Mexique
Enrique Peña Nieto, un président télégénique
Mis à jour le 31.08.2012 2 Commentaires
Partager & Commenter
Officiellement proclamé vainqueur de la présidentielle mexicaine du 1er juillet, Enrique Peña Nieto offre l'image d'un gestionnaire efficace au look de star télévisuelle, nouveau visage du vieux Parti révolutionnaire institutionnel, au pouvoir sans interruption de 1929 à 2000.
Pour ses détracteurs, cet avocat de 46 ans, ex-gouverneur de l'Etat de Mexico, avec son cran gominé et son sourire télégénique, ne serait que la face médiatique et superficielle d'un retour des vieux démons de l'autoritarisme et de la corruption ayant marqué une bonne partie de l'histoire du parti dominant au siècle dernier.
Mais le président élu, qui doit assumer ses fonctions le 1er décembre, assure que ceux qui prédisent un retour au passé se trompent lourdement.
Image de présidentiable
«C'est le moment de commencer une nouvelle étape de travail en faveur du Mexique. Allons de l'avant, avec le dialogue, l'entente et des accords, avançons ensemble pour l'unité et la grandeur du Mexique», exhortait-il jeudi soir sur son compte Twitter après le rejet du recours en invalidation du scrutin déposé par la gauche.
Son premier objectif affiché est de contenir la croissance exponentielle des homicides engendrée par la guerre contre les narcotrafiquants lancée par son prédécesseur Felipe Calderon, au prix de quelque 60'000 morts en six ans.
Né le 20 juillet 1966, à Atlacomulco, dans l'Etat de Mexico, base d'un important groupe de pouvoir au sein du PRI, dans une famille où la politique est une tradition, Enrique Peña Nieto a cultivé depuis des années son image de présidentiable.
Après une élection brillante en 2005 comme gouverneur de l'Etat de Mexico, il est vite apparu au sein du PRI comme le candidat idéal, après les défaites cuisantes du parti en 2000 et 2006. «Enrique» n'a pas seulement le physique d'un acteur de «telenovela», mais certains aspects de sa vie semblent sortis d'un scénario de série télévisée, où les liaisons amoureuses tiennent une grande place.
Infidèle
Marié à l'âge de 28 ans avec Monica Petrelini, de laquelle il a eu trois enfants, il se retrouve veuf 13 ans plus tard, après la mort de son épouse d'une crise d'épilepsie en janvier 2007.
Lors d'une interview télévisée réalisée en 2009, il confessera que ses relations avec son épouse étaient difficiles notamment en raison de ses propres infidélités.
Et il reconnaîtra en direct avoir eu deux enfants hors mariage (dont l'un décédé très jeune d'un cancer) de deux femmes différentes.
En 2010, il s'est remarié avec Angelica Rivera, une actrice de telenovela employée de Televisa rencontrée alors qu'elle participait au tournage d'un spot de promotion de sa campagne électorale dans l'Etat de Mexico.
La connivence ancienne entre Enrique Peña Nieto et Televisa, la principale chaîne de télévision mexicaine, a été un des chevaux de bataille du mouvement étudiant «YoSoy132», apparu pendant la campagne électorale contre le retour du PRI au pouvoir.
Pas doué pour l'improvisation
Les étudiants ont aussi mis en cause le rôle joué par l'ancien gouverneur lors de la répression violente ayant marqué en 2006 le conflit social de San Salador Atenco dans l'Etat de Mexico.
Ce conflit avait donné lieu à de graves abus de la police, ayant fait 2 morts et 20 femmes violentées par les forces de l'ordre. Le candidat du PRI traîne aussi l'image d'un homme politique qui n'a pas le don de l'improvisation et qui sort rarement des discours écrits par son équipe. Une réputation renforcée par une gaffe mémorable en décembre, lorsqu'interrogé par des journalistes sur ses trois livres préférés, il n'avait pu citer que la Bible et un livre historique sur le Mexique en se trompant sur le nom de l'auteur.
Mais son entourage souligne qu'il ne faut pas sous-estimer celui qui ramène le PRI au pouvoir: un homme politique «chaleureux dans ses rapports avec les gens, froid dans ses décisions». Son refus de l'improvisation correspond au tempérament d'un homme «extraordinairement discipliné, rationnel et efficace», selon l'un de ses proches Alfredo del Mazo, ancien gouverneur de l'Etat de Mexico. (ats/afp/Newsnet)
Créé: 31.08.2012, 21h39
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
2 Commentaires
Dommage Mexique avec ce type de President... Répondre
C'est la honte pour Mexique, ce le résultat d'une élection pleine des irrégularités, un candidat avec un présence médiatique énorme, l'ignorance d'un peuple qui pense que son vote ne compte pas plus que $500 ou $1000 (35 et 70 CHF respectivement), mais petit a petit on va trouver le chemin pour y avoir un pays digne de son peuple. Répondre
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 
























