Amnesty fustige la livraison d'armes par les Occidentaux

YemenL'ONG accuse Washington et Londres et souligne les «violations du droit humanitaire».

La guerre au Yemen a déjà fait plus de 6'000 morts. Ici des combats à Taez, le 21 mars 2016.

La guerre au Yemen a déjà fait plus de 6'000 morts. Ici des combats à Taez, le 21 mars 2016. Image: Keystone

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Amnesty International a appelé mardi les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à s'abstenir de tout transfert d'armes utilisées dans la guerre au Yémen, marquée en près d'un an par de «graves violations» du droit humanitaire international. La guerre, déclenchée avec l'intervention le 26 mars 2015 au Yémen d'une coalition militaire arabe conduite par l'Arabie saoudite, a fait près de 6'300 morts, pour la moitié des civils, selon l'ONU.

«Les États-Unis et la Grande-Bretagne --les plus importants fournisseurs d'armes à l'Arabie saoudite-- et d'autres Etats ont continué à autoriser les transferts d'armes qui ont été utilisées pour commettre et faciliter des violations graves et générer une crise humanitaire d'une ampleur sans précédent», écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.

Appel à un embargo

«Il est temps pour les dirigeants du monde de cesser de mettre en avant leurs intérêts économiques», ajoute Amnesty, appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer «un embargo global et total sur les transferts d'armes pour une utilisation au Yémen».

«Un an après, la réponse de la communauté internationale au conflit au Yémen a été profondément cynique et tout à fait honteuse», dénonce James Lynch, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord.

Soulignant les pertes civiles humaines, enregistrées en un an de guerre au Yémen, Amnesty indique avoir documenté une série de graves violations du droit humanitaire et des droits de l'Homme, incluant des crimes de guerre.

Minimiser les risques pour les civils

«En vertu du droit international humanitaire, toutes les parties au conflit doivent chercher à minimiser les risques pour les civils, y compris en annulant ou en reportant une attaque s'il devient évident que des civils pourraient être touchés d'une façon disproportionnée», souligne-t-elle.

En outre, «toutes les parties au conflit doivent veiller à ce que la population civile dans les zones sous leur contrôle ait accès à l'aide humanitaire», souligne James Lynch, cité dans le communiqué. (afp/nxp)

(Créé: 22.03.2016, 04h22)

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