Région de Hama
Cent morts dans un nouveau «massacre» en Syrie
Mis à jour le 06.06.2012 4 Commentaires
Parmi la centaine de personnes, tuéess dans la région de Hama, il y aurait une vingtaine d'enfants et autant de femmes.
«Nous avons une centaine de morts dans les villages d'al-Koubeir et de Maarzaf, parmi eux une vingtaine de femmes et une vingtaine d'enfants», a dit Mohammed Sermini, un porte-parole du CNS. Il a accusé les forces du régime et ses milices d'être derrière ce «massacre».
Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a également parlé d'un «massacre».
Il a fait état de 87 tués mais a souligné que le bilan n'était pas définitif.
Et au moins dix-huit personnes - dont onze civils - ont été tuées dans les afforntements ailleurs en Syrie, alors que de violents combats opposaient l'armée à des combattants rebelles à Damas et dans sa banlieue, a dit l'OSDH.
Mise en garde par Moscou
Moscou et Pékin, principaux soutiens du régime de Damas, ont eux promis à Pékin de coordonner leurs actions sur la Syrie, notamment pour appliquer le plan de l'envoyé spécial de l'ONU Kofi Annan.
«La Russie et la Chine sont résolument opposées à des tentatives en vue de régler la crise en Syrie par le moyen d'une intervention militaire étrangère, de même qu'en vue d'imposer (...) un changement de régime», est-il par ailleurs écrit dans le communiqué commun diffusé à l'issue de la visite du président russe Vladimir Poutine dans la capitale chinoise.
Un renversement du régime du président Bachar al-Assad, qui maintient son pouvoir à Damas au prix d'une répression implacable, pourrait conduire la région à une «catastrophe», a estimé de son côté le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Souhait par Lavrov
«Nous agissons en concertation au sujet des différentes situations de crises dans le monde», a aussi assuré le chef de la diplomatie russe après des entretiens avec les dirigeants chinois.
Il a appelé à une nouvelle conférence sur la Syrie réunissant les pays ou instances internationales «qui ont réellement une influence sur les différents groupes d'opposition» syriens comme la Turquie, l'Iran, la Ligue arabe, l'UE et les membres du Conseil de Sécurité de l'ONU.
«La relation entre nos pays (tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU) est un élément important des relations internationales et de la sécurité internationale», a déclaré le chef de l'Etat russe.
Vladimir Poutine a eu des entretiens avec le Premier ministre Wen Jiabao et le vice-président Xi Jinping, très probable futur numéro un chinois.
Réunion
De leur côté, les Etats-Unis ont indiqué qu'ils étaient prêts à soutenir une action contraignante de l'ONU contre la Syrie dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies, comme l'a demandé la Ligue arabe.
«Nous, les Etats-Unis, espérons que tous les pays responsables prendront part bientôt à des actions appropriées contre le régime syrien, notamment, si nécessaire, à des actions au Conseil de sécurité de l'ONU dans le cadre du chapitre VII, comme l'a demandé la Ligue arabe le week-end dernier», a déclaré le secrétaire au Trésor Timothy Geithner lors d'un discours à Washington.
«En l'absence de signes sérieux de conciliation de la part du régime (du président syrien Bachar) al-Assad, nous irons bientôt tout droit dans cette direction», a aussi ajouté Timothy Geithner, qui s'exprimait à l'occasion d'une réunion du Groupe de travail international des amis du peuple syrien sur les sanctions. Le groupe examine actuellement les moyens de renforcer les sanctions financières contre Damas.
Aux termes du chapitre VII de la Charte de l'ONU, «le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les membres des Nations Unies à appliquer ces mesures».
Appel lancé
Le chapitre VII prévoit aussi la possibilité d'un recours à la force en cas de menaces contre la paix, mais la Ligue arabe a indiqué n'avoir «demandé aucune action militaire», estimant qu'il revenait «au Conseil de sécurité de décider».
Dans la soirée, seize pays, dont les Etats-Unis, plusieurs pays européens et arabes, se sont réunis à Istanbul. Le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, et sa collègue américaine Hillary Clinton étaient présents.
«Nous devons continuer de fermer les circuits économiques vitaux du régime (de Damas), élargir le cercle de pays appliquant fermement les sanctions et empêcher le gouvernement syrien de les contourner», a déclaré dans un communiqué Hillary Clinton avant l'ouverture de la réunion.
Il existe un risque de génocide en Syrie en l'absence d'une intervention rapide, a estimé de son côté à Rome le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi devant une commission du Parlement.
(ats/afp/Newsnet)
Créé: 06.06.2012, 22h48
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4 Commentaires
Ils ont des idées dans la suite comme en Afghanistan et en Irak! On se suicide pour tuer les siens???? Serait ce la marque damnée des terroristes de Blackwater et autres CIA ou un drone peut en cacher un autre? Répondre
Comme le massacre précédent a bien fonctionné, on en commet un autre... Qui se cache derrière ces exactions ? A qui profite le crime ? Répondre





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