Drame en Egypte
Colère et stupeur après les violences à Port-Saïd
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Des fans de football se rassemblent au Caire pour marcher sur le ministère de l'Intérieur, accusé d'inertie pendant les violences qui ont fait 74 morts après un match de football à Port-Saïd (nord).
Les manifestants bloqent les accès à la place Tahrir.
Des supporteurs du très populaire club cairote Al-Ahli se sont rassemblés sur la place Tahrir, le symbole de la «révolution» égyptienne au Caire, pour protester contre les violences de la veille.
Les manifestants ont bloqué les accès à la place et empêché les voitures de passer, selon la télévision d'Etat. «Soit justice leur est rendue, soit nous mourrons comme eux», scandaient-ils.
Par ailleurs, environ 2000 personnes se sont réunies dans le quartier de Mohandessine, au Caire, pour protester contre les violences en agitant des drapeaux égyptiens et des bannières d'Al-Ahli.
Une marche vers le ministère de l'Intérieur, proche de la place Tahrir, est prévue dans l'après-midi. Toute la nuit, les appels à manifester devant ce ministère toujours honni par une grande partie de la population se sont multipliés sur les réseaux sociaux.
Le calme règne à Port-Saïd, ville située à l'entrée nord du canal de Suez. La télévision d'Etat a annoncé dans la nuit le déploiement de l'armée dans cette ville pour «éviter de nouveaux affrontements» entre supporteurs.
Deuil de trois jours
Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir en Egypte, a décrété un deuil national de trois jours et a tenu jeudi une réunion d'urgence pour examiner «les mesures nécessaires pour faire face aux conséquences de ces évènements tragiques», selon l'agence officielle Mena.
Le maréchal Hussein Tantaoui, le président du CSFA, s'est voulu rassurant en affirmant dans la nuit que la situation sécuritaire en Egypte resterait «bonne». «Ce n'est pas quelque comme ça qui va faire tomber l'Egypte (...). Ce genre de choses peut arriver n'importe où dans le monde», a-t-il dit.
Une réunion extraordinaire du Parlement a débuté à la mi-journée. Le directeur de la sécurité de Port-Saïd, Essam Samak, a en outre été démis de ses fonctions et la police a indiqué qu'elle avait arrêté 47 personnes. (ats/Newsnet)
Créé: 02.02.2012, 13h18
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