires étrangères samedi au Caire.

Nabil al-Arabi a précisé à la presse que la délégation se rendrait dimanche ou lundi dans l'enclave palestinienne, où l'armée israélienne a lancé mercredi une offensive contre les groupes armés.

Garanties requises

Le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal a également pris part aux discussions pour une trêve, mais son mouvement exigeait des garanties internationales, selon un haut responsable du Hamas sous le couvert de l'anonymat.

Le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a affirmé pour sa part qu'Israël avait demandé à «un grand nombre d'intermédiaires d'intervenir pour calmer la situation dans la bande de Gaza et notre réponse est: c'est vous qui avez commencé la bataille et c'est à vous de l'arrêter.»

La Maison Blanche a en revanche réaffirmé que «les tirs de roquettes en provenance de Gaza étaient le facteur déclenchant de ce conflit», reconnaissant à Israël «le droit de se défendre et de décider de la tactique à utiliser».

Ban attendu sur place

L'Iran a appelé le monde islamique à des «actions de représailles» contre Israël et l'Afghanistan a condamné «fortement» les raids.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon doit se rendre «bientôt» dans la région pour pousser à un cessez-le-feu, selon les Nations unies. (ats/Reuters/afp/Newsnet)

Créé: 17.11.2012, 23h19

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